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Mercredi, 7 octobre 2015

TAFTA, CETA, TPP, TISA : que se cache-t-il derrière tous ces traités internationaux ?

Tous ces traités ont en commun d'être négociés dans l'opacité la plus totale et bien évidemment dans le dos des peuples. Des bribes sortent parfois à la lumière notamment grâce à Wikileaks.

Pour le TAFTA, les parlementaires européens peuvent le consulter dans une salle fermée et sans droit d'utiliser ni téléphone, ni papier, ni stylo, ni procédé d'enregistrement ... En bref ils n'ont droit qu'à leur mémoire. Quant au gouvernement français s'il veut le consulter, c'est à l'ambassade des États-Unis.

Et après on nous dira qu'il n'y a pas de problème de démocratie ? De souveraineté nationale lorsqu'on doit aller consulter les documents à l'ambassade d'un pays étranger et concurrent ? Que ce n'est qu'un problème de multinationales ? Donc elles ont leur siège dans les ambassades US ? Ce n'est pas un hasard si les USA sont à la manœuvre dans 3 de ces traités. Ils essaient ainsi d'imposer leur mode de vie et leurs faibles normes sanitaires, agricoles, environnementales à toute la planète. Leur insistance à obtenir l'accord TPP n'est pas uniquement une question d'intérêts économiques. C'est aussi la volonté d'empêcher toute alliance de pays refusant l'hégémonie américaine comme l'ALBA ou les BRICS et encore plus précisément de faire obstacle à la Chine en Asie.

GMT PG Nous avons échappé à l'AMI (accord multilatéral sur l'investissement) négocié secrètement entre 1995 et 1997 mais abandonné en 1998 par suite des mobilisations massives à son encontre. Il nous faut faire de même avec ces nouveaux traités multilatéraux qui ne sont que la resucée par morceaux et en pire de l'AMI.

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Lundi, 15 juin 2015

Equateur : tentative de déstabilisation du gouvernement de Correa ?

Dès que le gouvernement d'un pays refuse d'appliquer les recettes internationales du libéralisme, qui en Amérique Latine comme ailleurs exige de tout privatiser et de supprimer tout ce qui pourrait être des entraves à la toute puissance de la finance, il est taxé de dictatorial, de non respect de la démocratie. Et s'il est impossible de le renverser par le scrutin électoral, alors entrent en action tous les mécanismes possibles de déstabilisation. En Équateur, Rafael Correa a été élu président de la République pour la première fois le 26 avril 2006 au second tour avec 54,86% des voix. Comme promis pendant sa campagne il a appelé à référendum pour mettre en place une assemblée constituante.

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Mercredi, 25 février 2015

Un répit de 4 mois pour la Grèce pour améliorer le rapport de force

Depuis hier les médias se déchaînent pour annoncer que le gouvernement grec d'Alexis Tsipras a dû céder devant les exigences de Bruxelles. Reconnaître que la Grèce ait pu un tant soit peu tenir tête à la troïka et tout le discours sur l'impossibilité d'autres choix économiques serait invalidé. Or que pouvait faire le gouvernement d'Alexis Tsipras : rompre immédiatement avec la sortie de l'euro à la clé et l'inconnu quant aux conséquences sur le niveau de vie des grecs ? Il avait fait campagne sur le maintien dans l'euro. Il a respecté cet engagement. Il a donc négocié pied à pied pour gagner du temps et des marges de manœuvre dans le but de mettre en œuvre son programme. Mais les médias libéraux, laudateurs des coupes budgétaires, des baisses de salaires et pensions de retraite et de la réduction du nombre de fonctionnaires ne peuvent évidemment accepter qu'un gouvernement résiste à un tel programme. Il faut dénoncer inlassablement les mots et expressions qu'ils utilisent car ils sont révélateurs de la volonté d'écraser, de soumettre : « Tsipras se plie aux exigences de Bruxelles , « reddition de Tsipras » ...

La question est donc de savoir si cet accord réduit largement ou non la capacité du nouveau gouvernement à atteindre ses objectifs à long terme : rompre avec l'austérité, relancer l'économie, en finir avec le clientélisme et l'oligarchie économique. Il ne faut pas non plus oublier ce à quoi la Grèce a échappé : les exigences de la troïka et le plan du précédent gouvernement présenté en novembre. C'est en ayant ces critères en tête qu'il faut examiner la lettre envoyée par Yanis Varoufakis, le ministre hellénique des Finances à Jeroen Dijsselbloem, son homologue néerlandais et président de l'Eurogroupe.

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Lundi, 24 novembre 2014

Invraisemblable et honteux : Maria Rivera, avocate chilienne des Droits de l'Homme retenue plusieurs heures à Roissy

Le Parti de Gauche dénonce avec fermeté l’attitude de la police aux frontières qui a retenu et interrogé plusieurs heures ce samedi 22 novembre 2014 Maria Rivera, avocate Chilienne. En tournée en Europe, l’avocate Maria Rivera accompagnée de l’avocat Rodrigo Roman, membres du groupe Defensoria Popular, sont venus alerter sur la situation des Droits de l’Homme au Chili et dénoncer la criminalisation des mouvements sociaux (étudiants, défenseurs de l’environnement, mapuches …)

Ne pouvant rien lui reprocher au niveau légal, la police a mis en cause son parcours politique y compris sa détention par la police politique de Pinochet lors de la dictature au Chili.

Quelle honte ! Il s’agit là d’un véritable interrogatoire de type politique sur lequel des explications doivent être données. Qui a ordonné cet interrogatoire ? Quels en sont les motifs ? S’agit il d’un abus de la part des agents de police ?

Depuis quand un gouvernement qui ose se dire de gauche, peut interdire l’entrée du territoire français à des avocats des Droits de l’Homme d’un autre pays ? Ce gouvernement considère-t-il scandaleux de s’être opposé à un dictateur militaire sanguinaire ? Est-il dorénavant interdit sous le gouvernement de Manuel Valls et de Bernard Cazeneuve de critiquer un gouvernement ami du PS, en l’occurrence celui de Michelle Bachelet, présidente du Chili ?

Le Parti de Gauche dénonce cette atteinte aux Droits de l’Homme et exige que des excuses soient présentées à Madame Maria Rivera. Une délégation du PG rencontrera Maria Rivera et Rodrigo Roman.

De même nous nous associons aux demandes faites par le député Sergio Coronado au ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve de fournir des éclaircissements sur ce qui constitue une rétention abusive et une tentative d’intimidation de ces avocats dans leur travail de défense des droits de l’Homme au Chili et en Amérique latine.

Vendredi, 17 octobre 2014

Chili : Hommage à Miguel Enriquez et à toutes celles et ceux tombés dans la lutte contre la dictature

Le 11 septembre 1973 Augusto Pinochet prenait la tête d'un coup d'état militaire pour en finir avec le gouvernement de l'Unité Populaire. Salvador Allende, le président démocratiquement élu, périssait dans le bombardement du palais gouvernemental, La Moneda.

La répression militaire s'abattait sur tous les opposants provoquant plus de 2000 morts, près de 1000 disparus, de nombreux prisonniers torturés et des milliers d'exilés.

Chile : memoria viva

Dans cette situation de dictature militaire, des hommes et des femmes décidèrent de résister y compris les armes à la main. Nombreux furent ceux qui y laissèrent leur vie.

Ils étaient souvent jeunes mais voulaient un futur meilleur pour leur pays.

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