Lundi, 6 février 2012

L'Allemagne n'est pas un modèle pour la France !

Après l'Angleterre, l'Irlande ou l'Espagne, c'est au tour de l'Allemagne de devenir la référence absolue du gouvernement et du patronat. Dimanche 29 janvier, durant son interview télévisée, le Président de la République a justifié ses réformes en la citant à vingt-huit reprises. La TVA "sociale" ? La France doit l'adopter puisque l'Allemagne l'a fait ! Les "accords de compétitivité" ? Le gouvernement allemand les a mis en place en 2006, nous n'avons que trop traîné ! Un véritable alignement sur la politique économique germanique. Cette interview a confirmé une tendance amorcée il y à plusieurs mois : le "modèle allemand" est érigé en exemple par l'UMP et le patronat, et Nicolas Sarkozy, dimanche soir, n'a fait que mettre en musique une partition déjà rédigée par Laurence Parisot, Jean-François Copé et consorts.

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Lundi, 30 janvier 2012

Jusqu'au bout, il fera des cadeaux au patronat

Au moins huit chaînes de télévision ont relayé hier soir les propos de Nicolas Sarkozy, futur candidat à la présidentielle utilisant sa fonction actuelle pour bénéficier d'un décor à la hauteur de son ambition. Son appétit pour les dorures n'a d'égal que sa servilité devant le Medef.

Voici la réaction que j'ai diffusée à la presse hier soir, au nom du Parti de Gauche.


Sous prétexte de renforcer la compétitivité de la France, Nicolas Sarkozy fait un cadeau de 13 milliards au patronat, et leur offre la possibilité de déroger au code du travail.

Depuis le temps que le Medef exigeait de sortir le temps de travail et le Smic de la loi, c'est chose faite !

Outre une augmentation du temps de travail et une baisse des salaires, les travailleurs devront affronter une hausse de la TVA, et renoncer à toute baisse des loyers. Ses mesures sur le logement vont permettre à ses amis d'agrandir leurs villas, mais sûrement pas de construire les logements sociaux qui manquent cruellement, et qu'il n'a même pas évoqué.

Décidément, le quinquennat de Nicolas Sarkozy se résume en une phrase : faire payer les plus modestes !

Lundi, 16 janvier 2012

Et oui, M. le préfet, la vidéosurveillance ne marche pas !

J'avais évoqué la semaine dernière, dans ce billet, mon courrier au préfet de police, suite aux problèmes rencontrés par les militants qui vendaient l'Huma Dimanche rue Rambuteau. Le préfet a promptement répondu, me faisant même faxer son courrier dès vendredi.

Tout en donnant quelques éléments de droit susceptibles de justifier l'attitude des policiers, il renvoie à "leur propre appréciation" et leur "initiative". Cette prise de distance est complétée par la reconnaissance "qu'une solution autre que celle mise en œuvre par les policiers intervenant aurait dû prévaloir". Avec en conclusion l'annonce d'un rappel à l'attention des effectifs de police concernant "la nécessité de faire preuve de souplesse et de discernement" en cas d'intervention "pour un rassemblement de nature politique."

Un point retient mon attention : le préfet reconnaît que les policiers ont été "incités à se rendre sur les lieux à la suite d'une observation vidéo laissant penser à un rassemblement." Mais alors, le système de vidéosurveillance ne permet pas d'identifier et de comprendre ce qu'il se passe réellement sur la voie publique ? Et il peut même aisément être détourné de ses objectifs affichés de lutte contre la délinquance pour des buts moins avouables ? Que reste-t-il de l'argumentaire développé pour faire passer le plan de vidéosurveillance ? Cela vaut bien la peine de déplacer un Premier ministre à l'occasion de son lancement !

Lundi, 9 janvier 2012

Inadmissible !!!

Dimanche matin des camarades communistes vendaient l'Humanité Dimanche comme le PC le fait depuis des années, à Rambuteau. Des agents de police ont débarqué pour procéder à un contrôle d'identité, y compris d’Évelyne Zarka, adjointe à la maire du 4e arrondissement. Devant l'expression de la stupéfaction de ces militants, il leur a été expliqué que c'était un trouble à l'ordre public ! Ainsi défendre des opinions politiques publiquement et vendre un journal autorisé mettraient en danger la tranquillité publique ! De plus, la police est intervenue sur la base du visionnage des images en provenance d'une caméra de vidéosurveillance installée à cet endroit.

Lorsque les élus du Front de Gauche du Conseil de Paris avaient exprimé leur opposition à l'installation de ces caméras, il leur avait été répondu que le seul objectif était de lutter contre la délinquance. La fiction n'aura malheureusement pas duré longtemps.

J'ai écrit au commissaire de police du 3e arrondissement ainsi qu'au préfet de police pour protester contre cette atteinte aux libertés. Nous sommes en année d'élections, il serait d'autant plus intolérable que la police se permette d'entraver la libre expression des opinions politiques. Dans notre République, la police est là pour faire respecter les libertés publiques, pas pour pourchasser les militants qui ne font qu'user de leur droit de libre expression démocratique.

Je serai donc ce mercredi à 19 heures, au même endroit, aux côtés d'autres militants, pour exprimer notre refus de ces contrôles inadmissibles.

Vendredi, 16 décembre 2011

Condamnation de Jacques Chirac : enfin la justice passe !

Hier, quand j'ai appris la condamnation de Jacques Chirac, j'ai proposé un communiqué de presse au PG. Voici le texte que nous avons diffusé.

Ancienne Conseillère de Paris sous Tibéri, j'attendais avec impatience qu'une condamnation soit enfin prononcée contre l'un des responsables de premier plan de tous les abus que nous avons connus. Tant d'autres affaires parisiennes ont été enterrées...

Au-delà de ce dossier, il est plus que temps que le droit évolue pour empêcher les obstructions à l'instruction de tels dossiers et que la justice fasse son travail de manière égalitaire et républicaine.


Condamnation de Jacques Chirac : enfin la justice passe !

Des années durant, Jacques Chirac a profité des moyens publics mis à sa disposition en principe à la seule fin d'assumer ses responsabilités publiques. C'est au détriment des contribuables et des actions qui auraient dû être financées pour l'intérêt général que Jacques Chirac et son parti, au service de ses ambitions, ont prospéré.

Le feuilleton de son impunité judiciaire a pris enfin aujourd'hui, avec une condamnation à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris. Mieux vaut tard que jamais mais cette condamnation différée doit remettre en question l'impunité dont profite un Président de la République en exercice. La démission de Jacques Chirac du Conseil constitutionnel est logiquement la prochaine étape, une probité avérée s'imposant pour jouer le rôle de garant en dernier ressort de la Constitution.

Puisse la justice connaître moins d'embûches, autant de fermeté et plus de célérité, dans le traitement des affaires d'État en cours. L'exemplarité de la République est en jeu.

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