Sans la censure du Conseil constitutionnel qui a rappelé le principe d'égalité devant l'impôt, ce sont principalement les ménages qui auraient été mis à contribution, alors même que les industries sont responsables de 93 % des émissions de gaz à effet de serre.

L'obligation ainsi faite au gouvernement de taxer les principaux pollueurs a eu raison de ses pseudo velléités écologiques, montrant ainsi que ce qui intéresse le plus Sarkozy est, comme d'habitude, le paraître plutôt que l'agir, les profits des copains plutôt que l'intérêt général.

Les défis de la lutte contre le réchauffement climatique restent entiers. Il n'y a pas grand chose à attendre d'un président qui a poussé ce cri du cœur « l'environnement ça commence à bien faire! »..., et d'une majorité qui continue à réclamer toujours plus d'autoroutes et d'aéroports et qui refuse toute reconversion des secteurs les plus émetteurs de GES comme les transports routiers.

C'est d'une écologie sociale que notre société et la planète ont besoin. Or, le seul message de l'allocution de Sarkozy, c'est « cap à droite et adieu l'environnement ».