Tristesse ce matin en écoutant la radio. Ayant eu, comme tant d'autres, le privilège de la côtoyer , il me restera le souvenir de sa luminosité, de sa gentillesse et de sa simplicité. Je ne pourrais jamais oublier comment cette grande dame, à l'époque où elle était la femme d'un président de la République, savait malgré tout se rendre disponible pour toutes celles et ceux qui, victimes des dictatures, luttaient au péril de leur liberté et de leur vie. Je l'ai vécu concrètement en ce qui concerne le Chili au côté des familles de prisonniers politiques et des familles de condamnés à mort. Danielle, vous resterez à tout jamais dans le cœur de nombreux habitants de cette planète pour qui à un moment vous avez été la petite lueur d'espoir qui permettait de tenir.


Danielle Mitterrand, n'était que militante, si je puis dire, et à ce titre ne pouvait donc avoir un hommage officiel de l'Assemblée nationale. Mais c'était une grande dame. Aussi, aucun député avant moi n'ayant jugé bon de le faire, je lui ai rendu hommage publiquement cet après-midi lors de l'explication de vote que je faisais concernant la proposition de loi du groupe SRC sur les discriminations.

Companera Danielle, ahora y siempre.


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« Photo de Gauche » - Rémy Blang


Déclaration du Parti de Gauche :

Danielle Mitterrand s'est éteinte cette nuit, à l'âge de 87 ans. Nous savions sa santé fragile depuis quelques mois, nous redoutions l'issue de son hospitalisation récente et nous venons hélas d'apprendre avec émotion cette triste nouvelle.

Engagée dans la Résistance dès son plus jeune âge, elle fut, durant toute sa vie, au premier rang de tous les grands combats, pour les droits de l'homme, pour l'émancipation humaine et pour la défense des ressources naturelles de la planète.

Avec la Fondation France Libertés – Fondation Danielle Mitterrand, qu'elle avait créée en 1986, elle s'engagea avec détermination dans de nombreuses causes internationales.

Femme de gauche, elle exprimait des convictions fortes et n'avait pas hésité à faire savoir qu'elle voterait non au référendum sur le TCE en mai 2005.

Elle a consacré les dernières années de sa vie à la défense de l'eau, ce bien commun si important, qu'elle refusait de voir devenir « un bien économique au profit, sonnant et trébuchant, de quelques privilégiés ».

Le Bureau national du Parti de gauche et tous ses adhérents, Martine Billard et Jean-Luc Mélenchon ses co-présidents, s'inclinent devant sa mémoire. Nous adressons une pensée fraternelle et affectueuse à tous ses proches et aux membres de sa famille.