Vendredi, 9 mai 2014

La finance plutôt que l'industrie : un nouvel exemple avec Carbone Savoie

Mercredi 7 mai, lors d'un déplacement dans le cadre de la campagne pour les élections européennes, j'ai rencontré une délégation de la CGT de l'usine Carbone Savoie de Lannemezan, usine menacée de fermeture.

Carbone Savoie est une filiale à 100 % du Groupe Rio Tinto Alcan, spécialisée dans la fabrication des cathodes en carbone et en graphite, utilisées dans la fabrication et la maintenance des cuves d’électrolyse de l’aluminium. C'est une ancienne filiale de Pechiney, elle-même rachetée par le groupe canadien Alcan en 2006, le tout acquis par Rio Tinto en 2007. Elle emploie 550 personnes environ, sur les sites de Notre-Dame-de-Briançon (Savoie), de Vénissieux (Rhône) et de Lannemezan (Hautes-Pyrénées).

14.05.06-Carbone_Savoie_CGT.JPG En discussion avec des camarades de la CGT Carbone Savoie dont Henri Cazes le secrétaire du CE (en bout de table)

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Dimanche, 6 octobre 2013

Lettre ouverte à Alain Vidalies à propos du travail du dimanche

Cher Alain Vidalies,

De 2002 à 2012, nous nous sommes retrouvés régulièrement sur les bancs de l’Assemblée Nationale, bien qu’appartenant à des groupes politiques différents, pour défendre avec convictions les droits des salariés et la primauté du Code du Travail, qu’attaquaient régulièrement les gouvernements de droite au pouvoir à ce moment-là. Ta nomination au gouvernement a été la suite logique de cet engagement et je t’en ai félicité. Mais en même temps je m’en suis inquiétée car j’ai pensé qu’une voix forte allait manquer dans l’hémicycle pour poursuivre les combats menés précédemment.

Malheureusement depuis un an, les faits me donnent raison. Déjà lors de la transposition de l’ANI dans la loi, plusieurs articles reprenaient ce contre quoi nous nous étions battus toi et moi avec nos autres collèges socialistes, communistes et du Parti de Gauche, sous les gouvernements de droite.

Mais en tant que ministre et plus particulièrement celui chargé des relations avec le Parlement, tu n’as qu’un choix : te taire ou démissionner.

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Jeudi, 3 janvier 2013

2013 : Ne rien lâcher !

Après avoir écouté les vœux de François Hollande lundi soir, je réagissais ainsi pour le Parti de Gauche :

''En ce soir de réveillon, le chef de l’Etat a cherché à se montrer résolument optimiste. Les vœux c’est le moment d’affirmer de bonnes résolutions.

Nous attendions donc la loi d’amnistie pour les syndicalistes et les militants associatifs et politiques condamnés pour faits de militantisme. Nous pensions que le chef de l’Etat ne voulait pas d’une année de plus avec des expulsions de parents d’enfants français, de jeunes majeurs, de travailleurs sans papiers. Nous espérions que François Hollande aurait enfin compris qu’il fallait abandonner Notre Dame des Landes. Et en l’écoutant, nous pouvions espérer qu’il allait affirmer sa solidarité avec les travailleurs en lutte pour empêcher les fermetures de leur entreprise.

Mais dans la marche vers son cap pour l’emploi, la compétitivité et la croissance, le bateau du Président de la République a oublié l’escale environnement et une partie des rameurs. Pas sûr que dans ces conditions, le bateau arrive à bon port : l’austérité, en toile de fond du discours en ce soir de fête, n’a pourtant nulle part permis une sortie de crise.''

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Jeudi, 3 mai 2012

Arrêt Viveo en Cassation : prime au cynisme des patrons

Ce midi, j'ai rejoint l'intersyndicale de Viveo place Saint Michel, où les salarié-e-s de cette entreprise attendaient la décision de la Cour de cassation concernant un arrêt rendu le 11 mai dernier par la Cour d'appel de Paris, allant dans le sens de l'interdiction des licenciements boursiers. Une affaire à rapprocher de celle des Sodimedical, avec dans le cas de Viveo des patrons pris en flagrant délit de mensonge devant les instances représentatives du personnel.

12.05.03-Viveo.JPG

La Cour de cassation n'a hélas pas validé cette nouvelle jurisprudence. Le combat judiciaire se poursuivra devant la Cour d'appel de Versailles. Mais cette décision souligne avant tout l'urgence de changer une législation bien trop indulgente envers les patrons-voyous.

Voici le communiqué que j'ai adressé à la presse au nom du Parti de Gauche.


Communiqué de presse

La Cour de cassation a rendu aujourd’hui une décision très importante pour le droit du travail. Suite au rachat de la société Viveo France par le groupe Temenos, un projet de restructuration impliquant 64 suppressions d’emplois a été présenté au Comité d’entreprise en février 2010, les patrons mettant en avant des prétextes économiques. Or, dans le même temps, non contents de verser des dividendes aux actionnaires, les mêmes se vantaient de leurs bons résultats économiques dans la presse ! Le mensonge était patent.

La Cour d’appel de Paris a jugé, le 12 mai 2011, que dans de telles circonstances la procédure de licenciement devait être déclarée nulle. Aujourd’hui, la Cour de cassation a estimé que l’état actuel du droit ne permettait pas un tel jugement, la justice ne pouvant se prononcer qu’a posteriori, une fois les licenciements effectifs. Elle a cassé l’arrêt de la Cour d’appel de Paris et renvoyé le dossier devant la Cour d’appel de Versailles.

Le cynisme patronal a donc encore de beaux jours devant lui.

Cette décision souligne la nécessité impérieuse de légiférer au plus tôt. Dès le début de la prochaine législature, le Front de Gauche déposera une proposition de loi pour donner de nouveaux droits aux salariés et notamment :

  • un droit de véto suspensif pour les Comités d’entreprise face aux plans de licenciement,
  • l’interdiction des licenciements « économiques » dans les entreprises qui font des profits.

Vendredi, 13 avril 2012

Arkema : réponses aux syndicalistes

Arkema, c'est le n°1 de la chimie en France. 500 millions d'euros de bénéfices en 2011, 17,5 % de rentabilité... Sans doute pas assez pour les actionnaires qui veulent se défaire de la branche qui fabrique du PVC (1800 employés en France, 2600 dans le monde). Et qui la bradent à 1 € ! Un euro symbolique du mépris des patrons d'Arkema pour le personnel qui les fait vivre, et dans l'aisance ! Le repreneur pressenti est l'un de ces vautours de la finance qui liquident des entreprises tout en jonglant entre les paradis fiscaux.

Venus à Paris pour faire le tour des QG de campagne, les syndicalistes d'Arkema étaient accompagnés d'une équipe de la section vidéo du journal Fakir et de Là-bas si j'y suis. Je les ai rencontrés par hasard dans le métro, me rendant moi-même à l'Usine. Vous retrouverez le reportage sur le site de Fakir et sur celui de Là-bas.

Je vous laisse apprécier les réponses reçues dans cette vidéo.





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