Mardi, 4 juin 2019

Après les européennes une nouvelle séquence

Lors de l'élection présidentielle de 2017 plus de 7 millions de voix soit 19,58% des suffrages se sont portés sur Jean-Luc Mélenchon. Cette candidature avait été mûrement pensée à partir du bilan de 2012 et de l'échec du Front de Gauche. Les différences de campagne ne sont pas seulement dues au fait que 2012 aurait été une campagne de « gauche » et 2017 une campagne populiste. Les contextes politiques étaient aussi très différents.

2012 une campagne Front de Gauche

Les européennes de 2009 ont été le baptême électoral du Front de Gauche avec 4 députés élus dont Jean-Luc Mélenchon pour une moyenne nationale de 6,05 %

A la présidentielle en 2012 Jean-Luc Mélenchon obtint près de 4 millions de voix soit 11,10 %. La campagne avait été enthousiasmante avec des salles bien remplies, des drapeaux rouges partout, l'Internationale etc …. Par contre mettre l'écologie au cœur de la campagne avait été difficile vu les divergences avec le PCF notamment sur le nucléaire, l'éolien, Notre-Dame des Landes etc ..

Au niveau international, c'est l'époque des révolutions citoyennes dans plusieurs pays d'Amérique Latine, le mouvement des places suite à la crise financière de 2008 avec Occupy Wall Street, Tahrir, la révolution tunisienne, le mouvement des Indignés en Espagne et l'espoir en Grèce d'un changement de politique avec la victoire de Syriza aux élections en 2015. La campagne de 2012 se déroule dans ce contexte de mobilisations à l'échelle internationale ainsi que des luttes de défense de l'outil de travail en France : Fralib à Marseille, les glaces Pilpa etc.

Les 10 ans de gouvernement Chirac puis Sarkozy avec des lois remettant en cause le code du travail, les retraites etc. explique la victoire de F. Hollande à la présidentielle et aux législatives où le FG obtint 6,91% et 10 députés tous PCF ou liés au PCF.

Aux municipales de 2014 le PCF choisissait de partir avec le PS dans la majorité des grandes villes et provoquait ainsi une crise au sein du Front de Gauche avant son éclatement.

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Mercredi, 20 mars 2019

France Insoumise, outil indispensable face à l'ultralibéralisme autoritaire

Partout dans le monde (Brésil, Philippines, Pologne, France ..) nous assistons à un changement d'époque. L'ultralibéralisme se dote maintenant de pouvoirs autoritaires pour mener à bien ses politiques de prédation sur la nature et les humains. Mais tenaillé par l'impératif du profit, il abandonne peu à peu les apparences démocratiques jusqu'ici plus ou moins respectées par la bourgeoisie.

En France, l'oligarchie s'est lassée de compter sur les partis traditionnels, prodigues en promesses avant d'arriver au pouvoir mais en oubliant une partie ensuite. Cette fois-ci elle s'est choisie un président issu de ses rangs, la finance. La France tardait trop à appliquer les politiques ultralibérales prônées par l'Union européenne. Il fallait accélérer la rupture mais pour cela il était nécessaire de museler toute opposition que ce soit sociale ou politique. C'est la mission de Macron. Dès la nomination du premier gouvernement, les orientations libérales à droite étaient claires avec la nomination du premier ministre, du ministre de l'économie et celui du budget, tous trois issus de la droite.

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Lundi, 4 février 2019

Ni 1933, ni dictature mais un pouvoir de plus en plus autoritaire

Les comparaisons historiques bâclées comme l'utilisation de mots hors contexte finissent par nous désarmer pour la compréhension du moment politique. Et à force de crier au loup il est bien connu que le jour où le loup arrive personne n'y croit.

Nous ne sommes pas en 1933

Du côté des partisans de Macron, la référence à la montée du nazisme est bien utile pour instiller de la peur et sommer les électeurs de voter pour lui. Cette comparaison est d'ailleurs souvent utilisée au détriment de l'exactitude historique.

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Mercredi, 5 décembre 2018

Un décès et au moins 15 blessés graves entre gilets jaunes et lycéens : on attend quoi pour réagir ?

Je ne supporte plus de voir tomber les annonces, 1 lycéen blessé grièvement à tel endroit, 1 lycéenne à tel autre.

