Des centaines de militants, syndicalistes, militants écologistes anti-OGM, anti-nucléaire, militants de RESF ont été poursuivis ces dernières années pour décourager toute volonté de résistance. Toutes celles et ceux qui ont refusé les prélèvements ADN car ils ne sont pas des délinquants, ont été condamnés pour ce seul refus quand bien même les autres poursuites étaient abandonnées et qu'ils étaient relaxés.

La Guadeloupe vit d'ailleurs une situation tout à fait scandaleuse avec un harcèlement continu contre les militants syndicaux de l'UGTG (Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe) : rien qu'au premier semestre 2012, 96 de ses militants, du secteur privé comme de la fonction publique, ont été convoqués devant la justice. Charly Lendo, le secrétaire général adjoint, a été convoqué 3 fois et à chaque fois le juge a annulé la procédure. Mais le parquet s'est à chaque fois obstiné à faire appel. Des propos inadmissibles ont été tenus par des juges lors ces procès où un militant a même été convoqué en appel sans avoir été jugé en première instance ! Cela passe les bornes, ce n'est plus de la justice mais des règlements de compte par les représentants de l'oligarchie locale. EN GUadeloupe comme en Métropole, amnistie pour les militants syndicaux.

Pendant toutes ces années l'ensemble des forces politiques se réclamant de la gauche ont dénoncé ces prélèvements ADN abusifs et les poursuites contre les militants.

Aussi, dès l'élection de François Hollande comme président de la République, le Parti de Gauche, cohérent avec ce qui avait été défendu pendant la campagne électorale, a demandé que soit mise à l'ordre du jour du parlement une loi d'amnistie. Ainsi, reçu à l’Élysée le 5 juin 2012, Jean-Luc Mélenchon et moi-même avons interrogé le chef de l’État à ce sujet qui nous a encouragé sur cette demande. N'ayant rien vu venir, nous avons réitéré cette demande lors d'une nouvelle rencontre en décembre. Toujours rien.

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Ne voyant rien venir, les sénateurs du Front de Gauche ont donc déposé une proposition de loi.

Pour la soutenir et exiger l'amnistie, signez et faites signer la pétition en utilisant ce lien.

Et venez le mercredi 27 février devant le Sénat à 13 heures pour le rassemblement de soutien à cette loi.