Jeudi, 16 février 2012

Victoire pour les Matermittentes !

Mercredi 15 février, le Tribunal des affaires de la sécurité sociale a rendu son délibéré dans une affaire qui opposait une intermittente du spectacle à la sécurité sociale. La requête de la plaignante, soutenue par le collectif des Matermittentes, faisait suite à l'absence d'indemnisation de son congé maternité par la Caisse primaire d'assurance maladie de Paris. Sa plainte ayant été jugée recevable, c'est une belle victoire pour le droit de chacun de bénéficier d'une protection sociale cohérente.

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Mercredi, 8 février 2012

Question au gouvernement : difficultés d'accès et de prise en charge de l'IVG

En France, aujourd'hui, de vrais risques pèsent sur l'accès et la prise en charge de l'IVG pour les femmes. La désertification médicale, due à la politique du gouvernement et notamment à la loi HPST votée en 2009, réduit le nombre de centres d'accueil. Délais d'attente et tarifs augmentent dangereusement pour les femmes choisissant l'avortement. J'ai donc décidé d'interpeller le ministre de la Santé sur ces questions.

Voici la vidéo de l'échange avec la Secrétaire d'État qui a répondu,





et ci-dessous le compte-rendu.

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Mardi, 6 décembre 2011

Prostitution : ne plus s'en prendre aux victimes

Cet après-midi, l'Assemblée doit débattre de la proposition de résolution "réaffirmant la position abolitionniste de la France en matière de prostitution". Je l'ai cosignée, comme des député-e-s de tous bords, mais je ne serai pas en séance. En effet, nous n'avons su la date d'examen de ce texte que la semaine dernière, alors qu'il a été déposé en juin ! Impossible dans de telles conditions de gérer son agenda correctement. Je ne pouvais remettre en cause d'une semaine sur l'autre l'engagement que j'avais pris de prendre part à un débat à Pau...

Ne déplaise aux critiques, cette proposition de résolution entend rompre avec les réponses sécuritaires à la prostitution, qui ne pénalisent que les prostitué-e-s, c'est à dire les victimes. Je reste opposée à la loi sur le racolage passif de 2003, qui a eu pour seul effet de rendre moins visible la prostitution, et de rendre les prostitué-e-s encore plus précaires et en danger. Les réseaux de traite, en particulier ceux exploitant des jeunes femmes d’ex-Yougoslavie, du Nigeria ou de Chine, se sont développés et se maintiennent par la peur des représailles, notamment sur les familles restées au pays. Les aides qui leur sont accordées en cas de dénonciation des proxénètes sont dérisoires : une carte temporaire de trois mois mais pas de protection réelle et suffisante.

Peu d'hommes se prostituent, mais les clients sont des hommes, et dans l'immense majorité des cas, ils ne sont pas « dans une misère affective et sexuelle ». Ce sont les clients qui font que la prostitution perdure. Une vision archaïque des rapports hommes-femmes prétend que les hommes auraient des besoins sexuels irrépressibles et devraient les assouvir ; il est plus que temps de sortir de telles représentations.

L'argument de la limitation des viols que permettrait la prostitution ne tient pas plus la route. La grande majorité des viols est le fait de proches.

Quant à la prostitution « par choix », qui concerne-t-elle vraiment ? Qui se prostituerait, sans subir de problèmes financiers ? Je ne tombe dans aucun moralisme : une femme peut avoir des partenaires multiples si elle le souhaite, ça ne regarde pas la société. Mais si c'est en échange d'argent, cela prend une autre signification sociale : la prostitution ne peut être une réponse à la précarité financière et à la pauvreté.

La protection des femmes prostituées, leur santé, leurs droits, doivent faire l'objet d'une politique d’accompagnement. Mais il est impératif de leur proposer un autre avenir. Et ce ne sont pas elles qu'il faut réprimer, mais les clients, si l'on veut au moins faire reculer la prostitution.

Vendredi, 18 novembre 2011

Précarité professionnelle des femmes

Hier était également mise en débat une proposition de loi socialiste "tendant à lutter contre la précarité professionnelle des femmes", dont le dossier est en ligne ici. Heureuse initiative, qui allait dans le même sens des textes que j'avais déposés avec Marie-Georges Buffet et les député-e-s communistes et du Parti de Gauche - vous pouvez télécharger le dernier en cliquant ici. Nous sommes bien entendu favorables à ce texte, qui sera soumis au vote mardi prochain.

Voici mon intervention en discussion générale.





Vous pouvez retrouver l'intégralité des débats sur le site de l'Assemblée, ici et .

Mercredi, 12 octobre 2011

« Monsieur ou Damoiseau »?

« Monsieur ou Damoiseau? »... c'est la formule que je sors, à chaque fois qu'un homme, dans une administration ou la vie quotidienne, me demande « Madame ou Mademoiselle? ». En général, cela calme mon interlocuteur qui comprend de suite l'incongruité de cet usage sexiste des termes de la civilité pour les femmes. Interpellée récemment par les associations féministes, j'ai interrogé le ministre de l'Intérieur, par voie de question écrite (question n°119325 publiée au Journal officiel du 12 octobre 2011), sur la persistance discriminatoire de la civilité « Mademoiselle », utilisée en concurrence à « Madame », et des expressions « nom de jeune fille » et « nom marital » dans un grand nombre de documents administratifs, en dépit d'une circulaire de 1974 qui précise que « ces mentions n'ont aucune justification légale ou réglementaire ».

Non! Ces formules ne sont pas flatteuses pour les femmes! En effet, l'usage d'une civilité ou de l'autre a au contraire pour finalité de donner une information sur la vie privée des femmes, de façon intrusive. J'ai ainsi demandé au ministre de l'Intérieur de rédiger une circulaire commune à tous les ministères pour faire supprimer la civilité « Mademoiselle » et remplacer les expressions « nom de jeune fille » et « nom marital » par « nom de naissance » et « nom d'usage », dans les relations entre les usagers et l'administration.

Texte de la question écrite ici

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