Nous en sommes à 1 décès et 15 blessés graves pour ce que j'ai pu recenser en allant sur internet consulter les différents médias et cela ne fait pas plus de bruit !!!

Une femme est morte suite à un tir de grenade lacrymo chez elle et on a l'impression que c'est anecdotique. Je répète UNE FEMME EST MORTE.

A d'autres époques nous aurions été des dizaines de milliers dans la rue. Et là on fait quoi ? On se tait ? On se contente de compter les morts ?

Il faut tapisser les murs de nos communes de notre indignation.

Ce gouvernement est un gouvernement d'assassins en laissant des enfants se faire mutiler, parce que les lycéens ne sont que des enfants.

J'ai essayé de faire le recensement des blessés graves à partir des informations vérifiées sur internet. Cela n'inclue pas les blessures par flashball sur d'autres endroits du corps car vu le nombre cela devient impossible à recenser.

1 décès

15 blessés graves dont 4 lycéens et lycéennes dans le cadre de la répression contre le mouvement lycéen

  • 2 blessés avec pronostic vital engagé
  • 11 autres blessures graves au visage
  • 2 mains arrachées par grenade

Décédée suite à un tir de grenade : 1

Zineb Redouane 80 ans, victime d'un tir de grenade alors qu'elle fermait ses volets, décédée à l'hôpital.

Blessés grièvement au visage par flashball : 13

- dans le coma : 2 avec pronostic vital engagé : 2

  • 1 gilet jaune de 28 ans, touché en pleine tête le 1er décembre à Toulouse
  • 1 lycéen à St Jean de Braye dans le Loiret touché à la tête le 5 décembre

- blessures graves : 11

Paris le 24 novembre 1 lycéen de 17 ans touché à la tête

Paris le 1er décembre 1 gilet jaune, jeune, qui risque de perdre son œil gauche

Paris le 1er décembre 1 autre atteint à la tête

Paris le 1er décembre 1 autre gilet jaune qui risque lui aussi de perdre l’œil gauche

Paris 1e 1er décembre Hugo Clément, journaliste, blessé à la tête

Bordeaux le 1er décembre 1 gilet jaune de 60 ans Guy Bernier blessé grièvement

Tours le 1er décembre 1 femme gilet jaune avec une blessure importante à l'oreille

Quimper le 1er décembre 1 jeune gilet jaune blessé à la joue

Grenoble le 4 décembre 1 lycéenne de 16 ans

Garges les Gonesses (95) 1 élève de terminale blessé grièvement à la joue et la mâchoire

Meaux le 3 décembre 1 lycéen de 18 ans atteint aux testicules

Mains arrachées par grenade : 3

Paris : 24 novembre 2 hommes

Tours 1er décembre 1 homme

Mercredi, 9 mai 2018

Mai 68 : le début de 50 ans de militantisme politique

En mai 1968 je suis âgée de 15 ans et demi et élève de première C (mathématiques) au lycée Marie-Curie à Sceaux. C'est un lycée de jeunes filles (2500 élèves en 1958), la majorité des lycées de l’époque n'étant pas mixte.

Le système éducatif est alors très différencié socialement.

Jusqu'en 1959, les cours complémentaires annexés aux écoles primaires permettent à quelques enfants des milieux populaires, notamment des jeunes filles, de dépasser l'enseignement primaire à une époque où seuls les enfants de la bourgeoisie, à l'exception de quelques boursiers, ont accès à l'enseignement secondaire. En 1959 l'examen d'entrée en 6ème est supprimé et la scolarité obligatoire passe de 14 ans à 16 ans.

Puis sont créés les CEG (collège d'enseignement général) où vont très majoritairement les élèves des classes populaires. Ils peuvent sortir avec le certificat d'études à 14 ans ou s'ils sont bons élèves aller jusqu'en 3ème où ils passent le brevet élémentaire. Ce brevet permet d'entrer dans la vie active notamment dans le secteur des services qui commence à se développer (banques, assurances). Passer du CEG au lycée est alors très difficile. En 1970, il y a encore 67% des enfants d'ouvriers qui arrêtent leurs études avant 15 ans.

Il y a 1 100 000 élèves dans le secondaire en 1950, 2 628 000 en 1960 et 4 654 000 en 1970.

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