Mercredi, 2 novembre 2011

Budget 2012 de la Sécurité sociale : 10 ans d'échecs pour la santé

Je suis intervenue en séance, ce mercredi 2 novembre, pour l'explication de vote sur le PLFSS (Budget de la Sécurité sociale) pour 2012, en première lecture à l'Assemblée : un budget insincère, à l'image des dix ans d'échecs pour la santé en démantelant notre système de Sécurité sociale, au passif des gouvernements UMP successifs depuis 2002. Bien sûr, les député-e-s du Front de Gauche ont voté contre, comme l'ensemble de le gauche. Même le Nouveau centre n'a pas voté le PLFSS 2012 (il s'est abstenu).

Alors que les gouvernements UMP ont empilé les déremboursements en tout genre (forfaits, franchises...), il refuse de stopper l'explosion des dépassements d'honoraires, ou de bloquer les prix des médicaments dictés par les laboratoires. Et face aux fermetures d'hôpitaux et de maternités publics, la politique libérale (T2A, convergence tarifaire public/privé..) cumules la chasse aux pauvres et la désertification médicale. Et avec ce PLFSS 2012 de nouveau coups bas sont en perspective : un nouveau prélèvement sur les mutuelles et un quatrième jour de carence pour toucher les indemnités journalières (arrêts-maladies). Encore une fois, les plus précaires sont les premiers touchés ! Vivement une autre politique !

Vous retrouverez mon intervention dans la vidéo ci-dessous.





Et voici le texte :

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Mercredi, 6 avril 2011

La santé à la Bastille !

Samedi dernier, dans tout le pays, des rassemblements étaient organisés pour la défense du service public de santé. En Ile-de-France, le rendez-vous était donné à la Bastille - un beau symbole ! C'est là que la Télé de Gauche a tourné la vidéo suivante, qui illustre bien les positions du Parti de Gauche et du Front de Gauche, en phase avec la dynamique militante large qui se développe.





Vous pouvez également télécharger le tract du PG sur les questions de santé et contre le démantèlement de l'hôpital public en cliquant sur ce lien.

Jeudi, 17 mars 2011

Hôtel-Dieu : spéculer ou soigner, il faut choisir !

Des menaces sur son devenir, l'Hôtel-Dieu n'a cessé d'en connaître depuis quelques années. Ses locaux font l'objet de bien des convoitises, mais la mobilisation commune des personnels, des usagers et des élu-e-s avait permis de le préserver.

Ça recommence !

Cette fois, c'est la directrice générale de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris en personne qui souhaite y implanter le siège de l'AP-HP. Objectif : réaliser une opération immobilière en vendant les différents bâtiments qui abritent aujourd'hui les services administratifs de l'AP-HP. Les syndicats la soupçonnent de vouloir, au passage, de tailler dans les effectifs. C'est l'application des dogmes libéraux dans toute leur splendeur : réduction des dépenses publiques à tout prix et bradage du patrimoine pour remplacer un peu des recettes pérennes supprimées par idéologie par des recettes immédiates mais sans lendemain.

Nous ne tomberons pas dans le piège consistant à opposer entre elles différentes catégories de personnel, toutes indispensables au bon fonctionnement des hôpitaux publics, et les syndicats veillent à maintenir la nécessaire unité dans la mobilisation. Mais tout le monde s'accorde pour constater que pour l'hôpital du centre de Paris, l'accueil dans ses murs de 1 400 personnels administratifs (à effectifs constants), ou même de 700 (si les pires craintes des syndicats sont fondées, ce qui est hélas plausible) signifie une profonde remise en cause du projet médical. Pourtant, l'Hôtel-Dieu présente des particularités intéressantes et bénéficie de solides atouts.

Le 2 mars, j'ai écrit au président de l'Agence régionale de santé pour défendre l'Espace santé jeunes Guy Môquet, créé par le Docteur Dinah Vernant, et dirigé maintenant par le Docteur Thomas Girard. Les services rendus à un public très précaire sont tels qu'il a été un temps question de créer une structure par département, sur le modèle de cette unité médicale de l'Hôtel-Dieu. Le débat à l'Assemblée avait tourné court, déjà sous des prétextes budgétaires absurdes, qui ne mesurent pas tous les gains pour la société d'investir dans la santé publique.

Au-delà de ce service, j'avais été alertée sur l'incohérence qu'il y a à prétendre maintenir les urgences en retirant tout ce qui leur permet de fonctionner de manière performante. Il semble bien qu'une stratégie de grignotage soit à l'œuvre, avec à terme une fermeture pure et simple, mais qu'il ne faudrait pas annoncer trop brutalement pour ne pas provoquer de réaction aussi forte que précédemment.

