Longtemps les tenants du nucléaire nous ont vanté l'indépendance énergétique de la France, la sécurité du nucléaire, son faible coût par rapport aux autres énergies. Pour l'indépendance, on sait depuis le début que c'est une invention puisque la France doit importer l'uranium nécessaire et ce depuis la mine d'Arlit au Niger, exploitée depuis plus de 40 ans par Areva dans des conditions financières injustes pour le Niger et une exploitation qui se fait au détriment de la santé des populations locales.


Fukushima Tchernobyl

Les accidents de Tchernobyl, il y aura 30 ans ce 26 avril et de Fukushima, il y a 5 ans ce vendredi 11 mars, ont montré les limites de la sécurité et ce dans deux types de pays et d'économie très différents. Il suffit d'une centrale nucléaire pour qu'il y ait danger,

Aujourd'hui la sécurité des centrales nucléaires françaises est mise en cause y compris par des pays voisins. Ainsi le canton de Genève a déposé le 2 mars une plainte visant la centrale nucléaire du Bugey pour « mise en danger de la vie d’autrui et pollution des eaux ».
Quarante huit heures plus tard, la ministre allemande de l'environnement appelait à fermer la centrale de Fessenheim. Selon un expert allemand l'incident survenu le 9 avril 2014 aurait été “bien pire” qu’annoncé par les autorités françaises. Un réacteur aurait été momentanément incontrôlable et il aurait fallu procéder à son arrêt d'urgence.

De façon générale, les centrales nucléaires françaises ont pour certaines dépassé la durée de vie de 30 ans pour lesquelles elles ont été majoritairement conçues. Et les incidents sont permanents.

Les groupes électrogènes de secours ne sont pas fiables en cas d'accident

On nous explique que cela n'a pas d'importance et à la demande d'EDF, Ségolène Royal a donné son accord pour une prolongation de 10 ans de plus, soit une durée de vie de 50 ans au lieu des 40 ans qui sont maintenant devenus la norme. L'argument avancé ? Elles « sont déjà amorties, donc produiront une électricité meilleur marché ». Le mythe du nucléaire qui permettrait une électricité bon marché nous est servi depuis des décennies. Mais la sécurité ? Bien sûr nous dit-on l'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) doit donner son avis. Mais on aurait pu attendre d'une ministre de l'environnement qu'elle place en premier la sécurité et non la rentabilité financière.