L'austérité à visage découvert
Mardi, 6 juillet 2010, 19:08 - Social économie - Lien permanent
Après une séance de questions au gouvernement où le ministre du budget a osé parler d'équité, la présentation des orientations budgétaires pour 2011 montre un tout autre visage, celui de l'austérité et de la réduction des droits sociaux des plus modestes: personnes en situations de handicap, étudiants, chômeurs...
L'augmentation promise de l'AAH se fera en 6 ans au lieu de 5. Le cumul APL/demi-part fiscale pour enfant à charge disparaît et, en pleine période de crise économique, le nombre de contrats aidés va diminuer de 15%, alors que la part de la prise en charge par l'Etat va continuer à baisser.
Le gouvernement s'accroche désespérément aux avantages accordés à ses donateurs du Fouquet's et du Bristol.
Les orientations budgétaires se résument à : « pas touche au bouclier fiscal et aux exonérations d'impôts! ». Les pauvres se serreront un peu plus la ceinture. Il revient donc aux plus modestes de payer la crise due à l'enrichissement spéculatif de quelques uns!
Au moment où le bouclier fiscal a conduit l'Etat à verser un chèque de 30 millions d'euros à Liliane Bettencourt, première fortune de France, il y en a assez de cette injustice sociale !

Commentaires
bravo madame pour vos positions courageuses toujours à l'avant garde de la gauche et cela avec un grand sang froid vous m'otez les mots de la bouche serons-nous prets pour une dissolution du parlement?je le souhaite
Merci Madame, votre travail formidable n'est pas assez connu, votre rigueur d'expression pas assez mise en valeur, y compris au PG (dont je suis). Bien que n'habitant pas votre circonscription, je ne suis donc pas soupçonnable de quémander un quelconque acte de charité, je voulais vous faire part de la détresse dans laquelle me plonge la suppression de la 1/2 part pour les parents d'étudiants : mon fils vient d'obtenir le bac mention bien, ma fille est étudiante depuis trois ans, et de surcroit j'ai le mauvais goût, comme fonctionnaire de voir mon pouvoir d'achat baisser . Me voilà donc dans l'impossibilité de subvenir aux besoins de mes enfants. Comment annoncer cela au moment des inscriptions, des recherches de logements et des notifications de bourse ? Ou bien devrai-je choisir (choix de Sophie) lequel des deux ne fera pas d'études ? Je suis persuadée n'être qu'une parmi beaucoup de parents désespérés à l'annonce de cette mesure. Merci de combattre cette mesure, ainsi que toutes celles qui touchent les populations les plus fragiles.