Jeudi, 12 avril 2012

Le Nouvel Obs s’en prend maintenant à la co-présidente du PG

Le Nouvel Obs a décidé de son candidat à la présidentielle. Cela relève de sa liberté éditoriale. Mais sur les méthodes, il y va fort. Et dépasse les limites. Après s'en être pris à Jean-Luc Mélenchon, c'est mon tour. Voici le communiqué que j'ai adressé à la presse aujourd'hui.


A la recherche d’angles d’attaque contre Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de Gauche, le Nouvel Observateur dans son édition en ligne s’en prend à Martine Billard, co-présidente du Parti de Gauche, et en arrive carrément à se réfugier derrière "Le Conseiller, spécialiste-en-communication-qui-tient-à-garder-l’anonymat" pour tenir des propos ignobles à son encontre.

Quel courage, quelle déontologie que d’utiliser l’anonymat pour supposer une position que j’aurais pu prendre sans m’avoir jamais interrogée et alors que je n’ai jamais prononcé les mots en question, et se permettre une telle insinuation : "Il en aurait été de même si Martine Billard, co-présidente du Parti de gauche, avait été interrogée à la place d’Eva Joly sur ce même sujet". (*)

Et non! Monsieur le pleutre anonyme, je n’aurais jamais tenu ces propos pour une simple raison qui est l’histoire de ma famille. Fille et petite fille de résistantes et résistants déportés, je sais trop ce que furent les camps de concentration nazis pour faire des analogies inadmissibles si la réflexion politique personnelle ne me suffisait pas.

Cible récemment d’intimidations physiques, puis d’une menace de mort qui a fait l’objet d’un signalement auprès de la police, je rendrais responsables ceux qui, par ces sous-entendus inadmissibles excitant les passions, provoqueraient de nouvelles agressions à mon encontre.

Martine Billard,

co-présidente du Parti de Gauche

(*) L’article du Nouvel Obs en ligne fait référence à une réaction d’Eva Joly sur Europe 1, commentant une déclaration de Nathalie Arthaud comparant la situation dans la Bande Gaza à un camp de concentration.

Vendredi, 24 juin 2011

Qui informera le Nouvel Obs que le Front de Gauche existe ?

Ça continue !

Je vous avais raconté les coulisses des débats organisés par le Nouvel Observateur et Terra Nova à Strasbourg.

Laurent Joffrin rend compte à sa manière de ces débats dans le dernier éditorial du Nouvel Observateur. Il distingue trois voies pour l'avenir, je le cite :

  • "Celle de la majorité sortante" (...)
  • "Celle de la gauche de gouvernement" (dont Terra Nova serait un bon exemple)
  • "Celle d'une gauche plus radicale enfin, qu'on trouve dans la minorité socialiste, chez les écologistes ou au sein du mouvement altermondialiste, (...), ainsi que l'ont illustré Arnaud Montebourg, Eva Joly ou Yannick Jadot."

Et le Front de Gauche, il est où ? Nulle part ? Nous étions pourtant trois intervenant-e-s invité-e-s.

Je peux admettre que la ligne éditoriale du Nouvel Observateur considère que la sociale-démocratie sauce FMI ait seule vocation à gouverner. Choix politique et polémique contestable, mais si vraiment c'est leur position, tant mieux s'ils l'assument. Mais nier purement et simplement l'existence d'une composante du paysage politique à gauche, en pleine dynamique de construction et de développement ! Nos propositions sont elles si sulfureuses pour Joffrin ? Ou bien, à partir du moment où l'on remet en cause la doxa libérale, doit-on devenir invisible à ses yeux ?

Générateur de miniatures