Lundi, 30 janvier 2012

Jusqu'au bout, il fera des cadeaux au patronat

Au moins huit chaînes de télévision ont relayé hier soir les propos de Nicolas Sarkozy, futur candidat à la présidentielle utilisant sa fonction actuelle pour bénéficier d'un décor à la hauteur de son ambition. Son appétit pour les dorures n'a d'égal que sa servilité devant le Medef.

Voici la réaction que j'ai diffusée à la presse hier soir, au nom du Parti de Gauche.


Sous prétexte de renforcer la compétitivité de la France, Nicolas Sarkozy fait un cadeau de 13 milliards au patronat, et leur offre la possibilité de déroger au code du travail.

Depuis le temps que le Medef exigeait de sortir le temps de travail et le Smic de la loi, c'est chose faite !

Outre une augmentation du temps de travail et une baisse des salaires, les travailleurs devront affronter une hausse de la TVA, et renoncer à toute baisse des loyers. Ses mesures sur le logement vont permettre à ses amis d'agrandir leurs villas, mais sûrement pas de construire les logements sociaux qui manquent cruellement, et qu'il n'a même pas évoqué.

Décidément, le quinquennat de Nicolas Sarkozy se résume en une phrase : faire payer les plus modestes !

Mercredi, 18 janvier 2012

Sarkozy met le Medef au sommet

Vous trouverez ci-dessous le communiqué que j'ai adressé à la presse, au nom du Parti de Gauche, en réaction au "sommet social" convoqué par Nicolas Sarkozy aujourd'hui.


Sarkozy met le Medef au sommet

La réunion a été "excellente" selon Madame Parisot : c'est mauvais signe pour les travailleurs.

Nicolas Sarkozy en appelle à la nécessité urgente de répondre à la crise mais ne propose rien de concret contre les plans sociaux, les délocalisations et la précarité.

Au contraire, pour masquer le chômage, il nous annonce la généralisation de « l'activité partielle » sans contrepartie des entreprises et de nouvelles obligations pour les chômeurs sous couvert de formation pendant « le temps libre forcé ». Les quelques mesurettes, contrats aidés, formations, embauches à Pôle Emploi (mais sous quel statut ?) se feront à budget constant.

En résumé : hausse de la TVA, baisse des salaires, aggravation de la précarité et de nouvelles exonérations sociales.

Ce n'est qu'un début, il nous promet « une fin de mois difficile » lorsqu'il nous présentera l'addition de ses mesures d'austérité et de régression des droits sociaux.

Lundi, 29 août 2011

Le Medef l'a imaginé, Sarkozy l'a fait

En 2004, le Medef a publié ses "44 propositions pour moderniser le Code du travail". Par "moderniser", il fallait entendre "casser". Depuis ma place privilégiée de membre de la commission des Affaires sociales à l'Assemblée, j'ai vu les gouvernements de droite successifs et leurs majorités parlementaires appliquer méthodiquement ce programme de régression sociale, étape par étape. J'ai pris des notes au fur et à mesure. Elles m'ont permis de préparer ce livre, Le Medef l'a imaginé, Sarkozy l'a fait, publié aux éditions Bruno Leprince.

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Je le présenterai demain à la presse. À la veille des journées d'été du Medef. Le patronat français mérite bien cet hommage à son œuvre.

À nous d'écrire et, bientôt, j'espère, de mettre en œuvre notre programme de reconstruction !

Bonne rentrée à toutes et à tous.

Post-scriptum du 6 septembre

Pour acheter le livre, le premier réflexe est de passer chez votre libraire préféré-e, pour l'aider et le/la convaincre de développer son rayon politique.

S'il n'y a rien à faire de ce côté, vous pouvez le commander directement à l'éditeur, après avoir téléchargé le bulletin de commande en cliquant ici.

Mercredi, 9 février 2011

Non à la destruction de la médecine du travail

Voici le communiqué que j'ai fait adresser à la presse en soutien au meeting unitaire qui se tiendra demain jeudi 10 février, à 19h, à la Bourse du Travail située boulevard du Temple / rue Charlot dans le 3e arrondissement, salle Hénaff.

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Non à la destruction de la médecine du travail

Malgré le rejet unanime des syndicats lors des négociations paritaires, la droite a décidé d'aller contre leur avis et propose une loi qui revient à liquider définitivement la médecine du travail. Voilà encore une belle leçon du dialogue social vu par la majorité.

Les sénateurs centristes ont déposé une proposition de loi qui est l'exacte copie des revendications du MEDEF. Si elle était adoptée, c'est toute l'indépendance de la médecine du travail qui serait remise en cause. Les médecins ne seraient plus les garants de la santé des travailleurs mais des surveillants au service des employeurs.

A l'inverse, la médecine du travail aurait besoin de moyens supplémentaires et d'une indépendance renforcée pour protéger les salariés contre l'intensification des cadences, l'augmentation du stress ou les expositions nocives.

Le Parti de Gauche sera partie prenante dans cette défense d'un acquis social du Conseil National de la Résistance.

Martine Billard, coprésidente du Parti de Gauche et députée de Paris, réaffirme son soutien au collectif en lutte pour la défense de la médecine du travail, qui organise un meeting unitaire, ce jeudi 10 février à la Bourse du Travail de Paris.

Ce meeting est à l’appel des organisations suivantes : PG, PS, PCF, VERTS, NPA, LO, FASE, GU, CGT IEG, Solidaires, FSU, SNPST, SMT, Collectif médecins de Bourg en Bresse, UFAL, Attac, Copernic.


Si vous ne l'avez déjà fait, vous pouvez signer la pétition en ligne. Le site du Collectif vous informera de l'actualité de cette lutte.

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