Dimanche, 3 mars 2013

Quand le PS s'opposait aux accords de mobilité (octobre 2011 - janvier 2012)

C'était sous Nicolas Sarkozy, le PS était dans l'opposition et Alain Vidalies, député PS, menait de rudes batailles à l'assemblée nationale pour défendre le code du travail. "C'était un temps déraisonnable" comme disait le poète Louis Aragon, le PS osait s'opposer au patronat. Aujourd'hui Alain Vidalies est ministre chargé des relations avec le parlement et le gouvernement auquel il appartient va faire voter pour ce qu'il combattait hier. Vérité hier dans l'opposition, erreur aujourd'hui au gouvernement pourrait-on dire en pastichant le philosophe Pascal.

Mardi 5 mars, toutes et tous dans la rue contre l'accord made in Medef

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Samedi, 26 janvier 2013

Ce n'est pas la peine de nous menacer, vous ne nous ferez pas taire

Ces quatre premières semaines de janvier ont été bien remplies au niveau politique. Pour le PG le mois a démarré en trombe avec le face à face Jérôme Cahuzac-Jean-Luc Mélenchon à Mots croisés. Le 11 janvier nous avons appris l'intervention de l'armée française au Mali. Et le même soir, le Medef et trois syndicats minoritaires de salariés signaient l'accord « pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l'emploi et des parcours professionnels des salariés ». Comme vous pouvez vous en doutez, le Parti de Gauche a trouvé peu de raisons de se réjouir pendant tous ces jours. Mais nous ne baissons pas les bras : demain, dimanche 27 janvier, nous serons dans la rue avec toutes celles et ceux qui manifesteront pour l'égalité des droits et contre la réaction, telle qu'elle s'est exprimée dimanche dernier dans une alliance église, droite et extrême-droite. Le Front de Gauche vient de lancer mercredi à Metz sa nouvelle campagne contre l'austérité : cela ne fait pas plaisir au PS qui s'est lancé dans une grande campagne de dénigrement et d'affirmation publique de sa volonté de diviser le Front de Gauche.

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Lundi, 30 janvier 2012

Jusqu'au bout, il fera des cadeaux au patronat

Au moins huit chaînes de télévision ont relayé hier soir les propos de Nicolas Sarkozy, futur candidat à la présidentielle utilisant sa fonction actuelle pour bénéficier d'un décor à la hauteur de son ambition. Son appétit pour les dorures n'a d'égal que sa servilité devant le Medef.

Voici la réaction que j'ai diffusée à la presse hier soir, au nom du Parti de Gauche.


Sous prétexte de renforcer la compétitivité de la France, Nicolas Sarkozy fait un cadeau de 13 milliards au patronat, et leur offre la possibilité de déroger au code du travail.

Depuis le temps que le Medef exigeait de sortir le temps de travail et le Smic de la loi, c'est chose faite !

Outre une augmentation du temps de travail et une baisse des salaires, les travailleurs devront affronter une hausse de la TVA, et renoncer à toute baisse des loyers. Ses mesures sur le logement vont permettre à ses amis d'agrandir leurs villas, mais sûrement pas de construire les logements sociaux qui manquent cruellement, et qu'il n'a même pas évoqué.

Décidément, le quinquennat de Nicolas Sarkozy se résume en une phrase : faire payer les plus modestes !

Mercredi, 18 janvier 2012

Sarkozy met le Medef au sommet

Vous trouverez ci-dessous le communiqué que j'ai adressé à la presse, au nom du Parti de Gauche, en réaction au "sommet social" convoqué par Nicolas Sarkozy aujourd'hui.


Sarkozy met le Medef au sommet

La réunion a été "excellente" selon Madame Parisot : c'est mauvais signe pour les travailleurs.

Nicolas Sarkozy en appelle à la nécessité urgente de répondre à la crise mais ne propose rien de concret contre les plans sociaux, les délocalisations et la précarité.

Au contraire, pour masquer le chômage, il nous annonce la généralisation de « l'activité partielle » sans contrepartie des entreprises et de nouvelles obligations pour les chômeurs sous couvert de formation pendant « le temps libre forcé ». Les quelques mesurettes, contrats aidés, formations, embauches à Pôle Emploi (mais sous quel statut ?) se feront à budget constant.

En résumé : hausse de la TVA, baisse des salaires, aggravation de la précarité et de nouvelles exonérations sociales.

Ce n'est qu'un début, il nous promet « une fin de mois difficile » lorsqu'il nous présentera l'addition de ses mesures d'austérité et de régression des droits sociaux.

Lundi, 29 août 2011

Le Medef l'a imaginé, Sarkozy l'a fait

En 2004, le Medef a publié ses "44 propositions pour moderniser le Code du travail". Par "moderniser", il fallait entendre "casser". Depuis ma place privilégiée de membre de la commission des Affaires sociales à l'Assemblée, j'ai vu les gouvernements de droite successifs et leurs majorités parlementaires appliquer méthodiquement ce programme de régression sociale, étape par étape. J'ai pris des notes au fur et à mesure. Elles m'ont permis de préparer ce livre, Le Medef l'a imaginé, Sarkozy l'a fait, publié aux éditions Bruno Leprince.

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Je le présenterai demain à la presse. À la veille des journées d'été du Medef. Le patronat français mérite bien cet hommage à son œuvre.

À nous d'écrire et, bientôt, j'espère, de mettre en œuvre notre programme de reconstruction !

Bonne rentrée à toutes et à tous.

Post-scriptum du 6 septembre

Pour acheter le livre, le premier réflexe est de passer chez votre libraire préféré-e, pour l'aider et le/la convaincre de développer son rayon politique.

S'il n'y a rien à faire de ce côté, vous pouvez le commander directement à l'éditeur, après avoir téléchargé le bulletin de commande en cliquant ici.

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