Lundi, je vous informais dans ce billet du dépôt de notre proposition de loi constitutionnelle s'opposant au droit de véto que prétend s'arroger le Conseil Européen sur les budgets nationaux. Sarkozy et Merkel viennent d'obtenir un pas de plus vers la remise en cause de la souveraineté du peuple.

Voici le communiqué que je viens d'adresser à la presse.


Sarkozy s'enterre dans les contradictions

Sarkozy se déclare rassuré que les petites retraites soient préservées le jour même où il se félicite que le Conseil de l'Europe ait validé son plan d'austérité et le lendemain d'un vote du Parlement européen qui entérine l'avancée de la retraite par capitalisation. Le Président se moque des Français et persévère dans les mensonges.

Le plan Sarkozy-Merkel adopté dans la nuit déclare la guerre à la souveraineté du peuple. Le Conseil de l'Europe invente même un nouveau concept ! Celui de « politique budgétaire prudente en période conjoncturelle favorable » qui empêchera les parlement nationaux, sous peine de sanctions, de voter des crédits trop importants pour les services publics et le fonctionnement de l'État. Ils ouvrent ainsi la voie royale pour le secteur marchand.

La droite libérale poursuit ainsi sa stratégie d'utilisation de la crise financière pour justifier les coupes sombres dans les budgets nationaux et un contrôle de plus en plus important en dehors des parlements nationaux.

Le combat social n'est par terminé, il ne fait même que commencer.