La situation du collège César Franck impose un tel mouvement : entre 2009 et 2013, la dotation horaire globale de l'établissement aura diminué de 90 heures ! Derrière ce chiffre, une réalité s'impose : la dislocation de l'enseignement au sein du collège. Ainsi, le cœur de ce qui a fait son succès pédagogique, l'enseignement de l'Italien, est mis en danger : la section italienne de César Franck est en péril, alors qu'elle fait le lien entre l'enseignement de cette langue dans les écoles du secteur et au lycée Victor Hugo.

Mais ce n'est pas tout. L'atelier de lecture en 6e, celui d'écriture en 4e et 3e, et l'atelier d'informatique en 5e sont supprimés. Le dispositif de socialisation et d'apprentissage, qui est un dispositif de soutien, de remédiation et de suivi psychologique, l'est également, tout comme disparaissent des heures d'enseignement en semi-groupes (maths et français en 5e et 4e). Enfin, 3 postes d'enseignants titulaires partis en retraites sont désormais occupés par des stagiaires, diminuant ainsi le nombre d'enseignants à même de construire des projets pédagogiques sur le long terme.

Explication du rectorat : l'enveloppe budgétaire est fermée ! C'est inacceptable. C'est pourquoi il est indispensable de mener ce type d'actions, pour montrer que, tant dans le primaire que dans le secondaire, la politique sarkozyste de casse du service public mène à la catastrophe. Nous le savons, s'il ne suffit pas d'augmenter le nombre de postes (enseignants mais aussi médecins, infirmiers, éducateurs spécialisés, surveillants etc...) dans l'Education nationale pour inverser cette tendance, c'est absolument nécessaire pour refaire de l'école le pilier de la République qu'elle était. Et cela ne pourra se faire qu'en rompant le plus nettement possible de cette politique austéritaire qui ruine notre société.

Vous pouvez télécharger le tract de la FCPE César Franck en suivant ce lien.