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Vendredi, 10 juin 2011

Affectation des élèves en collèges : les parents sont inquiets

Les politiques libérales menées par Sarkozy font sentir leurs effets de plus en plus fortement. Le choix dogmatique de supprimer des postes dans la fonction publique, en ne remplaçant pas un départ à la retraite sur deux, quelles que soient les évolutions des besoins en termes de services publics, a connu dans l'Éducation nationale une première période sous le signe du camouflage. Les postes visés étaient alors les moins visibles pour les parents. Mais désormais, pour tenir le cap, ce sont les postes d'enseignants présents à temps plein devant les classes qui disparaissent, alors qu'en primaire et au collège, les effectifs d'élèves s'accroissent, traduction de la poussée démographique des années 2000.

Les conséquences se font sentir au quotidien, avec des classes surchargées et des absences d'enseignant-e-s prévisibles et prévues (formations, réunions des instances paritaires, congés maternité...) qui ne font l'objet d'aucun remplacement. Cette politique transforme aussi en casse-tête l'affectation des élèves en classe de 6e. Alors que la Ville de Paris consent des efforts pour agrandir les collèges, c'est bien le nombre d'enseignant-e-s disponibles qui pose problème. L'an dernier, l'affectation en 6e fut particulièrement chaotique, et le collège César Franck, dans le 2e arrondissement, avait été particulièrement touché, car il présente la particularité d'enseigner l'Italien en première langue vivante, dans la continuité des enseignements des écoles élémentaires du secteur.

Cette année, la politique nationale ne s'étant pas améliorée, le pire est à craindre. La FCPE Paris s'en inquiète dans le communiqué suivant. Je rejoins ses constats et j'appuie sa mobilisation. A ce propos, je tiens à rendre hommage à la combativité des parents d'élève de l'école de la Jussienne et du collège César Franck. Tous les mardis depuis le 15 mars, l'école fait l'objet d'une occupation administrative. Le collège a rejoint ce mouvement il y a quatre semaines. Les questions de formation des enseignant-e-s, de leur remplacement, d'effectifs, de libre choix de poursuivre l'apprentissage de l'Italien... sont au cœur de leur engagement pour l'école publique. Au-delà des revendications "locales", c'est bien le système éducatif dans son ensemble qu'ils et elles défendent, tout en appuyant les personnels de l'Éducation nationale.

Ce mouvement mérite d'être soutenu... et étendu !

Jeudi, 26 mai 2011

e-G8 : lorsque l'oligarchie s'attaque à l'Internet

Voici le communiqué que j'ai adressé à la presse hier, au sujet de la rencontre dite "e-G8"


e-G8 : lorsque l'oligarchie s'attaque à l'Internet

L'avenir de l'Internet ne peut pas se décider entre grands chefs d'entreprises. Le “ e-G8 ” qui se tient actuellement à Paris n'est pas à la hauteur des enjeux actuels. Il ne s'agit que d'une initiative entièrement financée par des sponsors privés pour servir leurs propres intérêts.

Lorsque l'on sait que les principaux invités de cette réunion sont également les principaux milliardaires de la planète (Mark Zuckerberg, Rupert Murdoch ou encore Bill Gates), il y a tout à craindre sur les objectifs de cette initiative.

Peut-on sérieusement discuter de l'avenir de l'Internet uniquement entre chefs de grandes entreprises et sans même daigner inviter les autorités de régulation, les associations de défense des libertés ou encore les représentants de consommateurs ?

Face aux multinationales qui voient dans l'Internet une manne de profits mirobolants, il est urgent de défendre la neutralité du Net et de garantir un Internet libre et accessibles à tous, un Internet où les droits des citoyens sont protégés pour en faire un véritable outil d'émancipation.

Mercredi, 19 janvier 2011

De la "culture pour chacun" à la culture interdite...

Le rythme est toujours aussi soutenu. Départ pour Lyon pour le forum de Front de Gauche "Face au tout marchand, services publics et biens communs", pour préparer le programme partagé pour 2012. Un bel exemple de la manière dont le gouvernement traite les services publics va m'être apporté avant même mon arrivée à Lyon.

Je reçois un appel alors que je prends le train : une conférence de presse est convoquée en urgence par l'intersyndicale des Archives de France (CFDT, CFTC, CGC, CGT). Le ministre de la Culture vient de mettre à exécution ses menaces : pour contrer le mouvement des personnels opposés au projet sarkozien d'implanter sa "Maison de l'Histoire de France" à l'Hôtel de Soubise, il a décidé la fermeture au public de l'exposition majeure qui devait s'ouvrir ce matin, "Dans l'atelier des Menus Plaisirs du roi". Et pourtant, hier, l'exposition a été comme habituellement présentée à la presse et 400 personnes sont passées à l'inauguration !

