Vendredi, 10 avril 2015

Pourquoi la décroissance est incontournable - version complétée

Suite aux commentaires et à d'autres remarques, j'ai un peu complété ce texte, notamment en ajoutant un paragraphe sur le nucléaire (c'est vrai que le refus du nucléaire me semblait tellement évident que je ne l’avais pas inclus) et un paragraphe sur austérité choisie/austérité subie. Pour le reste (élevage, question démographique), il me faudrait développer beaucoup plus. Je ne dis pas que je ne le ferai pas un jour, mais je crains que cela dépasse un simple article de blog.

De plus en plus d'intellectuels, de militants ou de simples citoyens sont persuadés que le modèle de croissance de ces 6o dernières années n'est plus souhaitable, ni possible. La remise en cause du concept même de PIB (Produit intérieur brut) est largement présente dans le débat public. Malgré cela, le pourcentage d'augmentation de la production continue a être l'alpha et l'oméga de la vie en société. Couplé à l'hégémonie de l'idéologie de la « compétitivité » et au fétichisme de la marchandise, la vision productiviste de l'économie reste dominante. Le mot décroissance pose de bonnes questions mais il suscite aussi incompréhension, réticence et peur. Pourtant une croissance infinie sur une planète aux ressources non renouvelables est impossible. Les périls qui pèsent sur la biosphère ont atteint un seuil qui oblige à des ruptures majeures. C'est la raison du projet écosocialiste, tandis que perdure ailleurs l’illusion dépassée de réponses sans remise en cause des rapports sociaux ni du fonctionnement de l'économie de marché.

Vous trouverez ci-après ma réflexion personnelle sur le sujet

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Mercredi, 25 mars 2015

A mes amis qui pensent que les partis n'ont plus de raison d'être

De nos jours défendre la nécessité d'avoir des partis politiques est presque suicidaire tant le discours général veut que les partis soient dépassés et représentent des obstacles à la démocratie. Disons-le tout net si quelqu'un était capable de me proposer une autre forme d'organisation efficace et plus démocratique, je dirais oui tout de suite. Mais j'ai longtemps cherché, fréquenté tous les collectifs, appels, revues, réseaux divers pour arriver à la conclusion que certes les partis étaient énervants par de nombreux aspects mais que personne n'avait trouvé comment les remplacer de manière durable.

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Mercredi, 25 février 2015

Un répit de 4 mois pour la Grèce pour améliorer le rapport de force

Depuis hier les médias se déchaînent pour annoncer que le gouvernement grec d'Alexis Tsipras a dû céder devant les exigences de Bruxelles. Reconnaître que la Grèce ait pu un tant soit peu tenir tête à la troïka et tout le discours sur l'impossibilité d'autres choix économiques serait invalidé. Or que pouvait faire le gouvernement d'Alexis Tsipras : rompre immédiatement avec la sortie de l'euro à la clé et l'inconnu quant aux conséquences sur le niveau de vie des grecs ? Il avait fait campagne sur le maintien dans l'euro. Il a respecté cet engagement. Il a donc négocié pied à pied pour gagner du temps et des marges de manœuvre dans le but de mettre en œuvre son programme. Mais les médias libéraux, laudateurs des coupes budgétaires, des baisses de salaires et pensions de retraite et de la réduction du nombre de fonctionnaires ne peuvent évidemment accepter qu'un gouvernement résiste à un tel programme. Il faut dénoncer inlassablement les mots et expressions qu'ils utilisent car ils sont révélateurs de la volonté d'écraser, de soumettre : « Tsipras se plie aux exigences de Bruxelles , « reddition de Tsipras » ...

La question est donc de savoir si cet accord réduit largement ou non la capacité du nouveau gouvernement à atteindre ses objectifs à long terme : rompre avec l'austérité, relancer l'économie, en finir avec le clientélisme et l'oligarchie économique. Il ne faut pas non plus oublier ce à quoi la Grèce a échappé : les exigences de la troïka et le plan du précédent gouvernement présenté en novembre. C'est en ayant ces critères en tête qu'il faut examiner la lettre envoyée par Yanis Varoufakis, le ministre hellénique des Finances à Jeroen Dijsselbloem, son homologue néerlandais et président de l'Eurogroupe.

