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Vendredi, 27 janvier 2012

Faux-semblants sur les OGM

Grâce à la mobilisation des faucheurs d'OGM et ses scientifiques lanceurs d'alertes, le gouvernement avait fini par interdire la culture en France du maïs Monsanto 810, en 2008. Juridiquement, la décision reposait sur une clause de sauvegarde, qui a été annulée par le Conseil d’État, sur avis de la Cour de justice de l’Union européenne. Interrogée à ce sujet lors de la séance de questions au gouvernement de ce mercredi, la ministre en charge du dossier, Nathalie Kosciusko-Morizet, a prétendu que le gouvernement maintenait son opposition à la culture de ce maïs.

Curieuse opposition. Car le gouvernement, sous prétexte d'améliorer la qualité juridique de son texte, prend son temps. La ministre promet de le publier avant la période des semailles, avant la fin février. Mais comme elle est bien obligée de le reconnaître, les achats de semences auront déjà été effectués.

Ce qui revient à consentir à la politique du fait accompli de la part des firmes qui monopolisent le commerce des semences... Il sera d'autant plus facile de se dédouaner des reculs à venir, au nom de la préservation des intérêts économiques de ceux qui tenteront le passage en force !

Jeudi, 6 octobre 2011

Interdire les hydrocarbures non conventionnels

Le dossier des gaz et huiles de schiste n'est pas clos. J'avais demandé un débat en séance le 29 mars 2011. La mobilisation citoyenne a permis d'obtenir quelques concessions de forme inscrites dans la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011, dite "loi Jacob", avec un tour de passe-passe permettant de continuer comme si de rien n'était. Puis, les premiers retraits de permis viennent d'arriver, allant plus loin que l'intention de Christian Jacob... pour l'instant !

Il est donc nécessaire de clarifier la loi : non, nous ne voulons pas de l'exploitation de ces gaz et huiles, à la fois parce que leur extraction est terriblement polluante, mais aussi parce que nous devons planifier le passage à une société utilisant une énergie décarbonée (et dénucléarisée !). Entretemps, les compagnies pétrolières ont commencé à lorgner sur des réserves d'hydrocarbures situées en grande profondeur au large de la Guyane, avec des nuisances potentielles de même gravité (les riverains du Golfe du Mexique en savent quelque chose "grâce à" BP !). La proposition de loi déposée conjointement par les député-e-s du PS, d'EELV et du PG vise donc l'interdiction de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels.

Voici mon intervention en discussion générale ce matin.





Mercredi, 13 juillet 2011

Meeting à Notre-Dame-des-Landes, samedi dernier

Acipa.gifLe week-end dernier se tenait un grand rassemblement à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, pour dire une fois de plus, avec la coordination des opposants à l'aéroport dont vous pouvez signer la pétition ici, notre refus du projet mégalomaniaque porté en commun par l'UMP et le PS. Le Parti de Gauche est présent à ces rassemblements annuels depuis sa création, et cette année, c'est à moi qu'il est revenu de le représenter lors du meeting politique. Belle affluence et chaude ambiance, sur le thème "Vinci dégage !", puisque c'est cette multinationale basée en France qui est censée bénéficier du projet - tout comme elle est censée construire l'autoroute voulue par Poutine et qui menace la forêt de Khimki, près de Moscou.

Voici la vidéo de mon intervention.





Merci à la Télé de Gauche 77 pour ces images !

Jeudi, 30 juin 2011

Un tournant pour le risque nucléaire

L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a été saisi pour mener une mission d'évaluation de la sûreté et la sécurité des centrales nucléaires françaises. Il vient de rendre un pré-rapport dont vous trouverez la version provisoire en suivant ce lien.

Voici le communiqué que j'ai adressé à la presse, au nom du Parti de Gauche.


Un tournant pour le risque nucléaire

Après le rapport de l'office parlementaire des choix techniques et scientifiques, on ne pourra plus jamais parler du zéro risque nucléaire en France. C'est l'enseignement majeur du pré-rapport publié aujourd'hui. Le rapport, qui considère également que « les impératifs de sûreté doivent être placés au dessus des impératifs économiques », va à l'encontre de toute la politique menée par l'Europe libérale.

Ce rapport pointe non seulement les lacunes du système nucléaire français mais également les moyens de gérer un accident majeur que l'on sait maintenant comme inévitable. Il propose par exemple d'innover dans le pilotage de robots à distance pour intervenir sur les sites contaminés. Pourquoi s'en préoccuper si ce n'est pour pallier à une situation envisagée comme inéluctable. La France n'est clairement pas à l'abri d'un accident nucléaire.

Le Parti de Gauche salue la préconisation de remédier à la sous-traitance en cascade qui précarise les travailleurs du nucléaire autant que les conditions de sécurité de la filière industrielle. Mais seul un pôle public de l'énergie avec embauche de tous les précaires du nucléaire peut permettre d'entreprendre une démarche opposée tout en permettant aux citoyens de reprendre en main les choix en matière énergétique.

Jeudi, 23 juin 2011

Fessenheim doit fermer immédiatement !

Le Parti de Gauche se prononce sans ambiguïté en faveur de la sortie progressive du nucléaire par la planification écologique. Le scénario négaWatt fournit une première base de travail pour réaliser cette transition énergétique tout en atteignant les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Parmi les premières mesures à prendre, avec l'arrêt des projets EPR, il y a la fermeture de la plus ancienne centrale en service, qui plus est située en zone sismique : celle de Fessenheim. Or, ce matin, un article de presse laissait entendre que nous allions la subir encore dix ans de plus ! J'ai réagi, au nom du PG, par le communiqué de presse ci-dessous.


Fessenheim doit fermer immédiatement !

Les révélations publiées aujourd'hui par Le Figaro sont inquiétantes. La décision de l'autorité de sûreté du nucléaire de prolonger de 10 ans la durée de vie de Fessenheim serait une énorme erreur.

Cette centrale est aujourd'hui la plus vieille centrale française en activité. Fessenheim est de plus soumise à des risques sismique et d'inondation. Pourquoi cherche-t-on absolument à prolonger sa durée de vie ? La recherche du profit ne peut plus primer sur les impératifs écologiques.

Alors que l'Allemagne a décidé de sortir du nucléaire, alors que les Italiens ont exprimé le même souhait lors d'un référendum, serons-nous les derniers à comprendre que la sortie du nucléaire est inévitable ?

Elle ne se fera pas du jour au lendemain et doit donc être planifiée dès maintenant. L'arrêt immédiat de Fessenheim doit être le premier pas vers une nouvelle politique énergétique pour notre pays.

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