Depuis septembre, les personnels des Archives occupent le siège parisien des Archives nationales. Occupation qualifiée par les responsables du ministère de la Culture et du cabinet de Frédéric Mitterrand de "pacifique", "respectueuse"... Les personnels sont présents en permanence dans une partie des bâtiments, jour et nuit, mais ne sont pas en grève et font tout pour que l'accueil du public, les missions de service public, la conservation dans les conditions optimales des documents soient assurés. Depuis le début de ce mouvement, les Journées du Patrimoine, le salon de la généalogie, deux expositions (sur le 18 juin 1940 et sur l'assassinat d'Henri IV) se sont déroulés aux Archives nationales, sans le moindre problème.

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action le 4 janvier devant le ministère de la Culture :
livraison de 4m3 de cartons d'archives

D'un coup, des problèmes de "sécurité des biens et des personnes" auraient surgi ! Inexistants le mardi soir, avec des salles pleines et l'obligation de refuser des personnes, trop graves le mercredi matin pour autoriser les quelques dizaines de visiteurs présents à entrer ! Quel est donc le vrai problème ? Cette exposition montrait-elle trop bien à quel point l'Hôtel de Soubise est adapté à ses missions présentes et en quoi ce serait une perte que d'y installer la "Maison de l'Histoire de France" tant désirée par les idéologues de l'identité nationale et les nostalgiques de l'histoire traitée sur le mode de la 3e République ? Curieuse manière de décliner le slogan "la Culture pour chacun" que d'empêcher les personnels de travailler et le public d'accéder à une exposition !

Le ridicule de cette mesure de fermeture ne restera pas confiné aux frontières hexagonales. L'exposition prévue jusqu'au 30 avril n'a été possible que grâce à des prêts du National Museum de Stockholm, du Brittish Museum, de la Kunstbibliothek de Berlin, de l'Albertina de Vienne... Les prêteurs (une vingtaine avec les institutions françaises) avaient pu constater sur place le sérieux des mesures de conservation des documents et objets présentés. Il reste à leur expliquer, en marge de l'envoi des deux mesures d'hygrométrie quotidiennes, que le contrôle se fait dans des salles vides... Comme l'a fort bien exprimé l'une des membres du personnel, notre pays est passé des Menus Plaisirs du roi aux Caprices du président.

Quand le ministre de la Culture acceptera-t-il de répondre aux deux revendications de ses personnels :

  • le maintien à l'Hôtel de Soubise de 75 km linéaires pour la mission de collecte,
  • le maintien à l'Hôtel de Soubise des activités pédagogiques, éducatives et culturelles ?

Ce qui est conforme au projet présidentiel... de Chirac !

Pour l'aider à retrouver la raison, l'intersyndicale du ministère de la Culture (CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO, UNSA) a apporté son soutien à leurs collègues des Archives, et la décision a été prise de travailler à la jonction avec les défenseurs de l'Hôtel de la Marine (la Tribune de l'Art évoque le sujet dans les deux articles en ligne ici et ).

L'heure est à l'élargissement de la lutte !

Vous trouverez ici le communiqué que j'ai fait envoyer à la presse.

Jeudi, 11 février 2010

LOPPSI : quand la lutte contre la cybercriminalité permet de s'en prendre à la liberté d'expression

L'article 2 du projet de loi LOPPSI portant sur la lutte contre la cybercriminalité était plus qu'ambigu dans le texte d'origine du gouvernement. Les modifications apportées en séance par des amendements UMP ont encore aggravé la situation. Cet article avait prétendument pour objectif de réprimer l'usurpation d'identité sur Internet, or ce mot « usurpation » est absent du texte.

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Vendredi, 29 janvier 2010

L'exercice effectif du droit de réunion des lycéens doit être respecté !

Les récents mouvements lycéens, en novembre-décembre, d'ailleurs largement ignorés par la presse, ont conduit suscité bien des interrogations : quel était le niveau d'information des lycéens ? Comment étaient décidées les actions ? Dans le centre de Paris, parents d'élèves, enseignants et élèves organisés dans les syndicats lycéens de Paris centre ont choisi de se réunir pour en débattre début janvier. L'une des questions qui a émergé était l'exercice effectif du droit de réunion des lycéens.

J'ai donc questionné le gouvernement à ce sujet jeudi matin. Voici le compte-rendu de séance officiel, avec question et réponse.

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