Même si du fait de la spécificité du statut de Paris, il n'y avait pas de scrutin dans la capitale, et si seulement la moitié des cantons étaient renouvelables dans chacun des autres départements, ces élections cantonales concernent tout le pays, par ce qu'elles expriment du paysage politique actuel.

Elles auront été marquées par un très fort taux d'abstention (56 %) avec des variations importantes selon les zones, jusqu'à 80 % dans certaines villes de la banlieue parisienne, montrant ainsi l'état de désespérance de quartiers entiers qui n'attendent plus rien de la démocratie. C'est dramatique. Après l'électorat de gauche déçu par les politiques mises en œuvre de 1997 à 2002 et qui l'avait fait savoir le 21 avril 2002, c'est aujourd'hui au tour de l'électorat de droite de donner la même leçon au gouvernement UMP-Sarkozy. Malheureusement, les déceptions des uns et des autres amènent soit à l'abstention, soit à « un coup de pied dans la fourmilière » qui s'exprime dans le vote FN.