Mercredi, 25 février 2015

Un répit de 4 mois pour la Grèce pour améliorer le rapport de force

Depuis hier les médias se déchaînent pour annoncer que le gouvernement grec d'Alexis Tsipras a dû céder devant les exigences de Bruxelles. Reconnaître que la Grèce ait pu un tant soit peu tenir tête à la troïka et tout le discours sur l'impossibilité d'autres choix économiques serait invalidé. Or que pouvait faire le gouvernement d'Alexis Tsipras : rompre immédiatement avec la sortie de l'euro à la clé et l'inconnu quant aux conséquences sur le niveau de vie des grecs ? Il avait fait campagne sur le maintien dans l'euro. Il a respecté cet engagement. Il a donc négocié pied à pied pour gagner du temps et des marges de manœuvre dans le but de mettre en œuvre son programme. Mais les médias libéraux, laudateurs des coupes budgétaires, des baisses de salaires et pensions de retraite et de la réduction du nombre de fonctionnaires ne peuvent évidemment accepter qu'un gouvernement résiste à un tel programme. Il faut dénoncer inlassablement les mots et expressions qu'ils utilisent car ils sont révélateurs de la volonté d'écraser, de soumettre : « Tsipras se plie aux exigences de Bruxelles , « reddition de Tsipras » ...

La question est donc de savoir si cet accord réduit largement ou non la capacité du nouveau gouvernement à atteindre ses objectifs à long terme : rompre avec l'austérité, relancer l'économie, en finir avec le clientélisme et l'oligarchie économique. Il ne faut pas non plus oublier ce à quoi la Grèce a échappé : les exigences de la troïka et le plan du précédent gouvernement présenté en novembre. C'est en ayant ces critères en tête qu'il faut examiner la lettre envoyée par Yanis Varoufakis, le ministre hellénique des Finances à Jeroen Dijsselbloem, son homologue néerlandais et président de l'Eurogroupe.

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Samedi, 17 janvier 2015

Défendre la laïcité, Renforcer l'antiracisme

Couverture Charlie Ci-dessous mon intervention à Audincourt (Doubs) vendredi soir à l'occasion de la réunion publique dans le cadre de la campagne du Front de Gauche pour la législative partielle.

17 personnes assassinées parce que journalistes, policiers, juifs. En ciblant ces personnes, les assassins cherchaient à diviser notre pays, à provoquer des réflexes de rejet, à trier entre français.

Ils ont échoué. A cet égard, quelle plus belle réponse que celle de Lassana Bathily, le salarié de l'Hyper Cacher qui a permis à plusieurs otages de se cacher, lorsqu'il dit : "J'ai pas caché des juifs, j'ai caché des êtres humains."

C'est notre pays dans sa diversité qui a été frappé. C'est notre pays dans sa diversité qui s'est levé pour dire non, dire qu'ils ne nous font pas peur, qu'ils ne nous feront pas taire. Nous refusons qu'on tue qui que ce soit au nom d'une religion quelle qu'elle soit.

Nous refusons qu'on meure dans notre pays parce que juif. Nous refusons que des policiers et policières se fassent abattre parce qu'ils font leur devoir de protection des citoyens. Nous refusons que des journalistes, des caricaturistes se fassent assassiner parce que leur dessin ne plaisent pas à certains.

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Samedi, 10 janvier 2015

Nous marcherons dimanche, pour Charlie, loin de toute récupération sur le parcours République-Nation par Bastille

Trois parcours ont été prévus pour permettre aux centaines de milliers de personnes de participer. La répartition entre les 3 parcours est la suivante :

- République-Nation par le Bd Voltaire : les journalistes dont ceux de Charlie-Hebdo avec les familles des victimes, puis les policiers puis les associations dont les associations antiracistes

- République-Nation par l'avenue de la République : les syndicats

- République-Nation par Bastille : les partis politiques : le Front de Gauche se retrouvera au Cirque d'Hiver à partir de 14h

Bien sûr tout cela risque d'être quelque peu théorique car devant l'affluence les gens ne choisiront pas forcément leur parcours mais iront là où ils pourront marcher

Charlie

Mais faut-il marcher demain ? Beaucoup de militants se posent la question : faut-il aller à cette marche avec l'annonce de la présence de chefs d'état qui sont les premiers à organiser la répression de la liberté d'expression dans leur pays comme par exemple en Turquie où les journalistes font l'objet constant de poursuites judiciaires ou en Espagne avec la dernière loi votée qui vise à empêcher toute possibilité de manifestation contre la politique austéritaire mise en œuvre par Rajoy.

