Lundi, 14 décembre 2015

Régionales 2015 : évolution des votes blancs et nuls entre le premier et le second tour en voix et en %

Au premier tour on peut remarquer que le pourcentage de bulletins blancs et nuls le plus élevé est en région Nord Pas-de-Calais Picardie : 5,04% (s'explique-t-il par la division du FG ?), suivi d'Aquitaine-Poitou-Charentes 4,93% (refus de choix entre FG et Vague citoyenne ?)

Au deuxième tour, le nombre total de bulletins blancs et nuls est le plus élevé dans les 2 régions où les listes PS ont été retirées Nord Pas-de-Calais-Picardie et PACA : 7,36 et 7,83 %, dont 4,76 points en plus en PACA et 2,32 en NPdC .

A l'inverse en Alsace Champagne Ardennes Lorraine où Jean-Pierre Masseret a maintenu sa liste, le pourcentage de bulletins blancs ou nuls reste identique.

Seule autre région où le pourcentage de hausse est significatif, mais à un niveau moindre, c'est en Bretagne avec une hausse de 1,52 points, qui peut s'expliquer par le refus du PS de fusionner avec EELV

En Normandie l'augmentation entre les deux tours est de 1824 bulletins et n'est donc pas responsable de la défaite de la liste PS fusionnée d'autant qu'en pourcentage cela correspond plutôt à une baisse : -0,5 points

En Ile de France, la hausse est peu significative (+0,6 point, 39 940 votes) et ne suffit pas à expliquer la défaite de la liste fusionnée de Claude Bartolone (défaite par 60 153 voix de différence avec la liste de Valérie Pécresse)

Dans le tableau, les blancs et nuls ont été totalisés. En effet les électeurs utilisent indifféremment le vote blanc ou le vote nul pour adresser un message de refus de voter pour les listes en présence en rayant, surchargeant ou en utilisant un texte pour signifier leur désaccord. Aussi, même si ce total inclue de vrais bulletins nuls consécutifs à des erreurs, cela ne gêne pas les comparaisons car on peut poser comme a priori que la proportion de tels bulletins nuls pour cause d'erreurs est stable.

Le premier tour est repéré par le chiffre 1 et le deuxième par le chiffre 2

La dernière colonne indique l'évolution d'un tour à l'autre en nombre de points gagnés ou perdus. Lorsqu'il n'est rien précisé, cela signifie que l'évolution n'est pas significative

Blancs et nuls régionales 2015

Vendredi, 27 avril 2012

Quand Sarkozy-la-copie se prend pour l’original

Son discours flirtait déjà allègrement avec les thèmes du Front National lors de sa campagne du premier tour. Depuis dimanche, toutes les lignes ont été enfoncées, toutes les digues ont été abattues, toutes les barrières abaissées. Pour attirer à lui la plus grande part possible des 6,4 millions de voix qui se sont portées, le 22 avril, sur Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy est prêt à toutes les outrances, pas seulement sémantiques.

De jour en jour, de discours en discours, il reprend méthodiquement les idées, les thèses, les « obsessions », comme l’a dit « Le Monde » dans son éditorial, du Front National. Jamais un candidat de la droite dite « républicaine » n’avait franchi autant de pas idéologiques en direction de l’extrême droite, allant même jusqu'à juger le FN "compatible avec la République". Comme si le fait qu'un parti soit autorisé à participer aux élections lui donnait un brevet en matière de respect des valeurs républicaines. Il ne faut jamais oublier qu'Adolf Hitler est devenu chancelier par la voie des urnes. Au cours de sa campagne, Nicolas Sarkozy avait déjà fait référence aux « racines chrétiennes de la France », plaidé le « dépassement des corps intermédiaires », fustigé « le petit monde politico-médiatique parisien » dont il est pourtant un des plus illustres représentants. Il s’est érigé en candidats des frontières, comme pour montrer sa ressemblance avec Marine Le Pen, la candidate de l’entre soi.

Mais depuis dimanche, c’est un véritable déluge.

