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Lundi, 29 novembre 2010

L'UE et le contrôle des budgets nationaux

Profitant de la crise financière et économique en cours, le Conseil européen et la Commission européenne ont décidé de mettre sous tutelle les budgets des États membres de l'Union Européenne. Dorénavant les budgets des États seront examinés en amont dans le cadre d'une procédure dénommée "semestre européen de coordination des politiques économiques" et devront intégrer les injonctions du Conseil européen.

Alors que les États, les uns après les autres - Grèce hier, Irlande aujourd'hui, Portugal demain, Espagne et France après-demain ? - sont victimes de la spéculation des organismes financiers dont les banques, les institutions européennes ne proposent aucune politique pour arrêter cette spéculation et aller vers une harmonisation fiscale basée sur la recherche d'une meilleure répartition des richesses et un développement qui prenne en compte la sauvegarde de notre éco-système.

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Ainsi, le plan dit "d'aide à l'Irlande" revient en fait à sauver notamment les banques anglaises et allemandes, particulièrement engagées dans la bulle spéculative à l'œuvre en Irlande, et cela une fois de plus sans contrepartie, comme pour la Grèce. Ce sont les couches populaires et les couches moyennes qui sont durement mises à contribution.

Les choix budgétaires nationaux devront donc être orientés en fonction de critères qui ont pour seul objectif de réduire les dépenses publiques et de baisser le "coût du travail". On sait ce que cela veut dire en termes de baisse des salaires, des pensions de retraite, des aides sociales...

Une première directive (E 5695) allant en ce sens a déjà été déposée sur le bureau de l'Assemblée Nationale et étudiée par la commission des affaires européennes du Sénat le 29 septembre 2010. Une "modification limitée" du traité de Lisbonne est prévue. L'avantage de la déclarer limitée (il ne s'agit "que" de la mise sous tutelle des budgets nationaux, excusez du peu) est que cela n'oblige pas à organiser de référendum de ratification.

En conséquence, les députés du Parti de Gauche et les députés du Parti Communiste ont déposé en commun une proposition de loi pour refuser la possibilité de cette mise sous tutelle.

Je défendrai ce texte le jeudi 2 décembre en fin de matinée, en séance publique de l'Assemblée Nationale.

Vous pouvez télécharger ici le texte de la proposition de loi et le rapport qui l'accompagne.

Vendredi, 29 octobre 2010

Sarkozy s'enterre dans les contradictions

Lundi, je vous informais dans ce billet du dépôt de notre proposition de loi constitutionnelle s'opposant au droit de véto que prétend s'arroger le Conseil Européen sur les budgets nationaux. Sarkozy et Merkel viennent d'obtenir un pas de plus vers la remise en cause de la souveraineté du peuple.

Voici le communiqué que je viens d'adresser à la presse.


Sarkozy s'enterre dans les contradictions

Sarkozy se déclare rassuré que les petites retraites soient préservées le jour même où il se félicite que le Conseil de l'Europe ait validé son plan d'austérité et le lendemain d'un vote du Parlement européen qui entérine l'avancée de la retraite par capitalisation. Le Président se moque des Français et persévère dans les mensonges.

Le plan Sarkozy-Merkel adopté dans la nuit déclare la guerre à la souveraineté du peuple. Le Conseil de l'Europe invente même un nouveau concept ! Celui de « politique budgétaire prudente en période conjoncturelle favorable » qui empêchera les parlement nationaux, sous peine de sanctions, de voter des crédits trop importants pour les services publics et le fonctionnement de l'État. Ils ouvrent ainsi la voie royale pour le secteur marchand.

La droite libérale poursuit ainsi sa stratégie d'utilisation de la crise financière pour justifier les coupes sombres dans les budgets nationaux et un contrôle de plus en plus important en dehors des parlements nationaux.

Le combat social n'est par terminé, il ne fait même que commencer.

Vendredi, 1 octobre 2010

Équateur : ouf c'est fini !

Grosse peur hier soir à l'annonce d'un coup d'État en cours en Équateur contre le président Rafael Correa. Celui-ci a été élu en 2006 et réélu en 2009 après un processus constituant. Il a le soutien de la majorité de la population.

