Tous les médias français ont baissé d'un ton après une dizaine de jours plutôt hystériques contre Chavez, traité de dictateur et autres qualificatifs divers cherchant à le délégitimer. Mais c'est le peuple vénézuélien qui votait et non la droite française ou espagnole. Et ce peuple a montré que quelles que soient les critiques qu'il peut avoir sur le fonctionnement actuel de l'état bolivarien, il savait faire la différence avec le programme ultralibéral du candidat de la droite. Parce que c'est de cela qu'il s'agissait : d'un vote entre le retour au néolibéralisme avec privatisations et abandon de la gestion des ressources naturelles aux multinationales ou la poursuite d'une politique au bénéfice des classes populaires.

En France, la désinformation a atteint des sommets. Le Figaro, dans son édition du WE, a même réussi à expliquer que "ricachon" utilisé par Hugo Chavez pour qualifier son adversaire venait d'une contraction entre rico et cochino (cochon). Ils auraient pu au moins se renseigner auprès de quelqu'un parlant espagnol et ils auraient su qu'il s'agit d'un suffixe d'amplification et que donc ricachon veut dire "gros riche". Je cite cet exemple pour montrer que lorsqu'on est capable d'écrire de telles absurdités, il devient difficile de croire quoi ce soit du reste des articles.

Cette victoire a été immédiatement saluée par les chefs d'états d'Argentine, de Bolivie et d'Equateur car ils savent que l'enjeu dépassait totalement le Venezuela. La voie de la réappropriation des ressources naturelles au profit de la souveraineté vénézuélienne et d'un autre modèle de développement et de répartition des richesses se poursuit donc.

Je ne peux que souhaiter au peuple Vénézuélien de continuer dans la voie qu'il s'est choisie et de résoudre les insuffisances actuelles pour l'améliorer encore.