Lundi, 6 février 2012

L'Allemagne n'est pas un modèle pour la France !

Après l'Angleterre, l'Irlande ou l'Espagne, c'est au tour de l'Allemagne de devenir la référence absolue du gouvernement et du patronat. Dimanche 29 janvier, durant son interview télévisée, le Président de la République a justifié ses réformes en la citant à vingt-huit reprises. La TVA "sociale" ? La France doit l'adopter puisque l'Allemagne l'a fait ! Les "accords de compétitivité" ? Le gouvernement allemand les a mis en place en 2006, nous n'avons que trop traîné ! Un véritable alignement sur la politique économique germanique. Cette interview a confirmé une tendance amorcée il y à plusieurs mois : le "modèle allemand" est érigé en exemple par l'UMP et le patronat, et Nicolas Sarkozy, dimanche soir, n'a fait que mettre en musique une partition déjà rédigée par Laurence Parisot, Jean-François Copé et consorts.

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Jeudi, 2 février 2012

Travail du dimanche : le Gouvernement en veut toujours plus

Ce jeudi 2 février, lors de la séance des questions orales sans débat, j'ai interpellé le ministre du travail quant à sa détermination à faire respecter le droit des salariés au repos dominical. En effet, depuis décembre, des enseignes commerciales hors-la-loi, encouragées par des déclarations de membres du Gouvernement, tentent d'obtenir des dérogations supplémentaires à la législation déjà modifié par la Loi Mallié de 2009.

Il s'agit d'enseignes de bricolage hors des zones PUCE d'Ile-de-France ; de supérettes alimentaires ouvrant après 13 heures le dimanche ; de boutiques du quartier des Abbesses dans le 18e arrondissement de Paris, hors de la zone touristique de Montmartre ; et de commerces ouvrant illégalement le dimanche sous prétexte de soldes depuis janvier.

Le travail du dimanche est une régression sociale, une atteinte au droit à la vie de famille comme aux loisirs, et une aberration écologique fondée sur le consumérisme 7 jours sur 7. C'est aussi une aberration économique car le pouvoir d'achat de nos concitoyens est le même, qu'ils consomment le dimanche ou un autre jour. En outre, étendre les périmètres des zones touristiques à Paris ne ferait que favoriser les boutiques de vêtements ou de souvenirs (alors même que les gérants de ces boutiques peuvent toujours travailler le dimanche à leur compte pour réaliser leur chiffre d'affaires), au détriment des commerces de bouche de proximité qui ne peuvent pas suivre l'envolée du prix des baux.

En réponse à cette interpellation, le Gouvernement a nié l'importance du nombre de supérettes alimentaires ne respectant pas la loi alors qu'elles sont nombreuses, notamment dans Paris. Et s'il a annoncé s'interdire de commenter la récente décision de justice ayant condamné une enseigne de bricolage ouvrant le dimanche hors zone PUCE, il a montré qu'il veut remettre en cause le repos dominical encore davantage, en appelant au classement du quartier des Abbesses du 18ème arrondissement en zone touristique et, d'une manière générale, en invoquant la nécessité de « suivre les évolutions de la société », manière détournée de valider a posteriori les pratiques d'enseignes commerciales hors-la-loi.

Voici la vidéo de mon intervention.





Vous trouverez ci-dessous le texte de ma question (question orale sans débat n°1694).

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Mercredi, 18 janvier 2012

Sarkozy met le Medef au sommet

Vous trouverez ci-dessous le communiqué que j'ai adressé à la presse, au nom du Parti de Gauche, en réaction au "sommet social" convoqué par Nicolas Sarkozy aujourd'hui.


Sarkozy met le Medef au sommet

La réunion a été "excellente" selon Madame Parisot : c'est mauvais signe pour les travailleurs.

Nicolas Sarkozy en appelle à la nécessité urgente de répondre à la crise mais ne propose rien de concret contre les plans sociaux, les délocalisations et la précarité.

Au contraire, pour masquer le chômage, il nous annonce la généralisation de « l'activité partielle » sans contrepartie des entreprises et de nouvelles obligations pour les chômeurs sous couvert de formation pendant « le temps libre forcé ». Les quelques mesurettes, contrats aidés, formations, embauches à Pôle Emploi (mais sous quel statut ?) se feront à budget constant.

En résumé : hausse de la TVA, baisse des salaires, aggravation de la précarité et de nouvelles exonérations sociales.

Ce n'est qu'un début, il nous promet « une fin de mois difficile » lorsqu'il nous présentera l'addition de ses mesures d'austérité et de régression des droits sociaux.

Jeudi, 10 novembre 2011

Le SMIC enfin !… mais tellement peu.

Contrairement aux cadeaux fait par milliards pour les riches, depuis 5 ans le SMIC n'a jamais bénéficié du moindre coup de pouce. Pourtant, cela fait plusieurs mois que l'inflation atteint le seuil de déclenchement de l'augmentation automatique du SMIC. Le gouvernement aura attendu d'être contraint par la loi pour enfin procéder à cette hausse. Mais ce sont autant de mois de perte de pouvoir d'achat du SMIC pour les salariés concernés..

L'augmentation, annoncée par la direction générale du travail, de 2,1% au 1er décembre, est inférieure à l'inflation sur un an d'octobre 2010 à octobre 2011 qui s'élève à 2,3%. Ils n'ont pu s'empêcher de mégoter !

Il est grand temps de tourner la page d'une majorité qui préfère enrichir toujours plus ceux qui ont déjà beaucoup au détriment des plus pauvres.

Lundi, 25 octobre 2010

Sarkozy veut imposer les diktats libéraux européens

Voici le communiqué qui annonce notre proposition de loi constitutionnelle s'opposant au droit de véto que prétend s'arroger le Conseil Européen sur les budgets nationaux, au détriments des parlements, et donc des peuples.


Sarkozy veut imposer les diktats libéraux européens

Le Commission européenne voulait déjà rétablir le droit de veto sur les budgets nationaux, Sarkozy et Merkel viennent de se mettre d'accord pour renforcer les sanctions des pays qui auraient encore osé s'opposer à la volonté de l'Europe libérale.

Les députés du Parti de Gauche et du Parti Communiste ont déposé une proposition de loi constitutionnelle garantissant qu'aucune instance ne pourra statuer avant la délibération des représentants du peuple.

La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 proclame dans son article 14 que "Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée".

Le Conseil Européen avait déjà annoncé qu'il examinerait les budgets nationaux avant l'aval des parlements, réinstaurant ainsi un droit de veto disparu en France pendant la Révolution Française. D'un côté il déclare que cela n'a rien d'un droit de veto, de l'autre il affirme que "en cas d'inadéquation évidente dans les projets de budget pour l'année suivante, une révision des projets de budget national pourrait être recommandée".

Pas question, pour le Parti de Gauche, d'accepter ce double contrôle du budget, a priori et a posteriori, qui plus est par une instance non élue, fer de lance des politiques libérales.

Cette proposition de loi sera examinée le 2 décembre 2010 lors de la niche parlementaire consacrée au groupe GDR.

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