A 14 mois de l'échéance présidentielle, F. Hollande a donc cyniquement poursuivi son entreprise de déconsidération de EELV en faisant entrer E. Cosse, secrétaire nationale, au gouvernement. Qui plus est, en tant que ministre du logement, poste qu'avait occupé Cécile Duflot en son temps et dont la loi a été ensuite consciencieusement vidée de son contenu sous la pression des lobbies immobiliers. Mais visiblement E. Cosse ne se fait pas trop d'illusions sur l'avenir de Hollande après 2017 puisque, contrairement à toutes ses grandes déclarations précédentes, elle a décidé de conserver son mandat de conseillère régionale. Encore un principe jeté par dessus bord. Et une pierre de plus dans le jardin du « élus tous les mêmes, tous pourris ».

Entre JV Placé et E. Cosse, pour ne parler que d'eux, le discrédit est total et retombe sur tous à commencer globalement sur EELV car les gens font rarement la différence entre ce que peut défendre un parti, la façon dont se comporte la majorité des militants et les quelques uns qui déconsidèrent tout engagement politique.

Pour aggraver la situation, le parti écologiste est au bord de la faillite au point de devoir licencier une partie de ses salariés et de devoir vendre son local. Dans ce contexte et compte tenu du fait que l'élection présidentielle n'a jamais vraiment réussi aux Verts (seul Noël Mamère en 2002 avec une campagne très marquée mariage pour tous et légalisation du cannabis a réussi à passer les 5%), présenter une candidature à la présidentielle va être une véritable gageure. Dans ces conditions quelle banque voudra octroyer un, crédit ? A cela, EELV a déjà répondu qu'ils feraient une campagne à l'économie sur l'unique base des 800 000 euros alloués par l’État au dépôt des 500 signatures (C'est à peu de choses près ce qu'avait fait Philippe Poutou, candidat du NPA en 2012). Mais leur obtention n'est pas assurée car déjà en 2012, avec bien plus d'élus qu'aujourd'hui, il s'en était fallu de peu que la candidature de Eva Joly ne puisse être déposée. Gageons que le PS ne leur fera aucun cadeau puisque l'obsession de F. Hollande est justement d'empêcher toute candidature de leur part.

Et pourtant ce n'est pas possible que l'écologie soit absente de la campagne ou réduite à terminer à un score minable.

En 2012, Jean-Luc Mélenchon était apparu pour beaucoup d'électeurs écologistes comme le plus convaincant au point même que Nicolas Hulot a ensuite reconnu avoir voté pour lui. Ce n'est d'ailleurs pas si étonnant puisque finalement EELV et PG sont bien les deux partis les plus proches sur les questions d'écologie.

Alors en 2017, nous devons garantir que l'écologie sera au centre du débat, il le faut, c'est indispensable. Dans l'annonce de sa proposition de candidature au journal de TF1, Jean-Luc a beaucoup insisté sur cette dimension :

Personne ne peut lui dénier ses convictions quant à la nécessité de changer de modèle de production et de consommation, il l'a redit. A côté de la lutte contre le réchauffement climatique, il a aussi souligné la nécessité de sortir du nucléaire. Sur le dossier de Notre-Dame des Landes, il a encore récemment rappelé son opposition au projet d'aéroport. Surtout c'est à une réflexion globale sur le modèle de société que nous voulons et qui soit compatible avec les ressources de la planète qu'il nous invite. Le débat est donc ouvert. Et pour être sûr que l'écologie soit présente à cette échéance nationale, il y a un geste possible, signer pour la Candidature JLM2017