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Jeudi, 21 juillet 2011

Non à la soumission aux marchés financiers, les peuples ne doivent pas payer la crise !

Comme je vous le disais dans le billet précédent, le vote sur "la règle d'or" a donc eu lieu au parlement. En effet, pour Sarkozy, digne représentant des intérêts de l'Europe libérale, il fallait au plus vite rassurer les marchés et obéir aux diktats de la Commission européenne. Il n'était donc pas question que le Parlement termine ses travaux annuels sans que soit voté le projet de révision de la Constitution cherchant à inscrire dans le texte fondamental de la République française le principe d'équilibre budgétaire, qu'il faut traduire du langage UMP par "poursuite des cadeaux fiscaux aux plus riches et réduction drastique de toutes les dépenses publiques."

Maintenant, pour que cette modification soit ratifiée, il faut que Nicolas Sarkozy convoque le Parlement en congrès à Versailles. Mais il n'est pas sûr d'obtenir la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés nécessaires à la ratification. En effet, la droite n'a pas cette majorité à elle seule si l'ensemble des parlementaires se réclamant de l'opposition vont à Versailles et votent contre.

Si Sarkozy convoque le congrès, pas un parlementaire de gauche ne doit être absent, tous doivent voter contre.

Plusieurs organisations syndicales, associatives et politiques ont décidé de lancer un appel commun pour appeler à rejeter cette constitutionnalisation de l'austérité.

Le Parti de Gauche est signataire de cet appel, faites-le circuler, faites le connaître, tout doit être fait pour empêcher ce vote.

On a déjà vu les conséquences de cette politique avec la RGPP depuis 2007, la diminution de nombreux budgets et plus brutalement encore ces dernières semaines la réduction massive des moyens de l'hébergement d'urgence.

Vous pouvez télécharger l'appel ici, ou le lire ci-dessous.

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Mercredi, 13 juillet 2011

Dernière intervention sur "l'équilibre des finances publiques"

Je vous avais déjà entretenu-e-s du projet d'inscription dans la Constitution des dogmes libéraux, sous prétexte de lutte contre les déficits publics. Dans le langage UMP, ça se dit "équilibre des finances publiques", voire "règle d'or". Au matin de ce dernier jour de la session extraordinaire, le texte revenait en troisième lecture. Voici mon intervention dans la discussion générale.





Mercredi, 4 mai 2011

"Équilibre des finances publiques" : mon intervention d'hier

Depuis hier, nous débattons en séance sur la proposition de loi constitutionnelle dite "Équilibre des finances publiques". L'objectif est de rendre constitutionnelles des obligations de politiques budgétaires libérales, tant au niveau du budget de l'État que du budget de la Sécurité sociale, et même des budgets des collectivités territoriales. Ce texte s'inscrit dans le droit fil du pacte "Euro-Plus" et du "programme de stabilité européen" qui a fait l'objet d'une déclaration du gouvernement lundi, suivie d'un débat et d'un vote (le compte-rendu des débats est ici).

Je vous livrerai dès que possible une analyse plus approfondie. Siégeant depuis hier, je me contente pour l'instant de mettre en ligne mon intervention d'hier soir en discussion générale.





Mercredi, 16 mars 2011

Une constitution FMI ? Non merci !

L'offensive libérale contre la souveraineté du peuple continue ! En cohérence avec le "semestre européen", déjà évoqué dans ce billet et celui-ci, ainsi qu'à l'occasion d'une question au gouvernement, il s'agit maintenant pour l'équipe au pouvoir de constitutionnaliser leurs dogmes budgétaires.

Voici le communiqué de presse que j'ai rédigé suite au Conseil des ministres de ce matin.


Une constitution FMI ? Non merci !

Le gouvernement vient d'annoncer le dépôt d'un projet de loi visant à inscrire dans notre Constitution une « règle d'or » en matière d'équilibre budgétaire. Le but est clair : graver dans le marbre de la Constitution les politiques chères aux libéraux. Les propositions contenues dans cette loi émanent d'ailleurs directement de l'ancien président du FMI, Michel Camdessus. Elles font partie du pacte de compétitivité que l'Union européenne veut imposer aux peuples des 27 pays.

Il s'agit ainsi d'encadrer la politique du prochain gouvernement, quelle que soit la majorité qui sortira des urnes en 2012, pour empêcher toute politique de rupture avec l'orthodoxie libérale promue par la commission européenne.

Plutôt que d'inscrire cette " règle d'or " dans notre Constitution, le gouvernement ferait mieux de revenir sur sa politique en matière de niches fiscales et sociales. Car, aujourd'hui, l'ensemble de ces exonérations représentent un montant supérieur au déficit annuel français !

L'ingérence du FMI dans les choix politiques et économiques des États doit stopper. La souveraineté du peuple en matière budgétaire est un principe fondamental. La contourner constituerait un véritable recul démocratique.