En arrivant nous apprenions que certains avaient prévu une opération anti-politiques. La première intervenante, Geneviève Azam pour Attac, s'est donc faite chahuter et les intervenants suivants aussi dont le représentant de Solidaires D. Aubé, ce qui est nul et inadmissible. Puis l'intervention de José Bové a été interrompue 2 fois par des coupures de courant. J'intervenais après et juste avant la conclusion faite par Laurent Pinatel, porte parole de la Confédération Paysanne.

Mon discours a donc tenu compte de tout ce qui avait été dit avant moi par les oratrices et orateurs précédents et en prenant en compte l'ambiance, pas facile à cause des cris de quelques personnes. Je vous en mets ci-dessous les principales idées (je ne lis quasiment jamais de texte donc je ne peux que donner les idées et non le texte intégral).

NDDL 2014 prise parole meeting

Notre Dame des Landes est un symbole, le symbole certes d'un grand projet inutile. Mais aussi le symbole de la résistance à ce gouvernement qui n'écoute pas les citoyens, et qui préfère pactiser avec les lobbies, ici avec Vinci mais ailleurs avec d'autres lobbies comme dans le cas du projet de la ligne ferroviaire Lyon Turin.

C'est aussi un symbole de solidarité, de coopération, de convergence entre paysans, travailleurs et citoyens et je voudrais dire que cela doit aussi être un symbole de fraternité.

En effet la division ne profite qu'à nos adversaires, à l'oligarchie. Nous devons nous unir pour gagner. Je ne parle pas de s'unir pour s'unir, à n'importe quel prix. Il s'agit bien évidemment de s'unir dans le refus des politiques menées par ce gouvernement qui réprime ceux qui luttent mais cèdent à toutes les demandes du Medef et de la FNSEA. Ainsi il a suffi que la FNSEA mette quelques centaines de personnes dans la rue contre le projet d'interdire l'épandage des pesticides près des écoles, des crèches et des habitations pour que le gouvernement recule immédiatement.

Notre Dame des Landes est aussi le symbole qu'un autre futur est possible.

Ce futur il doit prendre en compte qu'il y a un seul écosystème qui permet la vie végétale, animale et humaine et qu'il est donc crucial de le sauvegarder.

Il ne peut donc être question d'accepter de produire toujours plus. Notre planète ne peut plus supporter cette ode à la croissance. Oui je le dis clairement, il nous faut aller vers la décroissance.

Mais quand je dis décroissance, il s'agit d'une décroissance globale, pas d'une décroissance individuelle. Il n'est évidemment pas question de demander à celles et ceux qui n'arrivent déjà pas à boucler leur fin de mois de se serrer encore plus la ceinture ni de demander aux peuples des pays pauvres de réduire leur consommation alors qu'ils n'ont même pas de quoi se nourrir chaque jour.

Cette réduction de la consommation concerne d'abord les plus riches, ceux qui gaspillent et aggravent ainsi encore plus l'état de la planète , oui à eux il faut prendre tout ce qui est superflu. Cette réduction concerne aussi plus les pays riches que les pays pauvres car nos modes de consommation sont les premiers responsables de la situation.

Il y a urgence car le réchauffement climatique s'aggrave, ainsi que la perte de biodiversité, les pollutions et l'épuisement des matières premières comme les hydrocarbures et des métaux comme le cuivre et l'or.

Il nous faut rompre avec le productivisme et le capitalisme, remettre l'humain au centre mais en symbiose avec son environnement et porter un projet qui allie social, écologie et démocratie, un projet écosocialiste.

Il faut en finir avec le modèle de concurrence, avec les grands projets inutiles avec Notre Dame des Landes où nous allons gagner.

Mais il faut aussi continuer à se battre pour la sortie du nucléaire et en même temps des énergies carbonnées, contre les gaz de schiste sans relâcher notre vigilance alors que ce gouvernement vient d'accepter de transférer un des permis de prospection, contre les grands projets inutiles. Nous étions plusieurs ici présents à être mardi dernier à Amiens pour dire non au projet de ferme industrielle des 1000 vaches et notre solidarité aux camarades de la Confédération paysanne poursuivis en justice. Il faut continuer ce combat si nous ne voulons pas que ce modèle d'insdutrie agricole se développe au détriment des paysans et de l'agriculture paysanne.

Sans oublier la bataille en cours contre le Grand Marché Transatlantique car si ce traité venait à être adopté, ce serait les multinationales qui dicteraient leur volonté aux peuples et nous n'en voulons pas

Nous voulons une autre société plus humaine et plus juste