J'ai déposé deux questions écrites au sujet du devenir de l'usine Fralib (Thé de l'Éléphant) et de ses 182 salarié-e-s. Comme précisé dans le communiqué envoyé à la presse dans la foulée, cette entreprise, société propriétaire de la marque « Thé de l'Éléphant », appartient au groupe international Unilever. Ses salarié-e-s luttent depuis près d’un an contre la délocalisation de l'activité du site de Gemenos (Bouche-du-Rhône) implanté depuis 120 ans et pour le maintien de l’emploi.

Or, depuis le 31 août, les salarié-e-s reçoivent leur lettre de licenciement. Depuis le 2 septembre, ils occupent l'usine, tandis que le mardi 6 septembre, trois syndicalistes sont convoqués au tribunal de Nanterre, pour le motif « d’atteinte à l’honneur d’Unilever ».

J'ai donc déposé

  • une question écrite au ministre de l'Économie, des finances et de l'industrie au sujet de la perte de savoir-faire industriel que représente la fermeture de ce site,
  • une question écrite au ministre du Travail, de l'emploi et de la santé quant aux conséquences sociales du refus de mettre en œuvre le projet de reprise sous forme de coopérative réclamé par les salarié-e-s.

Solidaire des salariés de Fralib en lutte, je demande instamment aux ministres de prendre en considération le projet alternatif de reprise en coopérative dont la viabilité économique a été établie par le comité d'entreprise.

Voici le texte des questions (avec le formalisme propre à ce mode d'interpellation officielle)