Mercredi, 12 avril 2017

Tribune : Écologistes et membres du Conseil fédéral d'ÉELV nous voterons Jean-Luc Mélenchon

Je publie cette tribune car elle montre que, venus d'horizons divers, il est possible de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon dans la volonté de construire une alternative d'espoir dans cette élection et pour après.

Adhérents d'ÉELV, quelle qu’ait été notre préférence initiale, nous avions pour candidat celui qui était arrivé en tête à la primaire de l'écologie : Yannick Jadot.

Après son retrait dans des conditions démocratiquement condamnables et en l’absence désormais de candidat de l’écologie politique, nous sommes devenus libres de nos engagements pour le scrutin présidentiel à venir. Il nous reste le choix entre les deux candidats de gauche de gouvernement ou le vote blanc.

Le programme de Benoît Hamon, sur bien des points repris de celui d’EELV, au point qu’il provoque le rejet de nombre d’élus de son parti, pourrait nous paraître séduisant. Force est néanmoins de constater que la conversion à l’écologie du candidat du parti socialiste est récente, qu’il ne remet pas en cause le lancement de l’EPR de Flamanville, qu’il est resté au gouvernement après la nomination de Manuel Valls comme premier ministre alors qu’ÉELV le quittait, gouvernement dont il sera sorti après l’incident de Frangy-en-Bresse. Par ailleurs, ÉELV ne partage pas son option de renforcement de la défense militaire basée sur la dissuasion nucléaire.

Force est surtout de constater que, dans l’hypothèse où il remporterait la présidentielle et réussirait à obtenir une majorité parlementaire, celle-ci serait majoritairement composée de ceux qui ont jusqu’au bout soutenu la politique de François Hollande et Manuel Valls, jusqu’à se déshonorer avec la proposition constitutionnelle de déchéance de la nationalité de citoyens nés français participant à la montée des idées du Front National.

Qui peut penser qu’une majorité PS défendant aujourd’hui le bilan du quinquennat légifèrerait en faveur d’une plateforme programmatique radicalement différente sur le plan social et environnemental. Le programme du Président frondeur risque d’être forclos dès la première réunion de l’Assemblée nationale, répétant l’expérience de trahison, de déception et le désarroi des cinq dernières années.

Le programme de Jean-Luc Mélenchon se revendique tout autant de l’écologie. Sur des points comme le régionalisme et l’Europe, ÉELV a des approches et des analyses différentes. Nous ne cautionnons pas certaines positions en politique étrangère, ni son indulgence envers certains chefs d’état.

Néanmoins, Jean-Luc Mélenchon porte un discours écologiste depuis bien avant 2012, et ce discours, très cohérent, est partagé par l’écrasante majorité de son mouvement de la France Insoumise. Le soutien du Parti communiste ne l’en a pas fait dévier, il n’a jamais cautionné les dérives économiques et morales du mandat de François Hollande. Les candidats aux législatives qui se réclameront de son mouvement sont en totale cohérence avec sa campagne présidentielle à la différence d’Hamon qui n’a pas le soutien de son parti et de beaucoup de socialistes investis aux législatives. Pour un parti comme ÉELV priorisant les législatives, ce constat nous apparaît déterminant.

Nous ne donnons pas dans la politique proclamatoire, nous avons conscience qu’en présence de deux candidats de la gauche et suite au désaveu du gouvernement sortant, les chances sont faibles pour chacun d’eux. Toutefois, le niveau inédit à ce jour d’abstentionnistes et d’indécis témoigne que rien n’est fatal.

Aussi, et en l’absence d’un candidat de l’écologie politique et dans la perspective et l’espoir de reconstruction d’une alternative écologiste après la présidentielle, nous faisons en conscience le choix de soutenir Jean-Luc Mélenchon à la Présidentielle.

Pour son refus clair des traités européens imposant le libéralisme, détruisant les services publics, entravant la transition écologique, parce que nous avons trouvé les militants de son mouvement à nos côtés dans nombre de nos combats, de Notre-Dame-des-Landes à la ferme des 1000 vaches, en résistance et en proposition d’un autre modèle de développement et enfin pour sa cohérence dans la séquence électorale.

Premiers signataires

   * Jacques MINNAERT Conseiller fédéral ÉELV
    * Raymonde PONCET Conseillère fédérale ÉELV
    * Laurent DUPONT Conseiller Fédéral ÉELV
    * Éric GORDIEN-FAURE Conseiller Fédéral ÉELV
    * Samy KHALDI Conseiller fédéral ÉELV
    * Martine PETIT Conseillère fédérale ÉELV
    * Michel THOMAS Conseiller Fédéral ÉELV


Samedi, 13 février 2016

Relevons le défi de l'écologie pour 2017

2017 France insoumise



Peut-on affirmer constamment qu'il y a urgence pour le climat, la biodiversité, les mers, les forêts .... et ne pas se bouger ?

Le bilan environnemental de F. Hollande comporte non seulement peu d'avancées et en général surtout des intentions non suivies d'actes concrets mais inclue aussi beaucoup de régressions elles très précises. Une fois de plus les intérêts économiques auront pris le dessus. Le meilleur exemple en est les cars Macron tout comme les lobbies du BTP avec l'exemple de Notre-Dame des Landes.

