En 1997, Jospin avait dit la même chose à propos de l'accord Verts-PS. Pas de nouveauté donc, pour le disciple de Lionel. En 2002 et 2007, aucun accord n'avait pu être signé car toute tentative de compromis échouait déjà sur le nucléaire, mais aussi sur le montant des minima sociaux. Alors pourquoi EELV s'est-elle obstinée à vouloir signer un accord programmatique ? Leur orgueil les a perdus. Ils ont cru qu'ils pouvaient imposer leurs vues au PS.

Mais au final, le but souhaité est atteint : l'important, avoir des députés en nombre, reste encore possible. À condition que les dissidences PS ne se multiplient pas.

Pour clore la journée de lundi et pour montrer le peu d'importance que lui inspiraient les cris de son allié, François Hollande a fermé le ban : son gouvernement inclurait le Modem. Certains médias ont titré sur le grand écart. Au contraire, tout cela est très cohérent, François Hollande a prévu de gouverner au centre gauche.

Maintenant que tout cela est clair, que pensent les militants d'EELV attachés aux "fondamentaux" écologistes et à une approche de gauche ?

À toutes celles et tous ceux qui refusent d'accepter l'austérité, de brader des convictions ancrées depuis des années, qui veulent pouvoir continuer à se battre, notamment pour l'écologie sociale, je dis : "venez au Front de Gauche, vous avez toute votre place !" Nous n'exigeons pas que tout le monde soit d'accord sur tout mais nous avons une conviction bien ancrée que résument deux formules indissociables :

  • ce n'est pas au peuple de payer la crise,
  • et l'écologie ne passe pas après l'économie.

Pas de progrès humain sans vision écologiste et sociale globale.