Pour ma part, je dis oui il faut y aller, sans être dupe sur la volonté de récupération qui est en cours avec tout cet aéropage libéral qui est celui qui soumet tous les peuples à l'austérité en Europe et ces réactionnaires qui oppriment leur peuple et répriment tout particulièrement les journalistes et les femmes.

Ce n'est pas derrière eux que nous allons marcher, non c'est derrière les rescapés de Charlie Hebdo, derrière les familles des victimes, toutes les victimes celles de Charlie, les policiers tombés pour avoir voulu protéger Charb, arrêter les tueurs ou tout simplement faire son travail comme la policière municipale abattue à Montrouge, les victimes tuées parce que juives à la Porte de Vincennes.

J'irai marcher pour dire non à l'intégrisme religieux qui assassine, non à l'antisémitisme qui tue.

J'irai marcher pour dire que le droit de caricaturer les religions ne doit pas disparaître

J'irai marcher pour dire "El pueblo unido jamas sera vencido" : un peuple uni ne peut être vaincu par l'obscurantisme

J'irai marcher pour dire NO PASARAN : le fascisme politique ou religieux ne passera pas, le fanatisme n'arrivera pas à diviser notre pays, notre République.

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Lundi, 24 novembre 2014

Invraisemblable et honteux : Maria Rivera, avocate chilienne des Droits de l'Homme retenue plusieurs heures à Roissy

Le Parti de Gauche dénonce avec fermeté l’attitude de la police aux frontières qui a retenu et interrogé plusieurs heures ce samedi 22 novembre 2014 Maria Rivera, avocate Chilienne. En tournée en Europe, l’avocate Maria Rivera accompagnée de l’avocat Rodrigo Roman, membres du groupe Defensoria Popular, sont venus alerter sur la situation des Droits de l’Homme au Chili et dénoncer la criminalisation des mouvements sociaux (étudiants, défenseurs de l’environnement, mapuches …)

Ne pouvant rien lui reprocher au niveau légal, la police a mis en cause son parcours politique y compris sa détention par la police politique de Pinochet lors de la dictature au Chili.

Quelle honte ! Il s’agit là d’un véritable interrogatoire de type politique sur lequel des explications doivent être données. Qui a ordonné cet interrogatoire ? Quels en sont les motifs ? S’agit il d’un abus de la part des agents de police ?

Depuis quand un gouvernement qui ose se dire de gauche, peut interdire l’entrée du territoire français à des avocats des Droits de l’Homme d’un autre pays ? Ce gouvernement considère-t-il scandaleux de s’être opposé à un dictateur militaire sanguinaire ? Est-il dorénavant interdit sous le gouvernement de Manuel Valls et de Bernard Cazeneuve de critiquer un gouvernement ami du PS, en l’occurrence celui de Michelle Bachelet, présidente du Chili ?

Le Parti de Gauche dénonce cette atteinte aux Droits de l’Homme et exige que des excuses soient présentées à Madame Maria Rivera. Une délégation du PG rencontrera Maria Rivera et Rodrigo Roman.

De même nous nous associons aux demandes faites par le député Sergio Coronado au ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve de fournir des éclaircissements sur ce qui constitue une rétention abusive et une tentative d’intimidation de ces avocats dans leur travail de défense des droits de l’Homme au Chili et en Amérique latine.

Mercredi, 12 novembre 2014

Cazeneuve : plus que jamais démission !

Au moment où PS et UMP se vautrent dans les délices de l'affaire Jouyet/Fillon qui n'intéresse guère les français mais où la complaisance du chef de l'état pour ses amitiés personnelles passent visiblement avant le le service de l'état, je suis scandalisée par les informations parues ce jour sur ce qui s'est réellement passé à Sivens dans la nuit du 25 au 26 octobre, nuit où Rémi Fraisse a trouvé la mort en ayant reçu une grenade offensive tirée par les gendarmes.

Selon les informations publiées aujourd'hui par Le Monde et Mediapart, le commandant du groupement de gendarmes mobiles présent sur place a déclaré que le préfet du Tarn leur "avait demandé de faire preuve d'une extrême fermeté vis-a-vis des opposants par rapport à toute forme de violences envers les forces de l'ordre".

Aujourd'hui, suite à une question au gouvernement des députés EELV, Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur a démenti cet ordre. Qui ment ? le gendarme ? pas crédible. Le Préfet ? si c'est le cas, il doit être immédiatement sanctionné.

Mais ne serait-ce pas le ministre qui ment ?

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