Point politique

Sur le plan politique, nous maintiendrons la pression sur les deux candidats restant en course pour le deuxième tour de l'élection présidentielle ; notre première lettre leur demandant de se positionner sur les deux points suivants :

  • L’arrêt immédiat des procédures d’expropriation qui sont en cours et à venir, ainsi que des expulsions éventuelles, tant que les recours juridiques concernant l’ensemble du dossier ne sont pas jugés et leurs conclusions rendues par les autorités compétentes (Cour de Cassation, Conseil d’Etat, Cour Européenne,…).
  • Le ré-examen de la Déclaration d’Utilité Publique à la lumière des éléments nouveaux apportés par l’étude économique faite par le cabinet CE Delft à la demande du collectif d’élu-e-s étant restée lettre morte, nous leur renverront une seconde lettre et nous nous inviterons à leurs meetings au même titre que les compagnies de CRS.

La lettre adressée par le Collectif d'élu-e-s (CéDpa) la semaine dernière aux présidents des trois collectivités territoriales étant elle aussi restée sans réponse, nous exigeons maintenant une réponse rapide à notre demande d'entretien entre eux et les grévistes.

Par ailleurs, nous déplorons que la lettre adressée personnellement par Marcel - agriculteur gréviste - et son épouse, à François Hollande en février dernier soit elle aussi restée lettre morte... Le silence est-il donc l'arme favorite des décideurs politiques ou sont-ils désarmés ?

Localement

Nous encourageons la commission agricole du PS 44 - venue nous apporter son soutien tout récemment - à poursuivre sa démarche pour que la transparence du débat politique au sein des partis ne soit pas un vain mot.

Sur le terrain, Vinci de son côté n'a pas perdu son féroce appétit ! Les ordonnances d'expropriations continuent d'arriver dans les boîtes aux lettres des exploitants.

Le comité de soutien s'élargit de jour en jour : les visites aux grévistes sont très très nombreuses. Internet n'est pas en reste : plus de 1 000 pages vues quotidiennement sur le blog, 9 à 10 000 personnes touchées par semaine par la page Facebook et la pétition affiche près de 25 000 signatures dont près de 1 000 depuis le début de la grève de la faim.