Vendredi, 13 avril 2012

Arkema : réponses aux syndicalistes

Arkema, c'est le n°1 de la chimie en France. 500 millions d'euros de bénéfices en 2011, 17,5 % de rentabilité... Sans doute pas assez pour les actionnaires qui veulent se défaire de la branche qui fabrique du PVC (1800 employés en France, 2600 dans le monde). Et qui la bradent à 1 € ! Un euro symbolique du mépris des patrons d'Arkema pour le personnel qui les fait vivre, et dans l'aisance ! Le repreneur pressenti est l'un de ces vautours de la finance qui liquident des entreprises tout en jonglant entre les paradis fiscaux.

Venus à Paris pour faire le tour des QG de campagne, les syndicalistes d'Arkema étaient accompagnés d'une équipe de la section vidéo du journal Fakir et de Là-bas si j'y suis. Je les ai rencontrés par hasard dans le métro, me rendant moi-même à l'Usine. Vous retrouverez le reportage sur le site de Fakir et sur celui de Là-bas.

Je vous laisse apprécier les réponses reçues dans cette vidéo.





Jeudi, 1 décembre 2011

Accord PS-EELV suite : qu'en reste-t-il ?

Après l'affaire du Mox, l'affaire du droit de véto de la France à l'Onu, l'Ump s'en donne à cœur joie et rien ne dit que c'est terminé. Devant ce fiasco médiatique, une question lancinante revient à l'esprit : le PS a-t-il lu le texte de l'accord programmatique qu'il a signé ? Peut-on être amateur au point de ne pas prévoir la communication sur un tel accord ?

Le gouvernement et l'UMP sont totalement de mauvaise foi. Oui, et ? Depuis quand, dans un tel moment politique de bataille pour le pouvoir, seuls des arguments de fond, honnêtes, sont utilisés ? On peut le regretter, mais il faut être bien naïf pour l'oublier.

A moins que, pour le PS comme pour EELV, l'important n'ait pas été la partie programmatique.

En tous cas pour François Hollande c'est clair, la page est tournée, et il suffit de se référer à ses dernières prises de position pour le comprendre :

  • non, il ne sortira pas du nucléaire et il est «pour le nucléaire de nouvelle génération», ce qui implique que «l'industrie nucléaire, loin d'être affaiblie, sera à plusieurs titres sollicitée, et donc renforcée»
  • oui, il fermera bien Fessenheim, mais rien de plus dans son mandat,
  • «le chantier de Flamanville – avec le nouveau réacteur EPR – sera conduit à son terme»,
  • pas plus de fermeture de l'usine de La Hague, car «le système de retraitement des déchets et la filière qui l'accompagne seront préservés.»

Et de toutes façons, il n'est pas tenu par cet accord qui concerne les partis... ce qui laisse comme une impression de déjà vu.

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Mercredi, 23 novembre 2011

PS-EELV : un accord pour quoi ? pour qui ?

Je n'ai pas encore eu le temps d'examiner en détail les 26 pages de l'accord PS-EELV ratifié la semaine dernière après la farce du passage disparu puis retrouvé sur le MOX. Mais ni le PS ni EELV ne sortent grandis de cet épisode, le premier en donnant l'impression d'avoir cédé au lobby d'Areva, le second à l'attrait des places de députés et ministres et notamment d'une circonscription sans risque pour sa secrétaire nationale.

Au final, la partie concernant le nucléaire ne contente personne : pas les partisans du nucléaire, bien évidemment, mais pas les opposants non plus car derrière le rideau de scène, le résultat est bien moins important qu'annoncé. En effet, avec cet accord Europe Écologie a, de fait, entériné la prolongation de vie des réacteurs nucléaires au delà de 30 ans. Seule la fermeture de Fessenheim est annoncée immédiatement, pour les autres réacteurs, pas de calendrier prévisionnel et une interrogation, pourquoi seulement 24 alors que la non prolongation au delà des 30 ans concernera plus de réacteurs à l'horizon 2025 ?

Le MOX continuera à être fabriqué en fonction des besoins, et la baisse sera principalement due dans un premier temps à la chute des exportations de part l'arrêt de centrales en Belgique et en Allemagne, ainsi qu'au Japon suite à Fukushima. L'EPR de Flamanville est poursuivi. Seul le second EPR prévu à Penly est abandonné, ce qui revient en réalité à prendre fait et cause pour EDF qui veut tourner la page de cette technologie pour passer aux réacteurs de 4e génération à partir de 2030. L'engagement de ne pas construire de nouveaux réacteurs pendant la mandature permet donc juste d'attendre. Car rien n'empêchera de reprendre la marche en avant du nucléaire après 2025. Le texte de l'accord utilise d'ailleurs le terme de "mix énergétique français" ce qui n'augure pas de la disparition de l'énergie nucléaire.

Au final le grand perdant est Areva avec ses EPR, mais la sortie du nucléaire est aux abonnés absents. Alors oui, un référendum précédé d'un large débat citoyen permettrait de tourner réellement et démocratiquement la page du nucléaire tout en organisant cette transition énergétique avec les travailleurs du secteur. A signaler d'ailleurs que, concernant "les réformes internationales et européennes sur la libéralisation du secteur", l'accord ne prévoit que de "corriger les défauts". Pas question donc d'un grand secteur public de l'énergie ni de l'intégration des intérimaires et précaires sous statut EDF.

Mais entre la candidate d'EELV, Éva Joly, qui se dit non engagée par cet accord, et François Hollande qui dévoilera son projet de gouvernement plus tard et qui en tant que président ne se sentira pas lié, à quoi sert cet accord ?

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Lundi, 20 juin 2011

Strasbourg, Terra Nova, le débat et ses coulisses

Le Nouvel Observateur et la fondation Terra Nova (proche de DSK) organisaient vendredi et samedi des journées de débat à Strasbourg, autour du thème « 100 idées pour la France ».

J'y ai donc été invitée par Terra Nova en tant que co-présidente du Parti de Gauche.

Vu l'angle d'approche, lors du premier contact, j'ai demandé à intervenir sur « Salaire maximum et revenu maximum ». Or en retour la réponse a été « Égalité salariale ». Étant la seule intervenante invitée pour le PG, j'ai demandé un sujet plus large. En effet, de nombreux débats étant forcément organisés en parallèle, je savais bien qu'un sujet aussi pointu attirerait peu de monde. Je préférais donc l'aborder au sein d'un débat plus vaste portant sur les salaires. Mais ma demande n'a pas été retenue, car un tel débat était bien prévu, mais entre Martin Hirsch et Laurence Parisot, et bizarrement je n'étais pas souhaitée en troisième invitée sur le sujet !

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