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Cela n'a pas empêché le soulèvement de la police soutenue par une fraction de l'armée de l'air qui a retenu Rafael Correa pendant 12 heures et n'a cédé que face à l'assaut mené par l'armée.

La volonté de réappropriation par le peuple équatorien des ressources nationales ne plait pas à tout le monde. La remise en cause des intérêts des oligarchies locales et des multinationales au bénéfice des peuples, en défense des peuples autochtones et contre le pillage des ressources naturelles provoque à chaque fois en Amérique Latine des réactions violentes de ceux qui ne veulent pas accepter de voir remis en cause leurs intérêts illégalement acquis.

Après le Honduras l'an dernier, les mêmes forces à l'échelle du continent essaient de déstabiliser le Vénézuela, la Bolivie et le Paraguay. Ils viennent d'échouer en Équateur grâce à la mobilisation populaire qui s'est immédiatement portée au secours du président. Grâce au soutien international dont en première ligne les pays de l'Alba, l'état major de l'armée, après avoir essayé de poser des conditions, a pris fait et cause pour le président et l'a délivré.

Rafael Correa parle de conspiration. Il sait ce qu'il dit. Les policiers et les quelques militaires insurgés n'ont pas caché qu'ils soutenaient Gutierrez (ancien président destitué par la rue et "meilleur ami de Bush") et l'action concertée menée dans deux autres villes du pays démontre qu'il ne s'agissait pas d'une simple révolte pour des raisons de réduction de prime.

Il ne faut pas laisser passer cela sans réagir car sinon ce sont tous les régimes progressistes de l'Amérique Latine qui risquent de subir les mêmes attaques.

C'est pourquoi je vous invite à participer au rassemblement ce soir à 18 heures devant l'ambassade d'Équateur (métro Monceau) pour dire clairement que nous sommes au côté du peuple équatorien et de son président légitimement élu.

Voici l'adresse exacte : 34 rue de Messine, Paris 8e - métro Monceau (L2) ou Miromesnil (L9, L13)

Vous pouvez télécharger ici le communiqué du PG

Lundi, 6 septembre 2010

Soutien aux otages en Afghanistan

Plus de cinquante collectivités locales ont affirmé leur soutien à Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et leurs trois accompagnateurs Afghans, Mohamed Reza, Ghulam et Satar, retenus en otages par les Talibans, notamment par l'installation de banderoles sur les édifices publics. Aussi, j'ai adressé un courrier au président de l'Assemblée pour qu'une telle initiative soit prise au Palais Bourbon.

Voici mon communiqué de presse à ce sujet.


Demande d'installation d'une banderole en soutien aux otages en Afghanistan

Depuis plus de 250 jours, Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et leurs trois accompagnateurs Afghans sont retenus en otage. Cette situation n'a que trop duré.

Il est important de rappeler l'urgence de leur libération. En premier lieu, pour que ces cinq personnes puissent recouvrer leur liberté et que la situation cruelle qu'ils subissent depuis le mois de décembre cesse enfin. A travers la situation de ces otages, il faut également se souvenir que la liberté de la presse n'est jamais totalement acquise et qu'il convient donc de continuer à la défendre.

Pour ces raisons, Martine Billard a adressé un courrier à Monsieur Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, afin qu'une banderole demandant la libération des otages puisse être accrochée sur le Palais Bourbon, comme cela avait notamment été fait pour Ingrid Betancourt.

Jeudi, 15 juillet 2010

Le salut de la délégation bolivienne

Alors qu'en France le gouvernement veut repousser l'âge de départ en retraite à 62 ans, en Bolivie, le gouvernement d'Evo Morales s'apprête lui à le faire passer de 65 ans à 58 ans, voir moins pour les mineurs. Je profite de cette actualité pour partager des anciennes images de la venue d'une délégation de parlementaires boliviens à l'Assemblée nationale le 23 septembre 2009. C'était dans le cadre du groupe d'amitié Bolivie-France dont je suis vice-présidente.

Leur salut à l'hémicycle restera un souvenir fort de leur passage en France.




Il y a également la vidéo :

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