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Jeudi, 24 mars 2011

Propos de Claude Guéant : problème de français ou message inavoué ?

Le ministre de l'Intérieur récidive en matière de dérapage verbal. Voici la réaction que j'ai adressée à la presse.


Propos de Claude Guéant : problème de français ou message inavoué ?

C'est la deuxième fois que l'entourage de Claude Guéant explique les propos inadmissibles du Ministre de l'intérieur par des problèmes de syntaxe. Ce dernier vient en effet de sous entendre que les usagers des services publics ne devraient pas porter de signes religieux.

Aurait-il de graves lacunes dans la maîtrise de notre langue, ce ministre qui vient pourtant de réaffirmer dans la loi l'obligation de la maîtrise du français pour pouvoir accéder à la nationalité ?

Ou ne serait-ce pas plutôt une tactique assumée de se dire que l'opinion publique retiendra le premier message plutôt que le rectificatif ?

Car le message est là, répété jour après jour par Nicolas Sarkozy ou par son ministre de l'Intérieur pour imposer l'idée que nous sommes dans une guerre de civilisation entre chrétienté et islam. Une croisade comme dirait Claude Guéant.

En ciblant implicitement une seule religion, l'UMP est engagée dans une course sinistre avec le FN. C'est à celui qui attaquera le plus les immigrés à grands coups d'amalgames et en cultivant les peurs : un jour anti Rrom, le lendemain anti islam. Et demain ?

Cette surenchère incessante doit s'arrêter. La xénophobie d'État n'est pas plus acceptable que celle du Front National.

Lendemain d'élections cantonales

Même si du fait de la spécificité du statut de Paris, il n'y avait pas de scrutin dans la capitale, et si seulement la moitié des cantons étaient renouvelables dans chacun des autres départements, ces élections cantonales concernent tout le pays, par ce qu'elles expriment du paysage politique actuel.

Elles auront été marquées par un très fort taux d'abstention (56 %) avec des variations importantes selon les zones, jusqu'à 80 % dans certaines villes de la banlieue parisienne, montrant ainsi l'état de désespérance de quartiers entiers qui n'attendent plus rien de la démocratie. C'est dramatique. Après l'électorat de gauche déçu par les politiques mises en œuvre de 1997 à 2002 et qui l'avait fait savoir le 21 avril 2002, c'est aujourd'hui au tour de l'électorat de droite de donner la même leçon au gouvernement UMP-Sarkozy. Malheureusement, les déceptions des uns et des autres amènent soit à l'abstention, soit à « un coup de pied dans la fourmilière » qui s'exprime dans le vote FN.

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Mercredi, 9 mars 2011

La préférence nationale, socle du FN, incompatible avec les valeurs de la CGT

logo_CGT.GIF Depuis fort longtemps, et malgré le contenu antisocial de son programme, le Front national tente de s'implanter dans les classes populaires en essayant de capter à son profit l'instrument d'organisation et de lutte des salarié-e-s. Il y a quelques années, le lancement de pseudo-syndicats "maison", sous le vocable FN-(branche professionnelle) décliné métier par métier, a échoué.

L'heure est maintenant à l'entrisme, et la CGT, combative et reconnue dans les derniers mouvements sociaux, a été choisie comme cible, notamment en Moselle. Fort heureusement, le syndicat a su réagir. Mais l'alerte devait être lancée et les pendules remises à l'heure. Aussi, je souhaite partager avec vous le courrier que Bernard Thibault a adressé aux secrétaires généraux de son organisation, dont j'ai pris connaissance aujourd'hui.

S'il fallait n'en retenir qu'un bref extrait, "le concept de « préférence nationale » qui est le socle du FN (...) est contraire aux principes et aux valeurs fondamentales de la CGT inscrits dans ses statuts", et "on ne transige pas avec les valeurs fondatrices de la CGT."

Mais je vous laisse prendre connaissance du document complet, à télécharger grâce à ce lien.

Plutôt que de paniquer devant des sondages douteux, combattons résolument le FN par les armes de la raison, et démontons patiemment ses supercheries !

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