Suite aux commentaires et à d'autres remarques, j'ai un peu complété ce texte, notamment en ajoutant un paragraphe sur le nucléaire (c'est vrai que le refus du nucléaire me semblait tellement évident que je ne l’avais pas inclus) et un paragraphe sur austérité choisie/austérité subie. Pour le reste (élevage, question démographique), il me faudrait développer beaucoup plus. Je ne dis pas que je ne le ferai pas un jour, mais je crains que cela dépasse un simple article de blog.

De plus en plus d'intellectuels, de militants ou de simples citoyens sont persuadés que le modèle de croissance de ces 6o dernières années n'est plus souhaitable, ni possible. La remise en cause du concept même de PIB (Produit intérieur brut) est largement présente dans le débat public. Malgré cela, le pourcentage d'augmentation de la production continue a être l'alpha et l'oméga de la vie en société. Couplé à l'hégémonie de l'idéologie de la « compétitivité » et au fétichisme de la marchandise, la vision productiviste de l'économie reste dominante. Le mot décroissance pose de bonnes questions mais il suscite aussi incompréhension, réticence et peur. Pourtant une croissance infinie sur une planète aux ressources non renouvelables est impossible. Les périls qui pèsent sur la biosphère ont atteint un seuil qui oblige à des ruptures majeures. C'est la raison du projet écosocialiste, tandis que perdure ailleurs l’illusion dépassée de réponses sans remise en cause des rapports sociaux ni du fonctionnement de l'économie de marché.

Vous trouverez ci-après ma réflexion personnelle sur le sujet