Lundi, 12 mars 2012

La violence verbale et la campagne présidentielle

Voici le podcast de l'émission "Le téléphone sonne", diffusée mercredi 7 mars sur France Inter, de 19h20 à 20h, à laquelle j'ai participé pour le Front de Gauche. Le thème de l'émission était "la violence verbale et la campagne présidentielle". S'est posée la question de la dégradation actuelle du débat politique en abordant les conséquences de l'anonymat sur internet et les forums, les stratégies des états-majors de campagne et des candidats ou encore les rôles et choix des médias dans le traitement de l'information. Mais aussi, et surtout, la dégradation générale du débat politique et public en France ces dernières années, conséquence de la présidence Sarkozy, de son bilan catastrophique et de sa pratique autoritaire du pouvoir. Le tout avec, en toile de fond, le danger d'un désintérêt des français pour la campagne qui guette.

Vendredi, 9 mars 2012

Le président des privilèges

En dépit de ce que le gouvernement essaie de faire croire aux Français, le constat dressé par plusieurs études est là, implacable et sans appel : Nicolas Sarkozy a réellement été le président qui a accordé d'innombrables privilèges aux entreprises et ménages les plus aisés. Entre 2007 et 2011, 84 milliards d'euros ont été redistribués par l'État vers les ménages, les ménages aisés et les entreprises, dans des proportions qui montrent les priorités qui ont été celles du gouvernement. Chiffres à l'appui, la démonstration apporte la confirmation que Nicolas Sarkozy a délibérément choisi d'aider ceux qui en avaient le moins besoin.

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Lundi, 6 février 2012

L'Allemagne n'est pas un modèle pour la France !

Après l'Angleterre, l'Irlande ou l'Espagne, c'est au tour de l'Allemagne de devenir la référence absolue du gouvernement et du patronat. Dimanche 29 janvier, durant son interview télévisée, le Président de la République a justifié ses réformes en la citant à vingt-huit reprises. La TVA "sociale" ? La France doit l'adopter puisque l'Allemagne l'a fait ! Les "accords de compétitivité" ? Le gouvernement allemand les a mis en place en 2006, nous n'avons que trop traîné ! Un véritable alignement sur la politique économique germanique. Cette interview a confirmé une tendance amorcée il y à plusieurs mois : le "modèle allemand" est érigé en exemple par l'UMP et le patronat, et Nicolas Sarkozy, dimanche soir, n'a fait que mettre en musique une partition déjà rédigée par Laurence Parisot, Jean-François Copé et consorts.

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Lundi, 30 janvier 2012

Jusqu'au bout, il fera des cadeaux au patronat

Au moins huit chaînes de télévision ont relayé hier soir les propos de Nicolas Sarkozy, futur candidat à la présidentielle utilisant sa fonction actuelle pour bénéficier d'un décor à la hauteur de son ambition. Son appétit pour les dorures n'a d'égal que sa servilité devant le Medef.

Voici la réaction que j'ai diffusée à la presse hier soir, au nom du Parti de Gauche.


Sous prétexte de renforcer la compétitivité de la France, Nicolas Sarkozy fait un cadeau de 13 milliards au patronat, et leur offre la possibilité de déroger au code du travail.

Depuis le temps que le Medef exigeait de sortir le temps de travail et le Smic de la loi, c'est chose faite !

Outre une augmentation du temps de travail et une baisse des salaires, les travailleurs devront affronter une hausse de la TVA, et renoncer à toute baisse des loyers. Ses mesures sur le logement vont permettre à ses amis d'agrandir leurs villas, mais sûrement pas de construire les logements sociaux qui manquent cruellement, et qu'il n'a même pas évoqué.

Décidément, le quinquennat de Nicolas Sarkozy se résume en une phrase : faire payer les plus modestes !

Mercredi, 18 janvier 2012

Sarkozy met le Medef au sommet

Vous trouverez ci-dessous le communiqué que j'ai adressé à la presse, au nom du Parti de Gauche, en réaction au "sommet social" convoqué par Nicolas Sarkozy aujourd'hui.


Sarkozy met le Medef au sommet

La réunion a été "excellente" selon Madame Parisot : c'est mauvais signe pour les travailleurs.

Nicolas Sarkozy en appelle à la nécessité urgente de répondre à la crise mais ne propose rien de concret contre les plans sociaux, les délocalisations et la précarité.

Au contraire, pour masquer le chômage, il nous annonce la généralisation de « l'activité partielle » sans contrepartie des entreprises et de nouvelles obligations pour les chômeurs sous couvert de formation pendant « le temps libre forcé ». Les quelques mesurettes, contrats aidés, formations, embauches à Pôle Emploi (mais sous quel statut ?) se feront à budget constant.

En résumé : hausse de la TVA, baisse des salaires, aggravation de la précarité et de nouvelles exonérations sociales.

Ce n'est qu'un début, il nous promet « une fin de mois difficile » lorsqu'il nous présentera l'addition de ses mesures d'austérité et de régression des droits sociaux.

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