Mercredi, 18 avril 2012

Pour la baisse des loyers

La question du logement est centrale dans les préoccupations de nos concitoyen-ne-s. Les prix dans le privé se sont envolés, et même dans le secteur social, les logements créés depuis 1981, même ceux destinés aux moins fortunés, ont des loyers trop élevés pour les revenus de celles et ceux auxquels ils sont destinés. C'est le Haut comité au logement des personnes défavorisées (HCLPD) qui en fait le constat dans cette note !

Le Front de Gauche propose un mécanisme permettant une baisse des loyers. Je vous recommande la tribune de Romain Biessy et Maël Goepfert sur Médiapart.

Vendredi, 9 mars 2012

Dans la rue contre les expulsions !

C'est jeudi 15 mars que prendra fin la trêve hivernale, qui a débuté le 1er novembre dernier. Durant cette période, un locataire ne peut être expulsé de son logement, et ce même si une décision d'expulsion a été prononcée à son encontre par la justice. À l'approche de la fin de la trêve hivernale, la Confédération nationale du logement (CNL) organise une semaine d'initiatives. La plateforme « Contre le logement cher », qui rassemble de nombreuses associations de soutien aux locataires, appelle à manifester samedi 10 mars. Départ place de la Bastille à 14h30, rendez-vous dès 14h à l'angle entre les rues des Tournelles et Saint Antoine pour le Résel Paris-centre et les locataires menacés d'expulsion. Comme tous les ans, je prendrai part à cette manifestation. D'autres auront également lieu dans toute la France.

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Jeudi, 8 décembre 2011

Rejet de notre texte sur le logement.

Hier avait également lieu le vote sur la proposition de loi "relative à l’encadrement des loyers et au renforcement de la solidarité urbaine" que les député-e-s du Front de Gauche avaient déposée et défendue dans le cadre de la niche parlementaire du groupe GDR. Les débats sont en ligne ici, les explications de vote en ligne là et vous pouvez aussi consulter l'ensemble du dossier législatif.

Sans surprise hélas, le gouvernement et sa majorité parlementaire ont rejeté notre texte.

Voici le communiqué que Pierre Gosnat, Marie-Hélène Amiable et moi-même avons adressé à la presse à l'issue de ce vote.


Paris, le 7 décembre 2011

La droite refuse de favoriser le respect du droit au logement

Les député-e-s de l'UMP et du Nouveau Centre ont rejeté cet après-midi la proposition de loi « encadrement des loyers et renforcement de la solidarité urbaine » présentée par les député-e-s communistes, républicains et du Parti de gauche.

Le secrétaire d'État et la majorité reconnaissent pourtant la situation de crise du logement, actant, par là-même, l'inefficacité de leur politique face aux enjeux actuels.

Le texte défendu par les député-e-s du Front de Gauche propose d'interdire les expulsions, d'instaurer des plafonds de loyer dans le privé, de faciliter la réquisition des logements vacants et de fixer à 30% en zones tendues et 25% sur le reste du territoire, la part de logements sociaux obligatoires.

Avec ces mesures, nous affirmons que le logement n'est pas une marchandise comme les autres, qu'il est un bien d'utilité publique et qu'à ce titre, l'État doit en garantir l’accès, notamment en encadrant les loyers.

Ces propositions volontaires sont au cœur du programme du Front de gauche « l'Humain d'abord ».

Jeudi, 24 mars 2011

Contre le démantèlement du logement social, soutien aux syndicats d'Adoma et Sni

Je reçois demain les intersyndicales de deux importants bailleurs sociaux. Voici mon communiqué de soutien aux revendications qu'elles porteront lundi lors d'un rassemblement.


Contre le démantèlement du logement social, Martine Billard soutient les intersyndicales d'Adoma et Sni

Lundi 28 mars, les intersyndicales d'Adoma (ex-Sonacotra) et du groupe Société nationale immobilière (Sni, filiale de la Caisse des dépôts et consignations) appellent à un rassemblement national à 11 heures devant le siège d'Adoma, 42, rue de Cambronne dans le 15e arrondissement de Paris.

Adoma joue un rôle important dans le secteur des foyers pour les jeunes sans familles, les femmes seules avec enfants, les demandeurs d'asile, les travailleurs immigrés, les personnes très âgées sans ressources... Pour sa part, Sni détient 300 000 logements dont 200 000 logements sociaux. Ce sont donc deux acteurs majeurs du logement social. Des accords financiers pourraient prochainement faire de Sni l'actionnaire majoritaire d'Adoma.

Le président du directoire de Sni, Monsieur Yché, est l'auteur d'un rapport remis l'an dernier à Nicolas Sarkozy, dans lequel il préconise la vente au privé de 10 % du parc social pour remplacer l'apport budgétaire public à la construction de logements sociaux.

Dans ce cadre, les deux sociétés engagent des plans de restructuration particulièrement inquiétants. Pour les salarié-e-s d'Adoma, 266 CDI et 195 CDD seraient supprimés ou non renouvelés, avec en prime 200 départs non remplacés par an. De source syndicale, le nombre d'emplois menacés à Sni est évalué à un millier. Pour les locataires d'Adoma, 7 881 logements seraient vendus en 2011 et 2 887 en 2012.

Martine Billard recevra demain une délégation des deux intersyndicales. Elle soutient d'ores et déjà leurs revendications contre la casse programmée du logement social. L'urgence est à l'accroissement du parc, pas à des opérations immobilières au profit des intérêts privés.

Vendredi, 18 février 2011

Ils délogent Matignon, délogeons l'Élysée !

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Je vous avais raconté dans un précédent billet les débuts de la réquisition citoyenne du 22, avenue Matignon par le Collectif Jeudi Noir : un immeuble de bureaux vides appartenant à l'assureur Axa, avec vue sur l’Élysée. L'aventure s'est terminée ce matin, alors que je rentrais d'un déplacement en Franche-Comté.

Je vous livre le communiqué que le Parti de Gauche a immédiatement adressé à la presse.


Ils délogent Matignon, délogeons l'Élysée !

Le Parti de Gauche s’insurge contre l’intervention des forces de police qui ont délogé ce matin les occupants du 22, avenue Matignon. Nous demandons la libération immédiate de ceux d’entre eux qui sont pour le moment détenus par la police. 11.02-JN_a_Matignon-ext-Alix.JPG Celle-ci a utilisé les grands moyens, violemment, en cassant des vitres et du matériel, comme si les jeunes précaires qui occupaient cet immeuble de bureaux vide depuis des années constituaient un risque pour la sécurité du pays. Le risque, c’est la compagnie d’assurance Axa, 4,3 milliards de bénéfice en 2010, qui jette de jeunes précaires à la rue en plein hiver. Le risque, c’est ce gouvernement qui applique avec célérité une décision de justice inique qui privilégie une fois de plus le droit à la propriété, même quand elle n’est pas utilisée, au droit au logement. Avec cette réquisition citoyenne, le collectif Jeudi Noir a mis une fois de plus le doigt là où ca fait mal. Pas seulement sur le scandale du logement en France mais plus largement sur un système qui vénère le droit des actionnaires et foule les droits fondamentaux.

Après l’expulsion de la « Marquise », cet immeuble classé de la Place des Vosges est redevenu inhabité et inutile. Il en sera de même pour les 7 étages de cet immeuble parfaitement habitable du 8ème arrondissement de Paris.

De la terrasse du 22 avenue Matignon, on apercevait la cour de l’Élysée. Délogeons vite son occupant pour imposer que ceux de Matignon et tous les mal logés de France soient logés décemment.


merci à Alix de Jeudi Noir pour la seconde photo

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