Thématiques

Mercredi, 22 avril 2020

Relancer la production mais laquelle et pour quoi faire ?

Les premières annonces de relance économique montrent que certains ne tirent aucune leçon de cette pandémie et au contraire essaient même d’en tirer profit pour revenir sur de maigres avancées en termes de lutte contre les émissions de gaz à effets de serre ou de pollutions chimiques par les pesticides. Le Medef appelle ainsi à suspendre nombre de normes environnementales et sociales au nom de la relance économique.

Le patronat européen de l’automobile demande de ne pas appliquer les récentes normes d’émission de CO2 jugées trop contraignantes. Y-a-t-il vraiment urgence à relancer cette production ?

Le plan de réouverture du trafic aérien montre aussi cette tendance à repartir comme avant alors qu’il est passé de 1,665 milliards de voyageurs transportés en 2003 à 4,223 milliards en 2018. Or les premiers vols annoncés sont des vols au sein de l’hexagone alors que le rail dessert ces mêmes destinations en polluant nettement moins.

L’urgence n’est pas à relancer ces secteurs mais à investir dans l’hôpital public, dans la recherche médicale, dans l’attention apportée à nos anciens et plus largement dans la santé en relocalisant les productions qui vont avec (médicaments, matériels nécessaires ..)

Le problème n’est pas donc pas de revenir à la normale car c’est la normale qui pose problème

Lire la suite...

Vendredi, 17 avril 2020

La violence du ton de Julien Bayou vise-t-elle à masquer les désaccords internes à EELV ?


Les municipales ont fait apparaître des tensions au sein de EELV entre une ligne défendue par Yannick Jadot visant à conquérir l’électorat centriste et une ligne plus de gauche. C’est un débat récurrent chez les Verts français. Il a été porté à d’autres époques par Antoine Waechter fondateur du MEI fluctuant entre droite et EELV selon les élections, puis par Dany Cohn-Bendit aujourd’hui thuriféraire de Macron. Il a souvent son centre de gravité au sein de la délégation au parlement européen. On peut au moins reconnaître la cohérence de Jadot entre ses prises de position en France et celle exprimée avec la signature du «Plan de relance verte pour un monde durable» signé aussi par Michèle Rivasi avec des PDG de plusieurs multinationales comme Renault Volvo Unilever Danone Engie Suez etc .. qui dans le même temps font un lobbying intense pour abandonner les objectifs climatiques de l'Accord de Paris.. Bizarre le silence de Julien Bayou à ce propos. Pourtant cela provoque pas mal de remous au sein de EELV. Je citerai en exemple le billet de Alain Coulombel, porte-parole de EELV, "Votre modèle durable n'est pas le notre" et sa caractérisation des 2 signataires EELV : Dérive écolo-centriste ? Opportunité stratégique ou volonté de saisir la crise du Covid-19 pour transcender les vieux clivages ? Probablement un peu de tout cela.

Aujourd’hui au Parlement européen, LREM avec qui Jadot a signé cette tribune, ont rejeté un amendement demandant que la relance européenne respecte les objectifs climatiques de l’accord de Paris. En Marche n’aura pas attendu longtemps avant de démasquer son vrai visage. EELV LREM et LR ont aussi voté contre un amendement refusant que l’épidémie de COVID-19 soit utilisé pour réduire les droits des travailleurs.

Faut-il imiter Julien Bayou et dire militant.e.s de EELV rompez les rangs ?

Lire la suite...

Dimanche, 12 avril 2020

Bilan municipales 2020

Ce bilan a été écrit dans les 15 jours qui ont suivi le premier tour. Aujourd’hui il semble à peu près sûr qu’il n’y aura pas de second tour en juin et qu’il faudra tout recommencer à zéro dans les communes qui n’ont pas élu leur conseil municipal. Difficile donc de penser quel sera le contexte de cette nouvelle élection et encore plus sans savoir si elle se passera en octobre ou en mars 2021. Juste une remarque à propos de cette dernière possibilité : est-il constitutionnellement acceptable que des conseils municipaux aient une durée de mandat de 6 ans et d’autres de 5 ans ?

Lire la suite...

Mardi, 4 juin 2019

Après les européennes une nouvelle séquence

Lors de l'élection présidentielle de 2017 plus de 7 millions de voix soit 19,58% des suffrages se sont portés sur Jean-Luc Mélenchon. Cette candidature avait été mûrement pensée à partir du bilan de 2012 et de l'échec du Front de Gauche. Les différences de campagne ne sont pas seulement dues au fait que 2012 aurait été une campagne de « gauche » et 2017 une campagne populiste. Les contextes politiques étaient aussi très différents.

2012 une campagne Front de Gauche

Les européennes de 2009 ont été le baptême électoral du Front de Gauche avec 4 députés élus dont Jean-Luc Mélenchon pour une moyenne nationale de 6,05 %

A la présidentielle en 2012 Jean-Luc Mélenchon obtint près de 4 millions de voix soit 11,10 %. La campagne avait été enthousiasmante avec des salles bien remplies, des drapeaux rouges partout, l'Internationale etc …. Par contre mettre l'écologie au cœur de la campagne avait été difficile vu les divergences avec le PCF notamment sur le nucléaire, l'éolien, Notre-Dame des Landes etc ..

Au niveau international, c'est l'époque des révolutions citoyennes dans plusieurs pays d'Amérique Latine, le mouvement des places suite à la crise financière de 2008 avec Occupy Wall Street, Tahrir, la révolution tunisienne, le mouvement des Indignés en Espagne et l'espoir en Grèce d'un changement de politique avec la victoire de Syriza aux élections en 2015. La campagne de 2012 se déroule dans ce contexte de mobilisations à l'échelle internationale ainsi que des luttes de défense de l'outil de travail en France : Fralib à Marseille, les glaces Pilpa etc.

Les 10 ans de gouvernement Chirac puis Sarkozy avec des lois remettant en cause le code du travail, les retraites etc. explique la victoire de F. Hollande à la présidentielle et aux législatives où le FG obtint 6,91% et 10 députés tous PCF ou liés au PCF.

Aux municipales de 2014 le PCF choisissait de partir avec le PS dans la majorité des grandes villes et provoquait ainsi une crise au sein du Front de Gauche avant son éclatement.

Lire la suite...

Mercredi, 20 mars 2019

France Insoumise, outil indispensable face à l'ultralibéralisme autoritaire

Partout dans le monde (Brésil, Philippines, Pologne, France ..) nous assistons à un changement d'époque. L'ultralibéralisme se dote maintenant de pouvoirs autoritaires pour mener à bien ses politiques de prédation sur la nature et les humains. Mais tenaillé par l'impératif du profit, il abandonne peu à peu les apparences démocratiques jusqu'ici plus ou moins respectées par la bourgeoisie.

En France, l'oligarchie s'est lassée de compter sur les partis traditionnels, prodigues en promesses avant d'arriver au pouvoir mais en oubliant une partie ensuite. Cette fois-ci elle s'est choisie un président issu de ses rangs, la finance. La France tardait trop à appliquer les politiques ultralibérales prônées par l'Union européenne. Il fallait accélérer la rupture mais pour cela il était nécessaire de museler toute opposition que ce soit sociale ou politique. C'est la mission de Macron. Dès la nomination du premier gouvernement, les orientations libérales à droite étaient claires avec la nomination du premier ministre, du ministre de l'économie et celui du budget, tous trois issus de la droite.

Lire la suite...

page 1 de 92

Générateur de miniatures