1er décembre 2009, Journée de lutte contre le SIDA

Ce n’est pas aux malades de payer la crise !

Dans le monde, 33 millions de personnes vivent avec le VIH. La pandémie du SIDA fait 6 000 mort-e-s par jour. Le VIH est la première cause de mortalité et de morbidité des femmes en âge de procréer, dans le monde. Moins de 40% des personnes séropositives dans le monde ont un accès aux traitements antirétroviraux fin 2009. Nous sommes loin de l'accès aux traitements pour toutes et tous, promis par le G8 en 2005 !

Le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme qui a permis à plus de 2,3 millions de séropositifs dans les pays les plus pauvres, d’avoir accès aux traitements anti-rétroviraux, est menacé par un manque de financements que renforce la crise économique mondiale : il manque 5 milliards d’euros pour maintenir la pérennité des programmes engagés, notamment en Afrique. Mais les pays riches refusent d’augmenter leurs financements : depuis 2007, la contribution française est gelée. Quant au FMI, il s'est prononcé publiquement mi-novembre, par la voix de Dominique Strauss-Kahn, contre la création d’une taxe minime (de 0,005% !) sur les transactions de change, pour la lutte contre les grandes pandémies dans les pays les plus pauvres. La crise a bon dos ! Les pays riches savent trouver des centaines de milliards d’euros ou de dollars pour donner aux banques ou faire des cadeaux fiscaux aux plus riches, pendant que les malades des grandes pandémies meurent, faute de moyens.

En France, en 2007, on comptait 120 000 personnes vivant avec le VIH dont 28 446 en phase SIDA. Selon les estimations de l’Institut de veille sanitaire, la prévalence des nouvelles contaminations par le VIH survenues en 2008 parmi les hommes ayant des relations homosexuelles (48%) montre la nécessité de renforcer des stratégies adaptées de dépistage et de prévention. Les personnes vivant avec le VIH sont également directement touchées par la volonté de Sarkozy et de l’UMP de remettre en cause la prise en charge à 100% par la Sécurité sociale des soins liés aux affections de longue durée (ALD), dans la lignée de la politique de démantèlement et de privatisation de l'Assurance maladie.

Ce n’est pas aux malades de payer pour la crise, en payant pour leurs propres maladies !