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Vendredi, 27 juin 2014

Loi ferroviaire, collectif budgétaire et autonomie des groupes parlementaires

En France et encore plus à gauche, il est de bon ton de rappeler qu'il n'y a pas de mandat impératif et que donc les parlementaires n'ont pas à dépendre de leur parti pour leurs votes au parlement. Il est indéniable que la Constitution rejette le mandat impératif. C'est positif car en cas d''évolution du parti auquel un député ou sénateur appartient contraire aux valeurs défendues au départ, il est sain de pouvoir voter différemment des consignes données.

En même temps, il est bien évident que les députés ne sont pas élus sur leur bonne bouille mais bien en quasi totalité parce qu'ils ont été présentés ou soutenus par un parti.

On peut donc espérer qu'il y ait un travail collectif entre le parti d'origine et le groupe parlementaire.

Si je pose ce débat aujourd'hui, c'est suite à la loi sur la réforme ferroviaire.

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Lundi, 2 avril 2012

Écologie, Front de Gauche et dirigeants d'EELV

Depuis une dizaine de jours, les responsables d'Europe Écologie les Verts ont lancé une nouvelle mode : dénier à Jean-Luc Mélenchon toute qualité d'écologiste ! Le tout agrémenté de critiques du concept de planification écologique. Nous pourrions avoir un débat de fond intéressant sur ce qui diffère dans nos approches, notamment sur la compatibilité ou pas entre écologie et politique austéritaire, entre politique de gauche et traité de Lisbonne. Ce n'est hélas pas sur ce terrain que les attaques se sont situées.

J'ai choisi l'humour pour répondre, en adressant à Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé un "kit découverte de l'écologie portée par le Front de Gauche." Il comprend :

  • une sélection de photos (de Patricia Tutoy et Jean-Claude Saget, merci à eux deux) montrant dans la Marche pour la VIe République du 18 mars des pancartes et banderolles sur l'écologie, la solidarité internationale et la place des femmes dans la Commune de Paris (vous pourrez les retrouver grâce à ce lien)
  • le dernier tract du Front de Gauche sur l'écologie
  • un DVD qui reprend l'intervention de Jean-Luc Mélenchon devant France Nature Environnement le 28 janvier, et un passage de son discours lors du meeting de Clermont-Ferrand le 14 mars (prenez le à partir de 46mn 15s si vous ne voulez pas écouter en entier),
  • la proposition de loi sur la planification écologique que j'ai défendue à l'Assemblée nationale, le rapport sur cette PPL et le scrutin public, montrant le vote favorable des député-e-s d'EELV
  • le décret de création du Commissariat au plan du 3 janvier 1946 et de la nomination du premier Commissaire général au plan Jean Monnet, adepte du Gosplan bien connu
  • un rappel du soutien apporté par des écologistes connus et reconnus à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, arguments à l'appui,
  • les manifestations de soutien du Front de Gauche envers EELV lorsque des responsables ont fait l'objet d'attaques inadmissibles (dans le même document),
  • la tribune co-signée par José Bové, Daniel Cohn-Bendit, Éva Joly et Nicolas Hulot, publiée par Le Monde le 12 mai dernier, appelant à un référendum sur le nucléaire,
  • une invitation à recentrer le débat sur l'essentiel et à unir nos forces pour combattre ensemble le productivisme et le capitalisme qui le porte aujourd'hui, à travers ce dessin que nous devons à Jean-François Batellier, auteur-dessinateur bien connu des écolos, des autogestionnaires et des militant-e-s de gauche :

joly_melenchon.jpg

Car franchement, cela irait tellement mieux si nous agissions ensemble, dans le même sens, au service de l'écologie !


Ayant appris ce matin la mauvaise chute d'Éva Joly hier soir, je lui adresse, au nom du Front de Gauche, tous nos voeux de prompt rétablissement. Nous avons besoin de toutes et tous dans les combats communs des semaines à venir.

Jeudi, 1 décembre 2011

Accord PS-EELV suite : qu'en reste-t-il ?

Après l'affaire du Mox, l'affaire du droit de véto de la France à l'Onu, l'Ump s'en donne à cœur joie et rien ne dit que c'est terminé. Devant ce fiasco médiatique, une question lancinante revient à l'esprit : le PS a-t-il lu le texte de l'accord programmatique qu'il a signé ? Peut-on être amateur au point de ne pas prévoir la communication sur un tel accord ?

Le gouvernement et l'UMP sont totalement de mauvaise foi. Oui, et ? Depuis quand, dans un tel moment politique de bataille pour le pouvoir, seuls des arguments de fond, honnêtes, sont utilisés ? On peut le regretter, mais il faut être bien naïf pour l'oublier.

A moins que, pour le PS comme pour EELV, l'important n'ait pas été la partie programmatique.

En tous cas pour François Hollande c'est clair, la page est tournée, et il suffit de se référer à ses dernières prises de position pour le comprendre :

  • non, il ne sortira pas du nucléaire et il est «pour le nucléaire de nouvelle génération», ce qui implique que «l'industrie nucléaire, loin d'être affaiblie, sera à plusieurs titres sollicitée, et donc renforcée»
  • oui, il fermera bien Fessenheim, mais rien de plus dans son mandat,
  • «le chantier de Flamanville – avec le nouveau réacteur EPR – sera conduit à son terme»,
  • pas plus de fermeture de l'usine de La Hague, car «le système de retraitement des déchets et la filière qui l'accompagne seront préservés.»

Et de toutes façons, il n'est pas tenu par cet accord qui concerne les partis... ce qui laisse comme une impression de déjà vu.

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