Lundi, 2 mai 2011

Mardi 3 mai - meeting contre le pacte "Euro Plus"

Demain mardi 3 mai à 20h, j'interviendrai lors du meeting organisé par le Front de Gauche contre le pacte "Euro Plus", au gymnase Japy (2, rue Japy, Paris 11e, métro Voltaire ou Charonne, ligne 9).

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Lors du dernier Conseil européen, Sarkozy et Merkel ont fait adopter ce cadre contraignant pour imposer les politiques libérales en Europe, alors que les plans d'austérité rencontrent de plus en plus de résistance des peuples qui en sont victimes.

Vous aurez plus d'éléments dans le tract en téléchargement ici... et durant le meeting !

Mercredi, 16 mars 2011

Une constitution FMI ? Non merci !

L'offensive libérale contre la souveraineté du peuple continue ! En cohérence avec le "semestre européen", déjà évoqué dans ce billet et celui-ci, ainsi qu'à l'occasion d'une question au gouvernement, il s'agit maintenant pour l'équipe au pouvoir de constitutionnaliser leurs dogmes budgétaires.

Voici le communiqué de presse que j'ai rédigé suite au Conseil des ministres de ce matin.


Une constitution FMI ? Non merci !

Le gouvernement vient d'annoncer le dépôt d'un projet de loi visant à inscrire dans notre Constitution une « règle d'or » en matière d'équilibre budgétaire. Le but est clair : graver dans le marbre de la Constitution les politiques chères aux libéraux. Les propositions contenues dans cette loi émanent d'ailleurs directement de l'ancien président du FMI, Michel Camdessus. Elles font partie du pacte de compétitivité que l'Union européenne veut imposer aux peuples des 27 pays.

Il s'agit ainsi d'encadrer la politique du prochain gouvernement, quelle que soit la majorité qui sortira des urnes en 2012, pour empêcher toute politique de rupture avec l'orthodoxie libérale promue par la commission européenne.

Plutôt que d'inscrire cette " règle d'or " dans notre Constitution, le gouvernement ferait mieux de revenir sur sa politique en matière de niches fiscales et sociales. Car, aujourd'hui, l'ensemble de ces exonérations représentent un montant supérieur au déficit annuel français !

L'ingérence du FMI dans les choix politiques et économiques des États doit stopper. La souveraineté du peuple en matière budgétaire est un principe fondamental. La contourner constituerait un véritable recul démocratique.

Mercredi, 26 janvier 2011

2012, si loin, si près

Le Parti de Gauche tenait son Bureau national et son Conseil national à la fin de la semaine dernière. La discussion du BN a porté sur la crise européenne et la question de l'euro. Cela nous a permis de clarifier les motifs d'une non sortie de l'euro et débouchera sur une résolution pour notre Conseil national d'avril. Puis, le CN portait sur l'élection présidentielle de 2012 incluant le soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour le Front de Gauche.

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Cette déclaration de candidature a provoqué des réactions, pour certaines convenues, pour d'autres plus surprenantes.

L'élection de Marine Le Pen comme présidente du FN, amène toutes les bonnes âmes à appeler à retirer toutes les candidatures autres que du PS à gauche. Or, si aujourd'hui tant de nos concitoyens s'abstiennent, c'est bien parce qu'ils ont l'impression de ne plus trouver de réponse à leurs préoccupations. Ne leur proposer au vote que de continuer dans la voie de l'ultralibéralisme accompagné de mesures sécuritaires ou de voter pour un projet flou à gauche, ne va pas faire reculer l'abstention.

Aujourd'hui nous ne savons pas quel sera le candidat du PS, sur quel programme. Il faut bien voir que si c'est pour appliquer la politique du FMI comme en Grèce ou en Irlande, le résultat risque d'être un vote FN la fois suivante.

De plus, considérer aujourd'hui qu'un haut score du FN est inéluctable est invraisemblable. C'est une position totalement défaitiste. Pire, certains dirigeants socialistes, n'hésitent pas à faire l'amalgame entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, banalisant ainsi le Front National. Ils font un trait d'égalité entre un militant qui s'est toujours battu contre le fascisme, la xénophobie, le racisme et un parti, le FN. Ce dernier a pour seul projet de diviser les habitants de notre pays, Français contre non Français, et même entre Français selon l'origine supposée, la couleur de peau, la religion. L'objectif du FN est clair : faire oublier la différence d'intérêts entre les actionnaires, les hyper-riches de notre pays et les salariés – toutes celles et ceux qui n'ont que leur bras ou leur intelligence comme patrimoine. Nous sommes à 16 mois de l'élection présidentielle. C'est justement notre responsabilité, à nous gens de gauche, de convaincre nos concitoyens, d'abord d'aller voter et ensuite de voter pour un projet alternatif à gauche.

