Jeudi, 10 novembre 2011

Interventions sur les budgets culture et solidarité

Cet après-midi, j'ai donné deux explications de vote dans le débat budgétaire.

L'une sur le budget de la culture, que voici :





et l'autre sur le budget "solidarité, insertion et égalité des chances", que vous retrouverez ci-dessous.





Deux budgets sabrés, en pleine crise sociale ! Il faut bien satisfaire les clientèles de l'UMP, et ce ne sont pas des pauvres...

Lundi, 7 novembre 2011

La saignée continue !

Voici le communiqué que je viens d'envoyer à la presse, au nom du PG, en réaction aux annonces des nouvelles mesures d'austérité par le Premier ministre.


Contrairement au discours de François Fillon, l’effort ne sera pas partagé. Les ménages seront les plus touchés, que ce soit par l’augmentation de la TVA beaucoup moins indolore que ne le dit le gouvernement (abonnement EDG-GDF, transports publics, etc.), la baisse des allocations familiales et des allocations logement ou l’augmentation de fait de l’impôt sur le revenu. La santé de nos concitoyens ne pourra que se dégrader d’avantage avec l’annonce de 700 millions d’euros de coupes supplémentaires dans le budget de la santé.

À côté, les entreprises participeront peu à cette cure d’austérité puisque les allègements de cotisations patronales sur les bas salaires et les exonérations des heures supplémentaires sont maintenus. La rente, quant à elle, a encore échappé à toute nouvelle mesure de taxation.

Une fois de plus, le gouvernement utilise la menace des agences de notation pour accélérer la destruction des protections sociales. L’âge de la retraite est encore repoussé : en 2007, il s’agissait de travailler plus pour gagner plus ; en 2011, il faut travailler plus pour gagner moins.

Au lieu de s’en prendre à toutes les exonérations et tous les cadeaux fiscaux accumulés depuis 2002, le gouvernement de Nicolas Sarkozy fait payer la crise au peuple et fait courir un grave danger de récession à notre pays.

François Fillon a annoncé que 2012 marquera la poursuite des attaques contre les salaires et les protections sociales ; le Front de Gauche, lui, propose une autre répartition des richesses en taxant le capital au même niveau que le travail et en récupérant les milliards d’euros perdus avec les multiples exonérations fiscales et sociales.

Mercredi, 19 octobre 2011

Loi Warsmann "simplification du droit" : Parlement cherche ministre du Travail

Lorsqu'une proposition de loi intitulée "Simplification du droit" est annoncée, le premier réflexe est : "attention aux coups tordus"... Et malheureusement, cette fois-ci n'était pas différente. Au milieu des dizaines d'articles, plusieurs portaient sur la remise en cause du Grenelle de l'environnement (recul sur la mise en oeuvre des règlements locaux limitant la publicité et encouragement aux camions de 44 tonnes) ou une dérogation aux règles de Natura 2000, et d'autres portaient sur le code du travail : ainsi un article est venu remettre en cause la jurisprudence issue de l'arrêt du 28 septembre 2010 de la Cour de cassation selon lequel « l'instauration d'une modulation du temps de travail constitue une modification du contrat de travail qui requiert l'accord exprès du salarié ». La volonté de l'UMP est de permettre le licenciement pour faute grave d'un salarié refusant cet aménagement, et donc lui supprimer les indemnités de licenciements et ses droits à l'assurance chômage. Mais sur ces articles touchant le code du travail, une fois de plus, des amendements en séance sont venus aggraver encore le texte d'origine.





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Lundi, 5 septembre 2011

Soutien aux salarié-e-s de Fralib (Thé de l'Éléphant)

J'ai déposé deux questions écrites au sujet du devenir de l'usine Fralib (Thé de l'Éléphant) et de ses 182 salarié-e-s. Comme précisé dans le communiqué envoyé à la presse dans la foulée, cette entreprise, société propriétaire de la marque « Thé de l'Éléphant », appartient au groupe international Unilever. Ses salarié-e-s luttent depuis près d’un an contre la délocalisation de l'activité du site de Gemenos (Bouche-du-Rhône) implanté depuis 120 ans et pour le maintien de l’emploi.

Or, depuis le 31 août, les salarié-e-s reçoivent leur lettre de licenciement. Depuis le 2 septembre, ils occupent l'usine, tandis que le mardi 6 septembre, trois syndicalistes sont convoqués au tribunal de Nanterre, pour le motif « d’atteinte à l’honneur d’Unilever ».

J'ai donc déposé

  • une question écrite au ministre de l'Économie, des finances et de l'industrie au sujet de la perte de savoir-faire industriel que représente la fermeture de ce site,
  • une question écrite au ministre du Travail, de l'emploi et de la santé quant aux conséquences sociales du refus de mettre en œuvre le projet de reprise sous forme de coopérative réclamé par les salarié-e-s.

Solidaire des salariés de Fralib en lutte, je demande instamment aux ministres de prendre en considération le projet alternatif de reprise en coopérative dont la viabilité économique a été établie par le comité d'entreprise.

Voici le texte des questions (avec le formalisme propre à ce mode d'interpellation officielle)

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Jeudi, 1 septembre 2011

Recadrons le débat sur la dette et le déficit

Dette, déficit et "règle d'or" ont animé le feuilleton de l'été. Nicolas Sarkozy a pris la pose du sauveur aux côtés d'Angela Merkel, en prétendant que la politique d'austérité qu'ils veulent imposer à toute l'Europe serait la solution face au grave danger de l'endettement. François Hollande l'a rejoint sur l'objectif de ramener le déficit budgétaire de la France à 3 % du PIB dès 2013, suivi de peu par Martine Aubry...

Mais est-ce bien sérieux ?

Cette question, sans doute iconoclaste pour les adeptes du credo libéral, est on ne peut plus légitime. Jean-Luc Mélenchon démontre l'absurdité du raisonnement et le tour de passe-passe de manière très pédagogique dans son billet La dette est un prétexte. Comme je ne ferais pas mieux, je vous renvoie à son blog.

Faire payer la crise par le peuple tout en demandant poliment quelques piécettes aux oligarques, cela passe concrètement, dans un premier temps, par un projet de loi de finances rectificatif. C'est pour voter ce texte que de séances extraordinaires de l'Assemblée sont prévues mardi prochain, l'après-midi et en nocturne. Une nouvelle occasion pour le gouvernement et l'Élysée de montrer en quelle estime ils tiennent le Parlement : projet de loi de finances dévoilé hier matin, amendements exigés avant 14 heures, passage en commission des Finances à 16 heures. Et aucune convocation de la commission des Affaires sociales à cette heure, même pour avis, alors que les conséquences sociales ne seront pas minces...

Vous pourrez prendre connaissance de la déclaration effectuée hier par Jean-Claude Sandrier, au nom des député-e-s du Front de Gauche, en cliquant sur ce lien.

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