L'enjeu est considérable : à ce jour, les personnels de l'Hôtel-Dieu assurent dans l'année 120 000 urgences, 350 000 consultations, 35 000 hospitalisations. Il est plus que temps de donner un coup d'arrêt aux coupes claires dans les budgets publics consacrés à la santé, à la course à la rentabilité financière au détriment de l'efficacité du service rendu, aux décisions bureaucratiques qui vont à l'encontre des intérêts du public et des prescriptions des personnels.

Du fait d'un déplacement programmée depuis plusieurs semaines, j'ai dû me contenter de me faire représenter à la réunion publique organisée en urgence mardi à la mairie du 4e. Mais bien entendu, je vous invite à rejoindre la mobilisation en cours. Le blog L'Hôtel Dieu, hôpital d'avenir a été relancé pour diffuser les informations.

La journée nationale de mobilisation "Santé en danger", le 2 avril, à l'appel des États Généraux du Service Public, constituera un rendez-vous important. En Ile-de-France, une manifestation quittera la Bastille à 14h30. Un départ commun de Paris centre se prépare, depuis le parvis de l'Hôtel-Dieu. Je préciserai dès que les détails seront connus.

Il faut rappeler que selon la Fédération hospitalière de France, l'hôpital public a perdu 9 800 emplois entre 2008 et 2009, dont 3 648 en Ile-de-France. Et encore, pour la seule AP-HP, 2 500 postes d'infirmières sont budgétés mais vacants. Les conditions de travail se dégradent à un tel point que des personnels qualifiés finissent par se tourner vers le privé.

Avant cette grande mobilisation unitaire, l'avenir de l'hôpital public sera au cœur des débats, lors de la réunion publique sur la santé organisée par le Front de Gauche Paris centre du 29 mars, à 19h, au local du PCF 4e (19, rue du Pont Louis-Philippe), autour

  • du Docteur Jean-Louis Pourriat, directeur des urgences de l'Hôtel Dieu ;
  • de Catherine Mills, membre du conseil national du PCF, spécialiste des questions de santé ;
  • de Cécile Lhuillier membre de la commission des droits sociaux d'Act'up.

Mercredi, 9 février 2011

Non à la destruction de la médecine du travail

Voici le communiqué que j'ai fait adresser à la presse en soutien au meeting unitaire qui se tiendra demain jeudi 10 février, à 19h, à la Bourse du Travail située boulevard du Temple / rue Charlot dans le 3e arrondissement, salle Hénaff.

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Non à la destruction de la médecine du travail

Malgré le rejet unanime des syndicats lors des négociations paritaires, la droite a décidé d'aller contre leur avis et propose une loi qui revient à liquider définitivement la médecine du travail. Voilà encore une belle leçon du dialogue social vu par la majorité.

Les sénateurs centristes ont déposé une proposition de loi qui est l'exacte copie des revendications du MEDEF. Si elle était adoptée, c'est toute l'indépendance de la médecine du travail qui serait remise en cause. Les médecins ne seraient plus les garants de la santé des travailleurs mais des surveillants au service des employeurs.

A l'inverse, la médecine du travail aurait besoin de moyens supplémentaires et d'une indépendance renforcée pour protéger les salariés contre l'intensification des cadences, l'augmentation du stress ou les expositions nocives.

Le Parti de Gauche sera partie prenante dans cette défense d'un acquis social du Conseil National de la Résistance.

Martine Billard, coprésidente du Parti de Gauche et députée de Paris, réaffirme son soutien au collectif en lutte pour la défense de la médecine du travail, qui organise un meeting unitaire, ce jeudi 10 février à la Bourse du Travail de Paris.

Ce meeting est à l’appel des organisations suivantes : PG, PS, PCF, VERTS, NPA, LO, FASE, GU, CGT IEG, Solidaires, FSU, SNPST, SMT, Collectif médecins de Bourg en Bresse, UFAL, Attac, Copernic.


Si vous ne l'avez déjà fait, vous pouvez signer la pétition en ligne. Le site du Collectif vous informera de l'actualité de cette lutte.

Jeudi, 4 novembre 2010

Budget de la santé : prévention en baisse, inégalités aggravées !

Au Parlement, l'automne est la saison du débat budgétaire. Mardi, c'est le volet "santé" du projet de loi de finances pour 2011 qui était en débat à l'Assemblée. Hors financement de la Sécurité sociale, ce sont les dépenses d'État pour les missions liées à la santé publique qui sont en jeu. Comme pour le financement de la Sécu évoqué dans mon précédent billet, le compte n'y est pas. Et ce débat a donné prétexte aux ultras de l'UMP pour faire passer des amendements scandaleux contre l'Aide médicale d'État, le dispositif qui garantit l'accès aux soins des sans-papiers.

Avant de développer une analyse d'ensemble, je vous livre les deux questions que j'ai posées à la ministre de la Santé (deux minutes autorisées par question !).

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