Soyons clairs, au Parti de Gauche, nous voulons virer Sarkozy et l'UMP du pouvoir, car nous savons que sinon les conséquences pour notre pays seront dramatiques. Mais pour cela, il ne suffit pas d'agiter l'épouvantail FN.

Nous voulons donc relever le défi de faire reculer l'abstention, de faire reculer le vote FN en construisant un projet d'espoir qui montre qu'une radicalité assumée est possible – une autre répartition des richesses, une planification écologique, la convocation d'une constituante.

Dans ce cadre, nous sommes pour une candidature du Front de Gauche à la présidentielle car nous pensons que c'est le Front de Gauche qui peut plus que tout convaincre les électeurs des classes populaires d'aller voter.

Pour que le Front de Gauche soit un élément de rassemblement, d'élargissements, d'entraînement, il faut qu'il n'apparaisse pas comme uniquement l'expression d'un seul parti politique, même si ce parti a une longue histoire pour lui, de nombreux militants et de nombreux élus.

C'est dans ce cadre que le PG soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Aussi je vous propose de vous joindre à nous en apportant votre signature à la liste d'appui.

Mardi, 21 décembre 2010

Question au gouvernement sur la modification du traité de Lisbonne

Notre proposition de loi constitutionnelle avait permis de mettre en lumière le projet de "semestre européen", instituant un contrôle a priori sur les budgets nationaux, sur des bases libérales. Pour garantir son entrée en vigueur, le Conseil européen de vendredi dernier a abordé les modifications nécessaires à apporter au traité de Lisbonne.

Ce petit monde étant échaudé par les référendums et constatant la montée de l'opposition des peuples européens à l'idée de payer à la place des banques, c'est une procédure de "modification limitée" qui a été retenue. Dans le droit fil de la défense de notre proposition de loi le 6 décembre, j'ai donc interrogé aujourd'hui le gouvernement sur la méthode choisie. Pas question de les laisser continuer en catimini !

Voici ma question et la réponse de Laurent Wauquiez.





Mercredi, 8 décembre 2010

Déclaration du gouvernement. Une feuille de route européenne contre les peuples

Hier, le rejet de notre proposition de loi constitutionnelle "souveraineté du peuple en matière budgétaire", aujourd'hui, la déclaration du gouvernement préalable au Conseil européen : les libéraux ne manquent pas de cohérence dans leur projet consistant à profiter de la crise et à instrumentaliser l'Europe pour mettre à bas les politiques publiques et les protections sociales. Mais autant que possible dans la discrétion.

Voici mon explication de vote d'hier :





(le texte a été approuvé uniquement par les député-e-s communistes, républicains, citoyens et du PG ainsi que par un socialiste ; vous trouverez le détail du scrutin sur le site de l'Assemblée)

Ci-dessous, le texte du communiqué que je viens d'envoyer à la presse.


Déclaration du gouvernement

Une feuille de route européenne contre les peuples


Le gouvernement et l'UMP se sont livrés, par la voix de Laurent Wauquiez, à un exercice de camouflage de ce qui est à l'œuvre au sein des institutions européennes. Pas un mot sur la modification du traité de Lisbonne, rien sur la surveillance du débat budgétaire par la Commission européenne. L'Europe qui protège est reléguée à une simple image “que l'on doit consolider”.

Après avoir bafoué, il y a un an peu plus d'un an, le choix des Français en ratifiant le Traité de Lisbonne, le gouvernement vient de réaffirmer l'absence complète de considération qu'il avait pour l'expression du suffrage universel. Le rôle de la Commission européenne, institution non élue, a été largement salué quand le Parlement européen a à peine été évoqué.

Pour la majorité, ce sont la concurrence et les politiques d'austérité qui doivent être renforcées. L’adoption d’une nouvelle série de directives et de règlements est déjà prévue. Elles prévoient rien de moins que :

  • d'inscrire une limitation des dépenses publiques dans le volet préventif du pacte de stabilité et de croissance,
  • d'augmenter et de rendre de fait automatique les sanctions à l'encontre des pays,
  • d'instaurer maintenant des sanctions sur des critères macro économiques,
  • de rendre la Commission plus indépendante du pouvoir politique.

Au lieu de faire payer les banques responsables de la crise, la feuille de route du gouvernement est claire, consolider le libéralisme, la concurrence et faire payer les politiques d'austérité par les peuples.

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