Communiqué de presse

Martine Billard Députée de Paris, Les Verts Vice-présidente du Groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR)

Paris, le 12 juin 2009

Stop au massacre des communautés indigènes de l'Amazonie péruvienne

Depuis 2 mois les populations indigènes de l'Amazonie péruvienne manifeste pacifiquement contre des décrets attentatoires à leurs droits et à l’environnement.

Le gouvernement d’Alan Garcia a répondu par une répression très violente refusant les demandes répétées de dialogue des communautés indigènes. La police et l'armée ont lancé depuis des hélicoptères des bombes lacrymogènes et ont tiré sur les manifestants. Ces derniers se sont défendus. Il y aurait plus de 40 indiens et 26 policiers tués, des centaines des blessés et des dizaines des disparus.

De plus, un mandat d'arrêt à été lancé contre tous les dirigeants de l'Association Inter ethnique pour le Développement de l'Amazonie Péruvienne (AIDESEP), dont Alberto Pizango son président, qui a dû se réfugier dans une ambassade. Les décrets en question menacent les droits des populations autochtones ainsi que la biodiversité. Plus de 60% de la superficie du Pérou est constituée par la forêt amazonienne et 70% de celle-ci a été attribuée aux multinationales pour la prospection et/ou l'exploitation d'énergies fossiles et de minerais et pour produire des agro-carburants, de la cellulose et des cultures transgéniques.

Le gouvernement d'Alan Garcia doit :

  • abroger les décrets incriminés attentatoires à la vie des communautés indigènes natives et à la biodiversité de l'Amazonie péruvienne,
  • respecter la convention 169 de l'OIT relative aux peuples indigènes et tribaux, la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ainsi que la Convention sur la Biodiversité Biologique dont le gouvernement péruvien est signataire,
  • trouver une résolution pacifique au conflit.