La nouvelle est tombée la semaine dernière. Les restrictions budgétaires décidées par le gouvernement sont telles que le Samu social fermera à la fin du mois l'unique centre d'hébergement d'urgence géré par ses soins et qui accueille des femmes à Paris. Vous trouverez ci-dessous le communiqué que j'ai adressé à la presse vendredi, au nom de Parti de Gauche.

Mercredi 29 juin à 18h30, un rassemblement se tiendra devant le centre d'hébergement promis à fermeture, au 66, boulevard Richard Lenoir dans le 11e arrondissement (métro Saint Ambroise ou Richard Lenoir) à l'appel de nombreuses organisations (dont : CNDF, Maison des femmes de Paris, Coordination Lesbienne en France, Planning Familial, Marche Mondiale des Femmes...).

Oui, c'est l'heure du concert à Stalingrad, mais rien n'empêche de courir de ce rassemblement au meeting unitaire qui commence à 20 heures !


Communiqué de presse

Étranglé par l'État, le Samu social ferme sa porte aux femmes

Le 20 mai, lors du Conseil d'administration du Samu social de Paris, le gouvernement a fait connaître une baisse de 25 % des financements d'État destiné à ce Groupement d'intérêt public, dont il abonde le budget à hauteur de 92 %. Conséquence immédiate : le centre d'hébergement d'urgence Yves Garrel fermera ses portes au 30 juin. Premières victimes : les femmes. C'était en effet le seul centre d'hébergement géré par le Samu social de Paris à leur proposer des places. Si une solution provisoire a été trouvée pour les hommes qui y étaient également accueillis, l'État refuse de financer un nouveau centre destiné aux femmes.

Ces modestes 38 places faire cruellement défaut dans un contexte de pénurie généralisée. Il manque 13 000 places d'hébergement en Ile-de-France, et les autres associations ont déjà trop peu de places pour le public féminin, pourtant particulièrement vulnérable. Le gouvernement UMP réduit également les budgets pour l'accueil en hôtel.

L'affirmation « décomplexée » du mépris des pauvres se traduit par la mise en danger des plus précaires. Quitte à remettre en cause les principes de droit au logement et à l'hébergement opposable.

Le Parti de Gauche exige le rétablissement sans délai des crédits nécessaires au maintien de places d'hébergement dans leur ensemble et singulièrement pour les femmes à Paris.