Vendredi, 16 décembre 2011

Condamnation de Jacques Chirac : enfin la justice passe !

Hier, quand j'ai appris la condamnation de Jacques Chirac, j'ai proposé un communiqué de presse au PG. Voici le texte que nous avons diffusé.

Ancienne Conseillère de Paris sous Tibéri, j'attendais avec impatience qu'une condamnation soit enfin prononcée contre l'un des responsables de premier plan de tous les abus que nous avons connus. Tant d'autres affaires parisiennes ont été enterrées...

Au-delà de ce dossier, il est plus que temps que le droit évolue pour empêcher les obstructions à l'instruction de tels dossiers et que la justice fasse son travail de manière égalitaire et républicaine.


Condamnation de Jacques Chirac : enfin la justice passe !

Des années durant, Jacques Chirac a profité des moyens publics mis à sa disposition en principe à la seule fin d'assumer ses responsabilités publiques. C'est au détriment des contribuables et des actions qui auraient dû être financées pour l'intérêt général que Jacques Chirac et son parti, au service de ses ambitions, ont prospéré.

Le feuilleton de son impunité judiciaire a pris enfin aujourd'hui, avec une condamnation à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris. Mieux vaut tard que jamais mais cette condamnation différée doit remettre en question l'impunité dont profite un Président de la République en exercice. La démission de Jacques Chirac du Conseil constitutionnel est logiquement la prochaine étape, une probité avérée s'imposant pour jouer le rôle de garant en dernier ressort de la Constitution.

Puisse la justice connaître moins d'embûches, autant de fermeté et plus de célérité, dans le traitement des affaires d'État en cours. L'exemplarité de la République est en jeu.

Lundi, 27 septembre 2010

Affaires des emplois fictifs : pour le PG, "y a pas d'arrangement !"

Aujourd'hui, le Conseil de Paris a voté les accords entre la Ville de Paris, Jacques Chirac et l'UMP. Ainsi, la Ville abandonne sa constitution de partie civile dans l'affaire des emplois fictifs, contre le remboursement des sommes estimées dues. Les Conseillers de Paris du Parti de Gauche, Alexis Corbière et Danielle Simonnet, ont voté contre.

Et je soutiens cette position, qu'Alexis détaille dans un entretien accordé au Monde, dans une tribune publiée par Médiapart, ainsi que sur son blog. Moi-même Conseillère de Paris entre 1995 et 2001, ayant combattu au plus près le système Chirac, je fais mien le refrain de Zebda : "Y a pas d'arrangement !" possible au sujet de ces pratiques là, et la justice doit aller au bout des procédures !

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