La crise grave et profonde du logement en France plonge de trop nombreuses personnes, familles, dans le mal-logement. 3,6 millions de personnes sont, en France, sans logement ou très mal logées, en plus des 5 millions de personnes mal logées via la dégradation des copropriétés ou les logements surpeuplés. 1,3 millions de demandes de logement sociaux sont en attente ou non traitées. Le nombre d'expulsions locatives a atteint le chiffre inacceptable de 100 000 chaque année.

Face à cette grave réalité, plusieurs initiatives ont été lancées pour lancer des dynamiques collectives. Ainsi, le Réseau stop aux expulsions de logement (RÉSEL), qui est partie prenante de cette mobilisation, et a pour vocation de mobiliser concrètement autour des expulsions locatives, de rompre l'isolement des personnes qui en sont menacées et de créer autour d'elles un réseau de solidarité, afin de stopper les procédures d'expulsion ou de reloger les victimes.

Pour répondre à la crise du logement et aux souffrances qu'elle induit pour des millions de personnes, le Front de Gauche porte un « plan d'urgence pour le logement et contre la spéculation immobilière », comportant des mesures fortes comme l'interdiction des expulsions locatives, le blocage des loyers dans le public et l'encadrement de leur évolution dans le privé, la réquisition des logements vacants ou encore la mise en place d'un plan d'urgence de construction de 200 000 logements publics sociaux pendant cinq ans. Le Front de Gauche souhaite par ailleurs abroger la loi Boutin, votée en 2009, qui, notamment, a exclu environ 10% des familles de l'accession au logement social en abaissant le plafond de ressources, et facilité les expulsions locatives.

Vous pouvez signer ici une pétition en ligne, que j'ai signé, sur le site de la plateforme « Contre le logement cher ».

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