Par un artifice de rédaction propre à Paris, c'est le préfet et non le maire ou le Conseil de Paris qui décidera soit de classer Paris entièrement en « ville touristique », soit de délimiter des zones touristiques précises dans la capitale. De plus, l'ouverture dominicale des commerces ne sera plus soumise à une autorisation administrative préalable pour chaque établissement. Cela ressemble à une mise sous tutelle bonapartiste par l’Etat de la majorité parisienne de gauche.



Il s’agit clairement de permettre aux grands magasins et aux commerces des grandes avenues d’imposer le travail du dimanche à leurs salariés même si leur activité ne relève ni du domaine culturel, ni de l'accueil des touristes. Comme si ces derniers, à Paris, n’avaient pas assez de possibilités de promenades ou de visites le dimanche dans des sites culturels variés pour s’y épanouir, qu’il faille absolument les envoyer dans les temples de la consommation de biens matériels, de peur qu’ils ne sachent pas comment s’occuper et qu’ils boudent la capitale !

Quant aux agglomérations de plus d’un million d’habitants (agglomération parisienne, Lyon, Marseille et Lille), la nouvelle rédaction « périmètre d’usage de consommation exceptionnel caractérisé par des habitudes de consommations de fin de semaine » est une amnistie générale des établissements délinquants récidivistes qui ne respectent sciemment ni la loi, ni les décisions de justices successives en leur défaveur.