Martine Billard, née en 1952

Licence d'économie, bibliothécaire de profession. Députée de la 1ère circonscription depuis juin 2002. Conseillère de Paris, élue du 20e arrondissement, de 1995 à 2001.

J'ai la particularité, dans ce monde très masculin et très «catégories supérieures» de l'Assemblée nationale, de venir du secteur privé. Après de nombreux emplois divers (employée de bureau, caissière, ouvrière), notamment pour me payer mes études, j'ai été fonctionnaire quelques années (bibliothécaire) avant de rejoindre le secteur privé, dont une PME d'informatisation des bibliothèques. Ce parcours m'a amenée à passer plusieurs fois par la case ANPE (expérience peu partagée sur les bancs de l'assemblée nationale) mais aussi à assumer les fonctions de déléguée du personnel. Licenciée pour motifs économiques en décembre 2000 (et recevant au même moment l'annonce d'une mise à la porte de mon logement pour vente à la découpe, joyeux Noël!!), je suis ensuite devenue directrice de cabinet de Mylène Stambouli, adjointe au maire de Paris chargée de la lutte contre l'exclusion.

Côté politique, je suis tombée dans la marmite étant très jeune, dès 1968 (mais si, je n'ai pas honte, je revendique). Luttes contre l'extrême droite à la faculté d'Assas (certains sont maintenant sur les bancs UMP de l'Assemblée), lutte pour la contraception et l'avortement, actions de solidarité contre les dictatures d'Amérique Latine, combats antinucléaires (et victorieux pour Plogoff, Superphénix), et déjà aussi les bagarres sur la consommation avec l'UFC-Que Choisir (contre le veau aux hormones, les colorants …) et contre la destruction des quartiers parisiens par le tout voiture (14e arrondissement). Je circulais en vélo au début des années 80 et à l'époque il n'y avait aucun aménagement !

En 1993, j'ai rejoint les Verts, où j'ai occupé diverses responsabilités, dont celle de porte-parole nationale. J'ai quitté les Verts le 9 juillet 2009 pour rejoindre le Parti de Gauche le 6 décembre de la même année, me sentant ainsi plus en adéquation entre mes engagements écologistes et de gauche.

Pierre AIDENBAUM, né en 1942

Conseiller (PS) de Paris - Maire (PS) du 3e arrondissement de Paris depuis 1995 - Conseiller régional (PS) d’Ile de France (élu à Paris) (1998-2004)

Membre de la commission nationale consultative des droits de l’homme (de 1993 à 2002) Président de la Ligue Internationale contre le Racisme et l’Antisémitisme LICRA (1992 /1999), Puis Président d’Honneur depuis 1999.

Je suis pour toujours un homme de gauche, fort de ses convictions et des valeurs républicaines. Mon engagement politique et associatif a conduit mes choix. Homme de terrain et j’ai toujours privilégié l’action et le dialogue. La justice sociale n’est pas un concept abstrait et j’ai voulu être un homme à l’écoute des citoyens et qui va à leur rencontre. Depuis que je suis élu maire du 3e, j’ai œuvré pour rattraper les retards pris notamment dans le domaine du logement et de la petite enfance. J’ai été le premier à m’insurger contre les ventes à la découpe et à mettre en place un comité de défense des « découpés » sur Paris, un collectif logement dans le 3e. Je crois en la démocratie participative et j’ai soutenu la mise en place d’une politique de proximité par la création de conseils de quartiers. J’ai donné la parole aux citoyens en organisant un référendum local sur le devenir du Carreau du Temple. Le cadre de vie et la protection de notre environnement sont au centre de mon action municipale. Mon action pour sauver de la destruction le Marché des Enfants Rouges est à cet égard symptomatique.

Engagé tôt dans le militantisme pour la défense des droits de l’Homme, suivant en cela les traces de mon père qui venait de Pologne et qui s’est battu toute sa vie contre toutes les exclusions. J’ai été l’un des premiers maires à célébrer des PACS, des parrainages républicains. J’ai pris une part active aux côtés du Réseau Éducation Sans Frontières dans la défense des enfants de sans-papiers scolarisés. Pour moi, l’Homme est au centre de mon engagement et de ma détermination pour que quelque soit son origine, sa religion, il puisse vivre dans le respect et la dignité.