Vendredi, 3 septembre 2010

Transports : bientôt les débats sur Arc Express et le Grand Paris

J'ai développé dans un article publié par le Sarkophage, dans son hors-série "ralentir la vie, ralentir la ville", les raisons pour lesquelles les écologistes s'opposent au Grand Paris de Nicolas Sarkozy. Vous pouvez en prendre connaissance ici.

L'une de ces raisons, c'est que le processus d'élaboration de ce projet pharaonique laisse de côté non seulement les élus locaux, qui n'ont pas manqué de protester à juste titre, mais aussi et avant tout les premiers concernés : les habitants de l'Ile-de-France, et même au-delà, compte-tenu de l'ampleur des conséquences prévisibles. Or, le volet "transports", qui vertèbre le projet, arrive en débat public. Le gouvernement s'est quand même senti obligé de faire débattre en parallèle le projet Arc Express, préparé par le Stif, le conseil régional et les collectivités locales, et qui aurait déjà dû être soumis à enquête publique.

Ces débats publics (52 pour le Grand Paris et 21 pour Arc Express), parfois communs, se tiendront entre le 30 septembre 2010 et le 31 janvier 2011. Tous les détails sont en ligne sur les deux sites suivants :

Sans nourrir trop d'illusions sur l'issue de cette consultation menée très rapidement - nous savons le sens de l'écoute de Sarkozy-, je ne peux que vous encourager à vous plonger dans les dossiers et à vous faire entendre...

Ils se foutent de nous !

J'ai pris l'habitude, en tant de députée, de surveiller mon langage. Mais là, trop, c'est trop ! Voici le communiqué de presse que m'a inspiré la lecture de l'ordre du jour de la commission des affaires sociales.


Ils se foutent de nous !

Il n'y a pas si longtemps, le président et sa majorité juraient la main sur le cœur de leur volonté de revaloriser le rôle du Parlement.

Or sur deux textes majeurs, réforme des retraites et loi sur l'immigration, l'intégration et la nationalité, la droite entend passer en force : déclaration d'urgence et passage en commission au pas de course.

Ainsi, le 7 septembre, la commission des affaires sociales prendra moins de 45 minutes pour examiner les nouveaux amendements au texte sur les retraites venant en discussion l'heure suivante.

Le 14 septembre, le texte sur les retraites sera débattu en séance. En même temps, la commission disposera d'une heure en tout et pour tout pour donner un avis sur le projet de loi sur l'immigration. Le tout sans même avoir eu de présentation du texte par le ministre ! Pourtant, ce texte ne prévoit pas moins que d'élargir les conditions de retrait de la nationalité et la fin de l'accès automatique à la nationalité française à 18 ans pour les jeunes nés de parents étrangers.

Il est vrai que ces deux textes rencontrent une opposition déterminée dans le pays. Est-ce une raison pour bafouer ainsi les institutions ? Un tel mépris pour les élus de la nation exprime un mépris équivalent pour les citoyens.

S'ils ne veulent plus écouter les parlementaires, imposons leur la voix du peuple !

Jeudi, 2 septembre 2010

Motivé-e-s pour cette rentrée !

Le travail parlementaire s'était terminé en juillet par l'examen du projet de loi sur les retraites en commission, avec la perspective du passage en séance dès le début septembre. Les mois de juin et juillet avaient été marqués les rebondissements quasi-quotidiens des affaires Sarkozy-Woerth-Bettencourt, et la mise en lumière des liens unissant sommet de l'UMP et oligarchie financière. La rentrée promettait déjà d'être chaude !

Tentant désespérément de remonter dans les sondages pendant l'été, Sarkozy aura donc aggravé les attaques contre les libertés publiques, par ses déclarations fracassantes sur l'insécurité (manifestement sans résultats très tangibles depuis huit ans qu'il s'agite sur le sujet) et par l'emprunt à l'extrême-droite de la stigmatisation des Roms, des étrangers, des gens du voyage et des Français qui le seraient un peu moins que d'autres. Il confirme là que sa "droite décomplexée", c'est bien celle des années 1930, pas encore contrainte par la honte du régime de Vichy et de la collaboration d'intégrer les valeurs républicaines. Les lois sécuritaires et anti-immigrés déjà programmées promettent une surenchère d'amendements liberticides. Heureusement, même à droite, les républicains commencent enfin à prendre leurs distances... Souhaitons pour notre démocratie qu'ils assument la nécessaire "rupture" avec ce régime !

Septembre sera donc marqué par les mobilisations

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Jeudi, 22 juillet 2010

Pension de réversion : le retour du refoulé anti-PACS de l'UMP

Voici le communiqué de presse que je viens de faire envoyer...
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Nicolas Sarkozy, dans le cadre de sa campagne présidentielle, avait promis d’ouvrir le droit à la réversion pour les couples PACSés.

La Mission d’évaluation et de contrôle de la Sécurité sociale (MECSS), le Conseil d’orientation des retraites (COR) et le Médiateur de la République ont chacun rendu des avis préconisant l’extension de la réversion dans le cadre du PACS.

Dans un arrêt du 1er avril 2008, la Cour de justice des communautés européennes a considéré que le refus de versement d’une pension de réversion à un partenaire survivant de PACS « constituait une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle prohibée par la directive européenne du 27 novembre 2000, en faveur de l’égalité de traitement ». Cette position a été reprise par la HALDE dans deux délibérations du printemps 2009, puis de nouveau dans un rapport spécial publié au Journal officiel du 3 avril 2010.

Pourtant, l'amendement déposé par Martine Billard et les député-e-s du Front de Gauche en faveur de ce droit devant la commission des Affaires sociales sur le projet de loi « retraites » a été rejeté par le ministre Woerth et tous les députés UMP présents, sous prétexte que le PACS n'entraîne pas la même obligation alimentaire que le mariage.

On ne voit pas le rapport entre droit à la retraite et obligation alimentaire. Mais c'est l'argument utilisé par l'UMP pour des raisons idéologiques et par le Gouvernement pour des raisons financières, pour enterrer la promesse faite par Sarkozy.

Lundi, 5 juillet 2010

Joyandet, Blanc... et les autres ?

Après Christine Boutin, obligée de renoncer à sa mission peu convaincante sur la mondialisation mais quand même rémunérée à hauteur de 9500 euros (quel Parisien n'a pas fait le parallèle avec le fameux rapport Xavière Tiberi ?).



Après les ministres obligés de renoncer à cumuler leurs indemnités avec leur retraite de parlementaire, Alain Joyandet (avion privé et permis de construire illégal) a décidé de jeter l'éponge, entraînant dans sa chute Christian Blanc, l'amateur de cigares aux frais de la République.



Interdiction de cumul ministre-mandat électif


En réalité à chaque fois, il s'agit de dresser un écran de fumée devant des situations encore plus inadmissibles. Dans un billet précédent, je donnais la liste des ministres cumulards : sur 40, 25 ont au moins un mandat électif local dont 7 ont ajouté à leur précédent mandat celui de conseiller régional. Peut-on sérieusement être maire, conseiller régional et ministre ? Ainsi en renonçant au cumul indemnités de ministres et retraites de parlementaires, ils sont sauvé leur cumul ministre-élu qui est pourtant encore plus scandaleux car en plus du cumul d'indemnités, ils ne remplissent pas à temps plein le mandat qui leur a été confié au nom du peuple français.

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