Mercredi, 14 mars 2012

Ensemble contre l'austérité scolaire !

C'est l'histoire d'un collège qui, depuis 1983, avait bâti son succès sur un projet pédagogique solide, qui a fait ses preuves et de quelle manière : alors que seulement 10 % des élèves passaient en seconde les années précédentes, la proportion passe à 50 % à partir de cette année 1983. Ce projet, construit autour de l'enseignement de l'Italien, spécificité du collège, et d'une équipe pédagogique stable, qui s'investit sur le long terme, se trouve aujourd'hui gravement menacé par la politique de Nicolas Sarkozy.

Parents et enseignants ont donc décidé, avec le soutien des élus locaux, de bloquer le collège César Frank, 5, rue de la Jussienne dans le 2e, ce jeudi 15 mars au matin, à partir de 7h45. Je soutiens pleinement cette initiative de résistance à l'égard de ces politiques qui saccagent l'école publique, notre bien commun. Je ne pourrai malheureusement pas être sur place mais serai représentée pour apporter toute ma solidarité au mouvement, qui a l'immense mérite d'associer parents d'élèves et professeurs autour de cette noble cause commune.

Par ailleurs, je salue et soutiens une autre initiative commune aux parents d'élèves (FCPE) et aux syndicats enseignants (SNUipp et SUD) : ce jeudi 15 mars, une soirée « comprendre & défendre le RASED » aura lieu à partir de 18h45, à l'école des Archives, 40 rue des Archives, dans le 4e arrondissement. Dans un premier temps, le documentaire « Un parmi les autres » de Pierre de Nicola sera projeté. Il sera suivi d'un débat autour de la situation des RASED, ces Réseaux d'aides spécialisés aux enfants en difficultés, qui sont mis à mal par ces mêmes politiques austéritaires. L'école publique est menacée, il est urgent de la défendre !

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Vendredi, 9 septembre 2011

Une semaine ordinaire entre rentrée et justice à deux vitesses

Lorsqu'on parle de rentrée, on pense souvent à rentrée scolaire. Comme tous les ans, le ministre de l'Éducation nationale se félicite qu'elle se soit bien passée. Pour les enseignants et les parents, la vision est nettement moins rose.

Classes surchargées et coupes dans les enseignements considérés comme non prioritaires sont la conséquence de la diminution du nombre d'enseignants planifiée par l'UMP. Petit pas par petit pas, nous nous dirigeons de plus en plus vers une école à deux vitesses. La quasi suppression de la carte scolaire a fait fuir des banlieues populaires les meilleurs élèves ainsi que tous ceux dont les familles ont des possibilités pour se trouver une autre domiciliation. La réduction du nombre d'enseignants frappe de façon plus importante les établissements déjà en difficulté que ceux des centres villes.

La rentrée, c'est aussi le budget rectificatif 2011 dont la principale mesure, la taxation des mutuelles, va provoquer une augmentation de leurs tarifs. À côté, le marchandage sur le prix des entrées dans les parcs d'attraction, ou sur la taxation des chambres d'hôtel de luxe, apparaît indécent. Mais les élus locaux UMP sont plus vifs à défendre Walt Disney que la santé de leurs concitoyens. L'accès à la santé pour les familles à petit revenu sera encore une fois un peu plus dégradé.

La rentrée, ce sont aussi les plans de licenciement ou de fermeture d'entreprises qui repartent de plus belle.

Et la justice s'abat sur toutes celles et tous ceux qui essaient de résister : les Fralib à Géménos, mais Unilever a été débouté, les onze postiers des Hauts-de-Seine (dont Olivier Besancenot) qui pour avoir retenu quelques heures leurs supérieurs hiérarchiques, se voient condamnés pour séquestration et risquent ainsi de se voir révoqués ou licenciés selon leur statut.

Ce sont aussi les Déboulonneurs, qui se voient condamnés par jugement du 7 septembre pour avoir barbouillé des panneaux publicitaires (100 euros d'amende pour l'un, peine prononcée en mars 2012 pour sept autres, et 800 euros de dommages et intérêts au profit des publicitaires).

Ainsi, dans tous ces cas, la main de la justice ne tremble pas. Mais lorsqu'il s'agit de rechercher la responsabilité de l'épidémie de cancers suite à la catastrophe de Tchernobyl, là la justice se fait timide. Il ne serait pas possible de quantifier les conséquences sanitaires du passage du nuage radioactif sur la France. Rappelez-vous : en avril 1986, le professeur Pellerin affirme sur toutes les chaînes de télévision qu'il n'y a aucun risque, même pas d'ailleurs sur le site même de l'accident. La France est le seul pays d'Europe où un scientifique osera affirmer que le nuage s'est arrêté aux frontières nationales. Par son irresponsabilité et son aveuglement pro-nucléaire, Pellerin empêchera toute mise en œuvre de mesures de précaution. Il est donc à ce titre responsable de l'existence de nombreux malades de la thyroïde consécutifs à cette contamination. Lui a bénéficié d'un non-lieu.

