Lundi, 16 janvier 2012

Perte du AAA

J'étais en déplacement à Nantes quand la nouvelle de la dégradation de la note de la France est tombée. Voici le communiqué que j'ai adressé à la presse vendredi, au nom du PG.


Communiqué du Parti de Gauche

Standard & Poors décide aujourd'hui de dégrader la note de la France, alors même que ces derniers jours les taux d'intérêt de l'UE tendaient à baisser. Nicolas Sarkozy va-t-il s'engouffrer dans cette brèche pour asséner aux Français un nouveau plan d'austérité, après les avoir enfumés avec la TVA sociale ?

Voilà le résultat des politiques européennes qui ont donné les pleins pouvoirs aux agences de notation !

La France doit arrêter de se soumettre à ces diktats absurdes qui ne débouchent que sur la récession. La BCE doit prêter directement aux États au lieu d'engraisser des banques qui préfère soigner leurs actionnaires qu'investir pour le pays.

Mercredi, 11 janvier 2012

Précisions sur le rassemblement de ce soir

Voici le texte de l'appel unitaire au rassemblement de ce soir, lancé par le PCF, le PG, la FASE, le NPA, C&A, Act Up et des militants associatifs de défense des droits de l'homme, des sans-papiers... Depuis, la LDH de Paris centre et EELV Paris centre ont fait savoir leur présence à ce rassemblement. L'appel circule... N'hésitez pas à le relayer !


Libertés publiques : stop aux dérives policières, dans le 3e comme ailleurs

Depuis dix ans, la politique de contrôle policier de la population imposée par Nicolas Sarkozy conduit à des dérives répétées dans tout le pays.

Deux incidents graves viennent de se produire dans le 3e arrondissement.

  • Le vendredi 6 janvier à 5h, le matin, Denis (qui est salarié de l'association Act-Up et militant du NPA) a été interpellé sur la voie publique. Conduit au commissariat de la rue aux Ours, il a « osé » continuer de siffler l'Internationale malgré l'injonction de faire silence. Un policier l’a alors frappé au visage. Bilan : une fracture du plancher orbital de l'œil gauche (l'os situé sous l'œil), qui a occasionné douze jours d'ITT (incapacité temporaire totale de travailler). L'Inspection générale des services (IGS) a été saisie.
  • Le dimanche 8 janvier au matin, des militants du PCF qui vendaient l'Humanité Dimanche comme toutes les semaines depuis des décennies rue Rambuteau, ont vu leur identité contrôlée par la police. Motif invoqué : « trouble à l'ordre public » ! Il faut croire que la vente d'une presse démocratique légale par ces « dangereux » activistes menaçait la République ! C'est le dispositif de vidéo-surveillance qui a alerté la police de leur présence et de leur activité "coupable ».

Il est inadmissible que la police puisse limiter les conditions de l'expression démocratique libre et plurielle.

Nous appelons à

  • une distribution de tracts, en présence de Martine Billard, députée de la circonscription, et de délégations de toutes les organisations soussignées, mercredi 11 janvier à 18h30, à l'angle des rues Rambuteau et Beaubourg,
  • suivie à 19h d'un rassemblement devant le commissariat situé 4-6 rue aux Ours ;
  • un rassemblement dimanche 15 janvier à 10h30, rue Rambuteau.

Lundi, 9 janvier 2012

Inadmissible !!!

Dimanche matin des camarades communistes vendaient l'Humanité Dimanche comme le PC le fait depuis des années, à Rambuteau. Des agents de police ont débarqué pour procéder à un contrôle d'identité, y compris d’Évelyne Zarka, adjointe à la maire du 4e arrondissement. Devant l'expression de la stupéfaction de ces militants, il leur a été expliqué que c'était un trouble à l'ordre public ! Ainsi défendre des opinions politiques publiquement et vendre un journal autorisé mettraient en danger la tranquillité publique ! De plus, la police est intervenue sur la base du visionnage des images en provenance d'une caméra de vidéosurveillance installée à cet endroit.

Lorsque les élus du Front de Gauche du Conseil de Paris avaient exprimé leur opposition à l'installation de ces caméras, il leur avait été répondu que le seul objectif était de lutter contre la délinquance. La fiction n'aura malheureusement pas duré longtemps.

J'ai écrit au commissaire de police du 3e arrondissement ainsi qu'au préfet de police pour protester contre cette atteinte aux libertés. Nous sommes en année d'élections, il serait d'autant plus intolérable que la police se permette d'entraver la libre expression des opinions politiques. Dans notre République, la police est là pour faire respecter les libertés publiques, pas pour pourchasser les militants qui ne font qu'user de leur droit de libre expression démocratique.

Je serai donc ce mercredi à 19 heures, au même endroit, aux côtés d'autres militants, pour exprimer notre refus de ces contrôles inadmissibles.

Vendredi, 6 janvier 2012

Meilleurs vœux !

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Vendredi, 16 décembre 2011

Condamnation de Jacques Chirac : enfin la justice passe !

Hier, quand j'ai appris la condamnation de Jacques Chirac, j'ai proposé un communiqué de presse au PG. Voici le texte que nous avons diffusé.

Ancienne Conseillère de Paris sous Tibéri, j'attendais avec impatience qu'une condamnation soit enfin prononcée contre l'un des responsables de premier plan de tous les abus que nous avons connus. Tant d'autres affaires parisiennes ont été enterrées...

Au-delà de ce dossier, il est plus que temps que le droit évolue pour empêcher les obstructions à l'instruction de tels dossiers et que la justice fasse son travail de manière égalitaire et républicaine.


Condamnation de Jacques Chirac : enfin la justice passe !

Des années durant, Jacques Chirac a profité des moyens publics mis à sa disposition en principe à la seule fin d'assumer ses responsabilités publiques. C'est au détriment des contribuables et des actions qui auraient dû être financées pour l'intérêt général que Jacques Chirac et son parti, au service de ses ambitions, ont prospéré.

Le feuilleton de son impunité judiciaire a pris enfin aujourd'hui, avec une condamnation à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris. Mieux vaut tard que jamais mais cette condamnation différée doit remettre en question l'impunité dont profite un Président de la République en exercice. La démission de Jacques Chirac du Conseil constitutionnel est logiquement la prochaine étape, une probité avérée s'imposant pour jouer le rôle de garant en dernier ressort de la Constitution.

Puisse la justice connaître moins d'embûches, autant de fermeté et plus de célérité, dans le traitement des affaires d'État en cours. L'exemplarité de la République est en jeu.

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