Dette, déficit et "règle d'or" ont animé le feuilleton de l'été. Nicolas Sarkozy a pris la pose du sauveur aux côtés d'Angela Merkel, en prétendant que la politique d'austérité qu'ils veulent imposer à toute l'Europe serait la solution face au grave danger de l'endettement. François Hollande l'a rejoint sur l'objectif de ramener le déficit budgétaire de la France à 3 % du PIB dès 2013, suivi de peu par Martine Aubry...

Mais est-ce bien sérieux ?

Cette question, sans doute iconoclaste pour les adeptes du credo libéral, est on ne peut plus légitime. Jean-Luc Mélenchon démontre l'absurdité du raisonnement et le tour de passe-passe de manière très pédagogique dans son billet La dette est un prétexte. Comme je ne ferais pas mieux, je vous renvoie à son blog.

Faire payer la crise par le peuple tout en demandant poliment quelques piécettes aux oligarques, cela passe concrètement, dans un premier temps, par un projet de loi de finances rectificatif. C'est pour voter ce texte que de séances extraordinaires de l'Assemblée sont prévues mardi prochain, l'après-midi et en nocturne. Une nouvelle occasion pour le gouvernement et l'Élysée de montrer en quelle estime ils tiennent le Parlement : projet de loi de finances dévoilé hier matin, amendements exigés avant 14 heures, passage en commission des Finances à 16 heures. Et aucune convocation de la commission des Affaires sociales à cette heure, même pour avis, alors que les conséquences sociales ne seront pas minces...

Vous pourrez prendre connaissance de la déclaration effectuée hier par Jean-Claude Sandrier, au nom des député-e-s du Front de Gauche, en cliquant sur ce lien.