Vendredi, 10 juin 2011

Affectation des élèves en collèges : les parents sont inquiets

Les politiques libérales menées par Sarkozy font sentir leurs effets de plus en plus fortement. Le choix dogmatique de supprimer des postes dans la fonction publique, en ne remplaçant pas un départ à la retraite sur deux, quelles que soient les évolutions des besoins en termes de services publics, a connu dans l'Éducation nationale une première période sous le signe du camouflage. Les postes visés étaient alors les moins visibles pour les parents. Mais désormais, pour tenir le cap, ce sont les postes d'enseignants présents à temps plein devant les classes qui disparaissent, alors qu'en primaire et au collège, les effectifs d'élèves s'accroissent, traduction de la poussée démographique des années 2000.

Les conséquences se font sentir au quotidien, avec des classes surchargées et des absences d'enseignant-e-s prévisibles et prévues (formations, réunions des instances paritaires, congés maternité...) qui ne font l'objet d'aucun remplacement. Cette politique transforme aussi en casse-tête l'affectation des élèves en classe de 6e. Alors que la Ville de Paris consent des efforts pour agrandir les collèges, c'est bien le nombre d'enseignant-e-s disponibles qui pose problème. L'an dernier, l'affectation en 6e fut particulièrement chaotique, et le collège César Franck, dans le 2e arrondissement, avait été particulièrement touché, car il présente la particularité d'enseigner l'Italien en première langue vivante, dans la continuité des enseignements des écoles élémentaires du secteur.

Cette année, la politique nationale ne s'étant pas améliorée, le pire est à craindre. La FCPE Paris s'en inquiète dans le communiqué suivant. Je rejoins ses constats et j'appuie sa mobilisation. A ce propos, je tiens à rendre hommage à la combativité des parents d'élève de l'école de la Jussienne et du collège César Franck. Tous les mardis depuis le 15 mars, l'école fait l'objet d'une occupation administrative. Le collège a rejoint ce mouvement il y a quatre semaines. Les questions de formation des enseignant-e-s, de leur remplacement, d'effectifs, de libre choix de poursuivre l'apprentissage de l'Italien... sont au cœur de leur engagement pour l'école publique. Au-delà des revendications "locales", c'est bien le système éducatif dans son ensemble qu'ils et elles défendent, tout en appuyant les personnels de l'Éducation nationale.

Ce mouvement mérite d'être soutenu... et étendu !

Vendredi, 27 mai 2011

Nuit des écoles dans Paris centre

A Paris, c'est ce vendredi 27 mai qui a été retenu pour la Nuit des écoles.

Deux lieux de rendez-vous :

  • le collège César Franck, dans le 2e, entre 18h30 et 20h30, où vous pourrez parler des questions communes à l'école et au collège avec les FCPE de César Franck et de l'école de la Jussienne (5, rue de la Jussienne)
  • l'école Saint Merri, dans le 4e, de 19h à 22h, où tou-te-s les parents d'élèves et enseignant-e-s de Paris centre sont convié-e-s, pour débattre dans la convivialité, avec un pot pour terminer la soirée (11, rue Saint Merri / 16, rue du Renard).

En déplacement dans le midi, je ne pourrai pas m'y rendre, mais je tiens à vous signaler ces rencontres bien nécessaires dans le contexte actuel.

Mardi, 15 mars 2011

Soutien aux parents d'élèves de l'école de la Jussienne

Ce matin, j'apprends que des parents d'élèves en colère occupent l'une des écoles élémentaires du 2e arrondissement. Pas vraiment une surprise : les suppressions de postes et la dégradation du service public qu'elles engendrent sont de plus en plus insupportables. Mais c'est le signe d'une certaine combativité. Souvent, ce sont les fermetures de classe qui occasionnent des mobilisations, comme celle qui a fait reculer le Rectorat sur la rue des Archives. Il est plus rare que des mouvements de revendication portent sur des mesures "diluées", les suppressions de postes qui touchent toutes les écoles de l'académie (remplacements) ou une partie seulement (Rased). Il convient donc de saluer cette occupation.

Voici ma réaction en direction de la presse.


École de la Jussienne occupée (Paris 2e) : Martine Billard soutient les parents en colère

Ce matin, des parents d'élèves en colère ont occupé le bureau de la directrice de l'école élémentaire de la rue de la Jussienne, dans le 2e arrondissement de Paris, à l'appel du Conseil local de la Fcpe.

Martine Billard soutient leurs revendications, largement diffusées par fax (voir la pièce jointe). Elle était intervenue auprès du Rectorat le 2 février dernier pour faire savoir son opposition aux suppressions de postes prévues dans les réseaux d'aide spécialisée (Rased) et les brigades de remplacement, ainsi qu'à une fermeture de classe à la maternelle de la rue des Archives (Paris 4e). Cette classe a pu être sauvée par la forte mobilisation des parents, des enseignants et des élus locaux. Mais, si le Rectorat a finalement épargné sept classes à Paris, il a récupéré les postes sur les remplacements, pénalisant l'ensemble des écoles, mais de manière moins visible.

Martine Billard salue la mobilisation des parents d'élèves de l'école de la Jussienne, qui conjugue avec lucidité la conscience des effets négatifs des politiques actuelles sur leur école et la revendication d'un changement d'orientation au plan national. C'est bien la casse du service public d'éducation qu'il est urgent d'arrêter !

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