Le projet de loi Besson, dont la première version comprenait déjà de graves régressions, a fait l'objet d'amendements encore pire, pour traduire dans notre arsenal juridique la surenchère xénophobe de Nicolas Sarkozy. Ce texte sert de grand défouloir aux parlementaires UMP les plus proches de l'extrême-droite, dans un concours de surenchère censé traduire leur fidélité à leur maître, et leur efficacité à ratisser les voix du FN.

Membre du groupe de travail sur le SIDA à l'Assemblée, je suis intervenue mardi en faveur de la suppression de l'article 17 ter, qui se traduit par une régression considérable et irresponsable pour les étrangers malades qui ont besoin de soins en France. Je vous propose en téléchargement le communiqué de l'association Aides, ainsi que mon intervention et une sélection d'échanges qui ont suivi. De ce florilège particulièrement inquiétant, je tiens à mettre en exergue ceci :

Cependant, quand je rencontre, dans ma circonscription, des retraités agricoles qui ont travaillé toute leur vie – vous rencontrez très certainement les mêmes personnes dans votre propre circonscription – et à qui la sécurité sociale dérembourse déjà des médicaments, je n’ai pas envie d’être obligé de leur annoncer, demain, que l’implosion des dépenses de maladie et l’impossibilité pour la sécurité sociale d’atteindre son équilibre budgétaire nécessitent de nouveaux déremboursements.

Thierry Mariani, député UMP et rapporteur pour ce projet de loi

Chirac nous avait déjà fait le coup "du bruit et de l'odeur" à propos du "travailleur français dans son HLM", voici les "retraités agricoles qui ont travaillé toute leur vie". Décidément, quand cette droite là tente de faire peuple, elle montre tout son mépris en considérant que le peuple ne pourrait entendre d'autre langage que celui du FN.

Pour le communiqué d'Aides, c'est ici.

Pour le compte-rendu des débats, c'est là.