Vendredi, 30 septembre 2016

Flamanville 1 er octobre : il est urgent de tourner la page du fiasco du nucléaire

Stop a Flamanville

Golfech, Cattenom, Gravelines, Fessenheim, les incidents dans les centrales nucléaires se sont multipliées tout au long du mois de septembre. Les dernières expertises pratiquées sur le parc nucléaire français indiquent que 32 réacteurs sur 58 seraient défectueux. Vingt anomalies ont été identifiées sur des équipements destinés au réacteur de l'EPR de Flamanville en construction selon l'Autorité de sûreté nucléaire.

Malgré cette situation le gouvernement et EDF s'obstinent à vouloir prolonger la durée de fonctionnement des centrales nucléaires et à construire l'EPR y compris au risque de provoquer la faillite d'EDF avec le projet d'Hinkley Point.

Ça suffit, il est plus que temps d'arrêter cette folie ! Il faut organiser la sortie planifiée du nucléaire en arrêtant immédiatement le chantier de Flamanville et en commençant par fermer les réacteurs nucléaires les plus anciens. Au lieu de dépenser des milliards pour rafistoler des vieilles centrales mieux vaut les investir massivement dans la bifurcation énergétique de la sobriété et des énergies renouvelables.

Le Parti de Gauche sera présent au rassemblement à l'appel du Collectif Anti-Nucléaire Ouest ce samedi 1er octobre à Flamanville avec notamment Martine Billard, secrétaire nationale à l'écologie, Jean-Charles Lallemand secrétaire général et Karine Gualbert membre du secrétariat national.

Lundi, 7 mars 2016

Nucléaire : EPR, prolongation des centrales, il est urgent d'arrêter

Longtemps les tenants du nucléaire nous ont vanté l'indépendance énergétique de la France, la sécurité du nucléaire, son faible coût par rapport aux autres énergies. Pour l'indépendance, on sait depuis le début que c'est une invention puisque la France doit importer l'uranium nécessaire et ce depuis la mine d'Arlit au Niger, exploitée depuis plus de 40 ans par Areva dans des conditions financières injustes pour le Niger et une exploitation qui se fait au détriment de la santé des populations locales.


Fukushima Tchernobyl

Les accidents de Tchernobyl, il y aura 30 ans ce 26 avril et de Fukushima, il y a 5 ans ce vendredi 11 mars, ont montré les limites de la sécurité et ce dans deux types de pays et d'économie très différents. Il suffit d'une centrale nucléaire pour qu'il y ait danger,

Aujourd'hui la sécurité des centrales nucléaires françaises est mise en cause y compris par des pays voisins. Ainsi le canton de Genève a déposé le 2 mars une plainte visant la centrale nucléaire du Bugey pour « mise en danger de la vie d’autrui et pollution des eaux ».
Quarante huit heures plus tard, la ministre allemande de l'environnement appelait à fermer la centrale de Fessenheim. Selon un expert allemand l'incident survenu le 9 avril 2014 aurait été “bien pire” qu’annoncé par les autorités françaises. Un réacteur aurait été momentanément incontrôlable et il aurait fallu procéder à son arrêt d'urgence.

De façon générale, les centrales nucléaires françaises ont pour certaines dépassé la durée de vie de 30 ans pour lesquelles elles ont été majoritairement conçues. Et les incidents sont permanents.

Les groupes électrogènes de secours ne sont pas fiables en cas d'accident

On nous explique que cela n'a pas d'importance et à la demande d'EDF, Ségolène Royal a donné son accord pour une prolongation de 10 ans de plus, soit une durée de vie de 50 ans au lieu des 40 ans qui sont maintenant devenus la norme. L'argument avancé ? Elles « sont déjà amorties, donc produiront une électricité meilleur marché ». Le mythe du nucléaire qui permettrait une électricité bon marché nous est servi depuis des décennies. Mais la sécurité ? Bien sûr nous dit-on l'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) doit donner son avis. Mais on aurait pu attendre d'une ministre de l'environnement qu'elle place en premier la sécurité et non la rentabilité financière.


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Mercredi, 8 juillet 2015

En finir avec l'irresponsabilité criminelle d'Areva

Communiqué du Parti de Gauche


Il aura fallu 9 ans à Areva pour avertir l'Autorité de Sûreté Nucléaire des fragilités de l'acier composant le réacteur de Flamanville. Cette pièce située au coeur du réacteur ne peut plus être remplacée une fois le réacteur en activité. Cacher cette réalité est donc totalement criminel.

L'obsession pro-nucléaire ainsi que la défense de ses intérêts financiers fait perdre tout sens de la sécurité à Areva.

L'EPR de Flamanville est un fiasco total avec un retard de plus de 5 ans sur les délais prévus, un coût qui a triplé à plus de 9 milliards et déjà plusieurs défauts de construction détectés.

Il devient urgent d'arrêter ce monstre inutile et dangereux. Le Parti de Gauche demande l'abandon de l'EPR. Mais Areva et EDF doivent prendre leurs responsabilités pour que les salariés engagés sur le chantier ne soient pas les sacrifiés des erreurs commises.

Alors que se prépare la réunion de la COP21 à Paris, il est temps que la France se tourne résolument vers l'efficacité énergétique, la suppression des consommations inutiles et le développement des énergies renouvelables. C'est ainsi que l'on luttera efficacement contre le réchauffement climatique et non par la poursuite d'un mythe nucléaire qui a déjà démontré à plusieurs reprises son danger pour la planète.

Martine Billard, secrétaire nationale à l'écologie

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