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Vendredi, 7 juillet 2017

Bilan Législatives 2017

La France Insoumise a abordé les élections législatives avec une conviction : l'idée d'une séquence commune avec la présidentielle. En particulier, depuis l'inversion du calendrier par Lionel Jospin en 2002, les élections législatives sont une élection nationale. Elles doivent donc se concevoir dans la dynamique de l'élection présidentielle avec la même cohérence et non des programmes différenciés selon les circonscriptions. De même une étiquette politique commune était indispensable et non des étiquettes dépendant d'arrangements locaux qui auraient fait perdre tout l'avantage de pouvoir utiliser la dynamique de la présidentielle et le bon score obtenu.

Dans ce cadre ainsi défini, il était cohérent de présenter des candidats partout. Toute personne acceptant de soutenir Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle et le programme l'Avenir en Commun pouvait déposer sa candidature pour se présenter sous l'étiquette FI, quelle que soit son appartenance politique (PG, PC, Ensemble, NGS, écolo) ou non appartenance à une force politique. La seule condition posée était la signature de la Charte qui revenait à s'engager en terme d'éthique, de respect du programme en cas d'élection comme député.e et vis à vis des militants de la France Insoumise.

Une procédure commune a été appliquée pour désigner les candidat.es : les candidatures ont été proposées par les AG de circonscriptions, et un comité électoral national avait pour mission de veiller à obtenir une parité nationale et garantir la diversité des candidatures en terme d'âge, de profession, de répartition sur les territoires, d'engagement syndical et associatif.

Pendant la campagne présidentielle, la France Insoumise a été taxée de sectaire pour avoir refusé de retirer son candidat au profit de Benoît Hamon, candidat du PS. Le résultat sans appel, 6,35 % pour ce dernier contre 19,58 % pour Jean-Luc Mélenchon a démontré ce que nous affirmions et que certains ne voulaient pas écouter : l'immense majorité des électeurs ne voulaient plus entendre parler du PS après 5 ans de gouvernement Hollande et le fait d'être « frondeur » n'y changeait rien puisque ces derniers n'avaient pas rompu avec leur parti.

C'est donc ce constat qui nous a amené à refuser toutes les injonctions à sauver « la gauche » face aux candidats d'En Marche.

Dans une élection où quasiment tous les médias prenaient partie pour En Marche et insistaient sur la nécessité de donner une large majorité à E. Macron et où tout a été fait pour créer le bazar dans l'envoi du matériel électoral afin de décourager un peu plus les électeurs d'aller voter, nous avons fait le choix de la cohérence politique et c'est cela qui a été bien reçu par les électeurs.

Aussi à chaque interpellation sur la nécessité de l'unité avec le PCF, Ensemble, EELV, ou les frondeurs du PS, nous avons toujours répondu la même chose : oui dans le cadre FI, non dans un cadre de cartel occultant la campagne de Jean-Luc Mélenchon et se référant à un autre programme.

Notre refus d'accords de répartition des circonscriptions n'a donc rien à voir avec du sectarisme mais découle du bilan de 2012 et du désastre de la campagne législatives avec 82% de candidatures PCF sans campagne et logique nationale, de celui des élections suivantes, cantonales et régionales avec des alliances à géométrie variable aboutissant à une confusion totale et à la disparition du Front de Gauche et enfin de l'analyse du moment politique. L'étiquette PS faisait sombrer quelque candidat que ce soit, frondeur ou EELV sortant compris.

Enfin les 7 millions d'électeurs qui avaient apporté leur voix à Jean-Luc Mélenchon et au programme l'Avenir en Commun n'étaient pas disposés à voter ensuite pour des candidats portant une autre étiquette que ce soit PCF, PS ou EELV et faisant campagne pour un autre programme.

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Vendredi, 21 octobre 2016

Mélenchon est-il parti tout seul à la présidentielle ? Ou de l'amnésie collective.

Il est de bon ton dans les rangs du défunt Front de Gauche de se lamenter sur l'auto-proclamation de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, le coup de force que cela aurait été, le fait qu'il serait parti tout seul sans attendre que les autres forces du Front de Gauche prennent position etc … Jacques Fortin parle même de « candidature imposée par une captation de voix et de notoriété qui « appartenaient » politiquement à la coalition « Front de Gauche » d’il y a cinq ans ».

Quelle drôle de caricature

On peut lire aussi les commentaires à diverses notes de blog où des militants communistes accusent Jean-Luc Mélenchon de vouloir imposer son programme et exigent maintenant qu'on reparte de l'Humain d'abord. Mais qui l'a abandonné ? Mélenchon qui le propose comme ouvrage de référence sur son site jlm2017  ? Ou P. Laurent qui a préféré faire un QCM ? L'Avenir en commun, programme de la France Insoumise a vu intervenir de nombreux contributeurs alors qu'en 2012 le programme avait été négocié entre des équipes restreintes du PCF, PG et Fase. Le problème n'est donc pas là. Le contenu ? Pour le moment aucune critique argumentée n'a été publiée, même si on peut se douter que la fermeture de Fessenheim et la sortie du nucléaire peuvent poser problème.

A lire tous ces propos accusateurs, un observateur extérieur à la scène politique française pourrait se demander qui est cet aventurier, comment se fait-il que personne n'ait pu l'arrêter lors de cette annonce, et pourquoi trouve-t-il plus de 142 000 soutiens quand les appels divers à refuser le programme et la démarche de France Insoumise cumulent au mieux 20 000 signataires entre les 3 appels.

Refaisons la chronologie des faits que beaucoup ont tendance à oublier.

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