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Samedi, 17 janvier 2015

Défendre la laïcité, Renforcer l'antiracisme

Couverture Charlie Ci-dessous mon intervention à Audincourt (Doubs) vendredi soir à l'occasion de la réunion publique dans le cadre de la campagne du Front de Gauche pour la législative partielle.

17 personnes assassinées parce que journalistes, policiers, juifs. En ciblant ces personnes, les assassins cherchaient à diviser notre pays, à provoquer des réflexes de rejet, à trier entre français.

Ils ont échoué. A cet égard, quelle plus belle réponse que celle de Lassana Bathily, le salarié de l'Hyper Cacher qui a permis à plusieurs otages de se cacher, lorsqu'il dit : "J'ai pas caché des juifs, j'ai caché des êtres humains."

C'est notre pays dans sa diversité qui a été frappé. C'est notre pays dans sa diversité qui s'est levé pour dire non, dire qu'ils ne nous font pas peur, qu'ils ne nous feront pas taire. Nous refusons qu'on tue qui que ce soit au nom d'une religion quelle qu'elle soit.

Nous refusons qu'on meure dans notre pays parce que juif. Nous refusons que des policiers et policières se fassent abattre parce qu'ils font leur devoir de protection des citoyens. Nous refusons que des journalistes, des caricaturistes se fassent assassiner parce que leur dessin ne plaisent pas à certains.

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Samedi, 10 janvier 2015

Nous marcherons dimanche, pour Charlie, loin de toute récupération sur le parcours République-Nation par Bastille

Trois parcours ont été prévus pour permettre aux centaines de milliers de personnes de participer. La répartition entre les 3 parcours est la suivante :

- République-Nation par le Bd Voltaire : les journalistes dont ceux de Charlie-Hebdo avec les familles des victimes, puis les policiers puis les associations dont les associations antiracistes

- République-Nation par l'avenue de la République : les syndicats

- République-Nation par Bastille : les partis politiques : le Front de Gauche se retrouvera au Cirque d'Hiver à partir de 14h

Bien sûr tout cela risque d'être quelque peu théorique car devant l'affluence les gens ne choisiront pas forcément leur parcours mais iront là où ils pourront marcher

Charlie

Mais faut-il marcher demain ? Beaucoup de militants se posent la question : faut-il aller à cette marche avec l'annonce de la présence de chefs d'état qui sont les premiers à organiser la répression de la liberté d'expression dans leur pays comme par exemple en Turquie où les journalistes font l'objet constant de poursuites judiciaires ou en Espagne avec la dernière loi votée qui vise à empêcher toute possibilité de manifestation contre la politique austéritaire mise en œuvre par Rajoy.

Pour ma part, je dis oui il faut y aller, sans être dupe sur la volonté de récupération qui est en cours avec tout cet aéropage libéral qui est celui qui soumet tous les peuples à l'austérité en Europe et ces réactionnaires qui oppriment leur peuple et répriment tout particulièrement les journalistes et les femmes.

Ce n'est pas derrière eux que nous allons marcher, non c'est derrière les rescapés de Charlie Hebdo, derrière les familles des victimes, toutes les victimes celles de Charlie, les policiers tombés pour avoir voulu protéger Charb, arrêter les tueurs ou tout simplement faire son travail comme la policière municipale abattue à Montrouge, les victimes tuées parce que juives à la Porte de Vincennes.

J'irai marcher pour dire non à l'intégrisme religieux qui assassine, non à l'antisémitisme qui tue.

J'irai marcher pour dire que le droit de caricaturer les religions ne doit pas disparaître

J'irai marcher pour dire "El pueblo unido jamas sera vencido" : un peuple uni ne peut être vaincu par l'obscurantisme

J'irai marcher pour dire NO PASARAN : le fascisme politique ou religieux ne passera pas, le fanatisme n'arrivera pas à diviser notre pays, notre République.

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